film de genre français


[Entretien] Thomas Salvador, le fantastique encore et en corps

Acrobate, alpiniste, nageur, héritier du burlesque ? On ne sait comment le définir mais une chose est sûre, depuis des années Thomas Salvador explore les cinémas de genres par des voies dérivées : film de super-héros écologique avec « Vincent n’a pas d’écailles » (2014) et voyage fantastico-introspectif avec « La Montagne » (2022). Nous avons eu la chance de le rencontrer à l’occasion de sa venue au Ciné Saint-Leu à Amiens.

Un homme allongé dans la nuit obscure, observe son sa main qui illumine ; scène du film La montagne de Thomas Salvador.

Roger Hanin et Richard Berry en tenue de mariage, observent au loin, sur une terrasse, dans le film Le grand pardon.

Le Grand Pardon

Guerres de gangs entre communautés-clans déchirant Paris, grand banditisme et vendettas sanglantes côtoient petits larcins et coups fourrés, patibulaires vieux de la vieille versus nouvelle génération de flambeurs au sang chaud… Oui, le cinéma français s’est un jour osé à la grande fresque criminelle, s’inspirant de la bien réelle mafia juive pied-noir. Expertise d’une perle rare, parfaitement imparfaite : Le Grand Pardon (Alexandre Arcady, 1982).


Baxter

Notre condition humaine est parfois tellement peu enviable que l’on a tous désiré au moins une fois dans notre vie être dans la peau d’un chien de salon. Jérôme Boivin l’a imaginé pour nous avec « Baxter » (1989), long-métrage raconté entièrement du point de vue d’un Bull Terrier et véritable pépite mésestimée du cinéma de genres français.

Le bull terrier blanc Baxter est allongé devant un mur tout rouge.

Sandrine Bonnaire court dans les champs dans le film Peaux de vaches.

Peaux de vaches

Premier film de la réalisatrice Patricia Mazuy, Peaux de Vaches (1989) avait marqué quelques esprits au sein de la communauté cinéphile française lors de sa sortie, avec une sélection à Un certain regard à Cannes et l’obtention du Prix du public au Festival Premiers Plans d’Angers la même année. Puis, il a disparu des radars au cours des décennies qui ont suivi… Mais un film avec une telle énergie que celui-là ne mérite pas de rester dans les cartons éternellement ! Permettez-nous de dépoussiérer cette pépite oubliée qui nous montre que l’air n’est pas forcément plus pur à la campagne.


Le Moine et la Sorcière

Notre exploration des pépites oubliées des cinémas de genre français se poursuit, et avec Le Moine et la Sorcière, les termes “pépite” et “oubliée” seront plus que jamais de rigueur. Cette fois-ci, direction les Dombes au XIIIe siècle dans un film moins fantastique que cérébral, une confrontation d’idées sur le spirituel, réalisé par Suzanne Schiffman, une cheville ouvrière méconnue de la Nouvelle Vague, rien que ça.

Tcheky Karyo et Christine Boisson parlent dans la forêt, leur attitude semble soucieuse dans le film Le moine et la sorcière.

Un jeune homme et une jeune femme souriant dans les rues de Paris, en surimpression des rames de métro éclairé en rouge ; plan du film A l'ombre de la canaille bleue.

A l’Ombre de la Canaille Bleue

Suite de nos (re)trouvailles parmi les pépites oubliées du cinéma de genres français des années 80, avec le trip underground, tout en musique minimale, surimpressions, et vers libres récités en voix off : nous vous invitons à découvrir « À l’ombre de la canaille bleue » (1985) de Pierre Clémenti.