Nouveautés

La rubrique « Nouveautés » comme son nom l’indique accueille en son sein les films chroniqués à l’époque de leur sortie en salles.


Annette

Neuf ans après le sublime Holy Motors (2012), Leos Carax faisait un retour triomphal en ouverture d’une édition cannoise bien particulière. Avec ce projet musical, annoncé depuis des années et follement attendu, nous était promis un retour du cinéaste, et du cinéma, en fanfare. Si ce nouvel essai est bien aussi flamboyant qu’on pouvait l’espérer, il surprend par son extrême noirceur. Après seulement deux visionnages, sans doute ne ferons-nous pas le tour de cet objet venu d’ailleurs. Il nous faut pourtant y revenir au retour de Cannes. Reprendre nos pensées, revisiter nos émotions, revivre, autant que possible, cette étrange aventure.


Une femme blonde est assise dans un club vide, au milieu de larges fauteuils rouges, devant un miroir ; plan issu du film Promising Young Woman.

Promising Young Woman

Cela fait maintenant déjà quelques années que nous sommes coutumiers d’un élan de féminisme qui atteint toutes les sphères de la société et notamment celle du cinéma. Chose plutôt logique sachant que cet élan a commencé avec l’affaire Weinstein. Après les divers mouvements #metoo et #balancetonporc l’industrie du cinéma semblait commencer sa mue, pour le meilleur mais aussi pour le pire, beaucoup en profitant en effet pour se glisser dans la brèche de façon plus ou moins opportuniste, abreuvant le septième art de tout un tas de films qui n’ont de “féministes” que leur posture. Il faut réussir à trouver au milieu de cette avalanche de sorties ce qui peut apporter une plus-value non seulement au cinéma de manière générale mais aussi à la cause féministe. C’est dans ce contexte-là que sort Promising Young Woman (Emerald Fennell, 2020).


Cruella défile sous les yeux des photographes, elle porte un manteau en cuir et sur son visage est peint un liseret noir sur lequel on peut lire Future.

Cruella

Disney continue son exploitation jusqu’au-boutiste de ses personnages de dessins animés, transposés dans des récits dits en live-action, en choisissant ici de se focaliser non pas sur un film en entier mais sur une méchante iconique, la fameuse Cruella. Après Maléfique (Robert Stromberg, 2014) et Maléfique 2 : Le Pouvoir du Mal (Joachim Ronning, 2019) qui retraçaient la jeunesse et la montée en puissance de la fée-sorcière cornue, grande méchante du classique animé La Belle au Bois Dormant (1959), voilà donc le troisième – et certainement pas le dernier – film de la franchise qui fait la part belle à un méchant Disney emblématique.


Des enfants debout au bord d'une falaise, dans un magnifique paysage de bord de mer montagneux ; scène du film Wendy.

Wendy

Remarqué en 2012 avec son premier long-métrage Les Bêtes du Sud Sauvage – quatre fois nommé aux Oscar notamment dans la catégorie Meilleur Film – le cinéaste sud-africain Benh Zeitlin revient avec une adaptation libre et singulière de Peter Pan, sobrement intitulé Wendy (2021).


Sous un angoissant ciel rouge, se dessine un arbre et une petite maison plongée dans l'obscurité ; plan issu du film The Dark and the Wicked.

The Dark and the Wicked

Bryan Bertino a débarqué tout feu tout flamme en 2008 avec “The Strangers”, un film d’abord boudé à sa sortie, qui avait, le temps aidant, réussit à devenir un “incontournable”. Entre temps, le cinéaste s’était attelé à la réalisation moyennement convaincante de “The Monster” (2016), film dans lequel une mère et sa fille se retrouvent piégées dans leur voiture par un mystérieux monstre. Cinq ans après son précédent film, “The Dark and the Wicked” marque le retour en force de Bryan Bertino, qui choisit cette fois d’ancrer une histoire de possession diabolique dans son Texas natal.


Aya Cash et Josh Ruben nous regardent droit dans les yeux, devant une fenêtre dont les rideaux blancs sont tirés : tous deux ont un doigt sur la bouche pour nous dire de se taire ; plan issu du film Scare me.

Scare Me

Si vous faites partie de la génération Y (les millenials en anglais) – en gros si vous êtes né, comme nous, entre 1980 et 1995 – vous vous souvenez peut-être de la série originale Fais-moi peur diffusée dès 1993 dans Les Minikeums sur France 3, une série d’anthologie dans laquelle des gamins se racontaient des histoires d’horreur autour d’un feu de camp. Le premier long-métrage de Josh Ruben Scare Me en reprend vaguement l’idée, mais avec des adultes cette fois, et devant un feu de cheminée.


Gros plan sur le visage d'Amy Adams les cheveux mouillés, derrière un appareil photographique ; son regard n'est pas dirigé vers l'écran de contrôle de l'appareil mais vers l'horizon ; plan issu du film La Femme à la Fenêtre.

La Femme à la Fenêtre

Dès la scène d’ouverture, La Femme à la fenêtre joue la carte de l’honnêteté lors d’un panoramique dans une grande maison new-yorkaise qui laisse apercevoir une scène de Fenêtre sur cour (Alfred Hitchcock, 1954) sur l’écran de télévision. À l’époque, le protagoniste immobilisé en fauteuil roulant joué par James Stewart était convaincu d’avoir assisté à un meurtre dans l’appartement d’en face. Presque soixante-dix ans plus tard, Amy Adams joue ici le rôle d’Anna, une psychologue cloîtrée chez elle car agoraphobe, persuadée d’avoir vu sa voisine (Julianne Moore) se faire poignarder par son mari (Gary Oldman).


La voiture des Mitchell dans les airs, prête à s'écraser ; elle semble foncer droit vers nous, dans l'habitacle on voit les membres de la famille hurler ; scène du film Les Mitchell contre les machines.

Les Mitchell contre les machines

Premier long-métrage de Michael Rianda et Jeff Rowe, Les Mitchell contre les machines ont bien malheureusement fuient les salles de cinéma pour débarquer directement dans (pratiquement) tous les salons du monde via la plateforme Netflix, ce 30 avril 2021. Si on peut s’attrister de cette arrivée directement dans nos foyers, une chose est certaine : ce nouveau long-métrage issu des studios d’animation Sony veut vous emmener dans un voyage… bien loin de votre canapé.


Une jeune femme brune à la peau pâle, les yeux rougis par l'épuisement et le désespoir, nous regarde droit dans les yeux ; des éclaboussures de sang tâchent son visage ; plan issu du film The Nightingale.

The Nightingale

On avait fait la rencontre du cinéma de Jennifer Kent via un premier film saisissant, Mister Babadook (2014) un film d’horreur aussi brillant dans son approche des codes, que dans sa façon de les ré-inventer. Le nom de sa réalisatrice s’était alors ajouté à la liste des « cinéastes à suivre ». Pourtant, son deuxième film, The Nightingale (2018) auréolé d’un prix (et d’une polémique) à Venice n’aura pas trouvé les grâces des distributeurs français. Cette œuvre essentielle, rageuse, peut-être l’une des plus puissantes des dernières années, nous parvient donc seulement, trois ans après sa réalisation, en VOD et vidéo via Condor Entertainment. Faire le constat qu’une telle pièce de cinéma ait pu en être privé ne peut que laisser songeur.


King Kong assis au flanc d'une montagne, dans une lumière sombre teintée de rouge ; scène du film Godzilla vs Kong.

Godzilla vs Kong

Nouvelle pierre à l’édifice brinquebalant du Monsterverse de la Warner Bros, Godzilla vs. Kong (Adam Wingard, 2021) n’a pas su se faire patient et à débarquer il y a quelques jours, à grands coups de mandales, de marrons, de beignes, de chataîgnes… dans la tronche du système d’exploitation français, directement en VOD. Avec ses promesses de match de catch numérique spectaculaire et ses ambitions de produit pop absolu, le film est en réalité qu’une adaptation fidèle de la kitcherie assumée de l’oeuvre dont il est le remake.


Un jeune homme noir est en train de filmer avec une vieille caméra, tandis qu'un vieil homme derrière lui lui place les mains sur l'appareil ; scène du film Last Words.

Last Words

Fable post-apocalyptique en apparence, Last Words (Jonathan Nossiter, 2020) s’avère être une ode au cinéma profondément touchante face aux derniers jours de l’être humain. La dernière bobine Le tout juste regretté Bertrand Tavernier a proposé avec son Voyage à travers le cinéma français (2016) un hommage aux films et réalisateurs qui l’ont marqué durant sa vie. Jonathan Nossiter offre quant à lui un véritable film hommage au septième art sous couvert d’un monde post-apocalyptique où […]


Sur lepont d'un vieux bateau en bois, un pirate fantôme, en squelette, fait un baise main à Madame Pandora, sous les yeux de Petit Vampire derrière elle.

Petit Vampire

Après un court passage en salles en octobre dernier, Petit Vampire (Joann Sfar, 2020) fait débarquer le bestiaire de monstres du célèbre auteur-dessinateur-réalisateur en DVD et Blu-ray pour conquérir les enfants et les fans d’horreur.