Nouveautés

La rubrique « Nouveautés » comme son nom l’indique accueille en son sein les films chroniqués à l’époque de leur sortie en salles.


Plan rapproché-épaule sur un rat à taille humaine, vêtu de la combinaison bleue et blanche du film Fumer fait tousser.

Fumer fait tousser

À peine 6 mois après la sortie – un peu inaperçue – d’Incroyable mais vrai, Quentin Dupieux revient avec un second film pour cette année 2022 et signe encore un véritable objet visuel non identifié dont lui seul a le secret. Fumer fait tousser attrape les spectateurs.trices par la gorge et les balade entre effroi et hilarité, en prenant tout de même le temps de leur laisser contempler la trivialité de l’existence.


Dans l'atelier de ce dernier, Gepetto affute ses outils pendant que Pinocchio lui touche le bout du nez pour le taquiner.

Pinocchio

Attendu pour le 9 décembre sur Netflix et présenté au Festival Lumière en avant-première, Guillermo Del Toro nous gratifie avec son Pinocchio de son second film de l’année après Nightmare Alley. En germe depuis plus de 10 ans, cette nouvelle itération du conte de Carlo Collodi – co-réalisée avec Mark Gustafson – est une évidence pour le cinéaste mexicain. En s’appropriant le mythique pantin rêvant de devenir un vrai petit garçon, dans une inclusion absolue avec sa riche filmographie, le réalisateur signe un conte merveilleux, antifasciste, tout en étant très intime, et entend bien montrer – même sur une plateforme – de quel bois il se chauffe.


Un ciel orangé de crépuscule, un bord de mer à Tahiti et la végétation luxuriante qui entoure Benoit Magimel, vu en petite silhouette et de dos, scrute l'horizon avec des jumelles ; scène du film Pacifiction.

Pacifiction : tourment sur les îles

Projeté en fin de festival de Cannes 2022, le nouveau film d’Albert Serra, Pacifiction : Tourment sur les îles, a fait sensation et fut largement considéré comme l’objet le plus aventureux et sidérant de la compétition. Étrange perdition d’un haut-commissaire en Polynésie française sur fond de menace nucléaire, il a en tous cas largement éveillé notre curiosité, à défaut de stimuler celle du jury qui décidément se sera trompé sur toute la ligne…


Plan rapproché-épaule sur Florence Pugh, très inquiète, qui tend ses paumes de main vers nous ; derrière elle un fond blanc indicernable ; issu du film Don't worry darling.

Don’t Worry Darling

Deuxième long-métrage de l’actrice-réalisatrice Olivia Wilde, le multi-médiatisé Don’t Worry Darling (2022) a pris la tête du box-office lors de sa sortie sur le sol américain avec 19 millions de recettes dès son premier week-end – merci la gossip presse ! Entre thriller hitchcockien et Rosemary’s Baby (Roman Polanski, 1968) – Satan en moins -, la cinéaste conte un récit de soumission qui vire au délire à la The Truman Show (Peter Weir, 1998). Dans son monde de femmes au foyer, les hommes ne sont peut-être pas ce qu’ils prétendent être, et Florence Pugh pose des questions qu’ils ne voudraient pas qu’elle pose… Venez prendre une insolation dans un paradis baigné de soleil.


Au cœur d'une rue de Tokyo de nuit, illuminé par des néons jaunes, Brad Pitt vu de plain-pied, téléphone portable à l'oreille.

Bullet Train

Un hold-up à 200km/h qui déraille. Beaucoup (trop?) de bonnes intentions qui s’entremêlent et se font des croches-pattes, un casting en or qui doit se taper dessus pour se disputer du temps à l’écran, un high-concept fort, soutenu par une image sublime, mais trahi par un scénario rafistolé et une direction d’acteur absente qui s’échappent en mitraillant maladroitement des vannes et du second degré. On ressort de Bullet Train (David Leitch, 2022), rêve d’un cascadeur devenu réalité, comme d’un buffet à volonté : franchement dégoûté ou simplement satisfait.


Gros plan sur le visage concentré, peint en noir, d'Amber Midthunder, visant avec son arc dans le film Prey.

Prey

Dernier rejeton de la très inégale franchise Predator et sortie exclusive de la plateforme Disney +, Prey (Dan Trachtenberg, 2022) réussit enfin à relever le niveau de ses prédécesseurs. En nous proposant de suivre une jeune héroïne téméraire dans sa traque du célèbre chasseur aux mandibules, Dan Trachtenberg fait le pari de s’éloigner de l’ambiance hyper-masculine des premiers opus, et nous offre un personnage principal digne des plus grandes badass du cinéma. 


Vesper traverse les marécages gris du film Vesper Chronicles, suivie d'un petit androïd volant.

Vesper Chronicles

Dix ans après l’hermético-sensoriel Vanishing Waves, le duo Buožytė-Samper revient en force avec Vesper Chronicles (2022), pour rendre à la science-fiction ses lettres de noblesse trop longtemps esquintées par une industrie pondant des œuvres à la chaîne de plus en plus stagnantes.


Micahel Myers monte les escaliers, vu en clair-obscur (la nuit juste éclairée par ce qui semble être des phares de voiture à l'extérieur de la maison) dans le film Hallowwen Ends.

Halloween Ends

L’impatience était grande après un Halloween Kills (David Gordon Green, 2021) sanglant qui promettait une confrontation finale dantesque entre la badass Laurie Strode et le toujours indestructible Michael Myers dans le dernier film de la trilogie, Halloween Ends (David Gordon Green, 2022). Aucun spoiler en affirmant dès le début que certaines attentes ont été déçus.


Plan rapprroché-épaule sur ce qui semble être une enfant, portant un masque de femme très maquillée et un ciret jaune ; issu du film Alice sweet Alice.

Alice sweet Alice

Psychothriller multi-référentiel, Alice sweet Alice (Alfred Sole, 1976) est un des slashers (si tant est qu’il en soit vraiment un) les plus intrigants qui soient donnés de voir : critique du film proposé en digipack Blu-Ray /DVD/livret chez Rimini Editions.


Dans une chambre d'hôtel vieillotte, au premier plan une femme aveugle, avec des lunettes de soleil, s'apprête à dégrafer son soutien-gorge, assise au bord du lit ; à l'arrière-plan un homme bedonnant est en train d'ôter à enlever sa chemise blanche, debout dans un coin de la pièce ; plan issu du film Occhiali neri.

Occhiali Neri

En découvrant le nouvel opus du maître Dario Argento (Ochialli Neri / Dark Glasses) à l’occasion de l’ouverture de sa rétrospective à la Cinémathèque Française, admettons que nous n’en attendions pas grand chose, dix ans après l’effarant Dracula 3D, et une fin de carrière souvent décevante. Sans crier au chef-d’oeuvre, nous fûmes au moins heureux d’y trouver un objet modeste et touchant, réactualisant notre regard sur son auteur.


Buzz l’Eclair

Après presque trois ans d’absence en salles – leurs films étant durant cette période relégués à une sortie directement sur la plateforme de Disney – les studios Pixar signent leur retour dans les salles obscures avec Buzz l’éclair (Angus MacLane, 2022), un spin-off plus ou moins connecté à la mythologie Toy Story (1995-2019). Retour sur ce film qui à force de naviguer entre deux eaux, fait plouf.


Viggo Mortensen est allongé, porté par ce qui semble être des branches d'arbres ou des veines, dans un fond indéfini, baigné dans du rouge ; scène du film Les crimes du futur.

Les Crimes du Futur

Avec Les Crimes du Futur (2022) , David Cronenberg ne livre pas uniquement un film « testamentaire » ou de « synthèse » comme on a pu le lire ça et là, pas plus qu’il ne se répète, non, il continue de préciser de films en films, une filmographie parmi les plus riches et solides que le septième art nous ait donné d’explorer.