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[Entretien] Momoko Seto, semeuse de galaxies   Mise à jour récente !

Son premier long-métrage intitulé Planètes nous avait véritablement subjugués lors du dernier Festival de Cannes – où il était venu clôturer formidablement la sélection de la Semaine de la Critique. Difficile de rester insensible à la beauté visuelle et sonore de cette fable animiste narrant le périple de quatre akènes de pissenlit à travers le cosmos, à la recherche d’une nouvelle terre fertile où germer. A la lisière des genres et des formes, entre cinéma d’animation et documentaire animalier, entre science-fiction et « fiction-science », Planètes donne à voir une galaxie pas si lointaine, celle qui se dissimule juste sous nos pieds, provoquant épiphanie et vertiges autant esthétiques qu’émotionnels. Sa réalisatrice, Momoko Seto, a accepté de discuter très longuement avec nous de la fabrication de cet objet filmique hybride, qui est sans nul doute, pour nous, d’ores et déjà l’un des grands films de l’année.

Des akènes de pissenlit sur une planète de glaces dans Planètes de Mamoko Seto.

Un groupe de teuffeurs dans le désert, assis sur des chaises, devant leur camion, dans Sirat de Oliver Laxe.

Sirat

Après avoir fait vibrer la croisette, Sirāt continue de faire parler de lui lors de sa sortie en salles et nous donne l’occasion, à notre tour, de tracer quelques réflexions sur l’une des œuvres les plus passionnantes et détonantes de l’année, comme autant de (hors)-pistes à travers le désert. Attention, spoilers !


Libre échange

Après l’excellent The Climb (2019) l’acteur et réalisateur Michael Angelo Covino revient aux affaires avec une comédie de mœurs – Splitsville renommé chez nous Libre Échange (2025) – qui fait vraiment pas genre et qui fut l’une de nos bonnes surprises cannoises où il était présenté hors compétition.

Michael Angelo Covino et Kyle Marvin se bagarrent en faisant une prise de soumission sur un tapis à moquette dans Libre Échange.

Eddington

Pour son quatrième long métrage, Ari Aster poursuit son chemin au large du cinéma horrifique qui l’a fait connaitre pour s’adonner à un autre genre : celui de la satire. Mais au-delà de la farce caustique sur l’Amérique blanche en crise, Eddington sonne souvent comme un aveu d’échec.


[Carnet de bord] Festival de Cannes 2025 • Bilan, Tops et Palmarès

Le festival de Cannes vient de s’achever sur un palmarès dont le casting était à peu près le bon, mais dans un ordre qui nous est apparu comme bien convenu. C’est particulièrement le cas pour cette édition dont on retiendra avant tout les gestes les plus aventureux, mais aussi certains plus discrets, passés trop inaperçus.

Une jeune femme a l'air épuisé marche dans le désert, derrière elle un homme semble la suivre ; plan issu du film Sirat de Oliver Laxe prix du jury au festival de Cannes 2025.