cape et d’épée


Robin des Bois et Hollywood

| ANALYSE | Peu de héros ont connu autant de vies que Robin des Bois. Depuis près d’un siècle, Hollywood réinvente sans relâche le célèbre hors-la-loi, offrant à chaque génération d’acteurs le défi d’incarner une figure qui relève davantage du mythe que du personnage. La sortie cet été de On l’appelait Robin des bois (Michael Sarnoski, 2026) offre l’occasion de revenir sur ces métamorphoses successives.


D'Artagnan traverse la cour d'un château, plongé dans la brume, escorté par deux hommes armés, à quelques pas derrière lui, dans le film Les Trois Mousquetaires : Milady.

Les Trois Mousquetaires : Milady

L’anticipation pour un film est à double tranchant. Un coup, elle permettra d’élever l’oeuvre que l’on va voir, de gommer à nos yeux ses imperfections et de lui excuser ses manquements tant qu’un minimum de nos attentes est atteint. Un autre coup, ces attentes se révéleront complètement infondées, exploitées et tordues par une production opportuniste. La suite des Trois Mousquetaires : D’Artagnan (2023) et conclusion du diptyque de Martin Bourboulon fait partie de cette seconde catégorie, détruisant les fragiles installations du premier opus à coup de maladresses creuses et de passéismes problématiques. Anatomie d’un massacre intéressé.