Pierre Nicolas


A propos de Pierre Nicolas

Cinéphile particulièrement porté sur les cinémas d'horreur, d'animation et les thrillers en tout genre. Si on s'en tient à son mémoire il serait spécialiste des films de super-héros, mais ce serait bien réducteur. Il prend autant de plaisir devant des films de Douglas Sirk que devant Jojo's Bizarre Adventure. Retrouvez la liste de ses articles sur letterboxd : https://boxd.it/rZUd2


Cronos

A quoi reconnaît-on un grand premier film ? Celui d’un futur grand cinéaste ? Probablement, dans une (re)découverte à rebours, dans l’articulation claire entre des références savamment invoquées, et les éléments théoriques et cinématographiques qui seront les marqueurs forts d’une filmographie. Mise en pratique avec un cinéaste qui nous est cher, dont le premier film sort pour la première fois en salle et bientôt en vidéo dans une nouvelle restauration 4K : Cronos par Guillermo Del Toro.

Un vieil homme cache son visage avec ses mains, semblant vouloir éviter les rayons du soleil qui paraissent commencer le consumer ; plan du film Cronos.

Sadako accroupie près du corps de son amant, mort, torse nu, dans le film L'empire des Sens.

L’Empire des Sens

Comment augmenter le mercure de vos intérieurs tout en restant écolo ? Chez Fais pas Genre, on a une solution radicale : se procurer une galette de « L’Empire des sens » (1976), le film culte de Nagisa Oshima, en version restaurée, dans une édition fastueuse à l’image et en suppléments concoctée par Carlotta Films. Retour à froid sur ce film très, très chaud.


Le Moine et la Sorcière

Notre exploration des pépites oubliées des cinémas de genre français se poursuit, et avec Le Moine et la Sorcière, les termes “pépite” et “oubliée” seront plus que jamais de rigueur. Cette fois-ci, direction les Dombes au XIIIe siècle dans un film moins fantastique que cérébral, une confrontation d’idées sur le spirituel, réalisé par Suzanne Schiffman, une cheville ouvrière méconnue de la Nouvelle Vague, rien que ça.

Tcheky Karyo et Christine Boisson parlent dans la forêt, leur attitude semble soucieuse dans le film Le moine et la sorcière.

José Sacristán le poing levé, derrière un micro lors d'un discours dans le film Le député ; derrière lui un assistant bras croisés, et un drapeau représentant un point serré, la faucille, le marteau.

Le Député

Dans un cinéma qui a su entretenir un enchevêtrement entre le politique, le sexe, et l’interdit, Eloy de la Iglesia fait oeuvre avec « Le Député » (1978) non plus de confusion, mais de conjugaison claire entre ces trois éléments au coeur de son oeuvre. Dans ce thriller érotico-marxiste – oui oui – le cinéaste signe un film à la fois courageux et sensuel, à l’écriture comme à la mise en scène, qui tente d’échapper aux griffes du fascisme encore tapis dans l’ombre.


Hit Man

Au printemps dernier, le temps d’un week-end au Centre Pompidou, le cinéaste américain Richard Linklater a notamment gratifié le public français de son dernier opus Hit Man qui n’avait pas (encore) trouvé le chemin des écrans français. Alors que ce dernier va finalement troquer une sortie en salles pour une sortie en VOD/SVOD pour enfin être découvert, nous voici encore béats à repenser à ce bijou de comédie loufoque, qui trouve en ses comédiens, et notamment Glen Powell, un génial bac à sable de cinéma.

Glen Powell & Adria Arjona prennent un bain en amoureux dans le film Hit Man.

Skän, à la peau marron, et Kalisto, à la peau turquoise, se font face sous la pluie dans le film d'animation Les Enfants de la Pluie.

Les Enfants de la Pluie

Explorateurs aguerris d’un cinéma bis et audacieux, Le Chat qui Fume a eu coutume d’excaver les tréfonds du cinéma de genre français, souvent passés sous les radars. Cette fois avec Les Enfants de la pluie (Philippe Leclerc, 2003) la poursuite de ces souterrains cinématographiques fait un crochet – rare pour l’éditeur – du côté de l’animation, entre le mythe universel, et des particularismes très franco-français.