entretien


Julia Kowalski, exploration du désir

Après avoir fait frissonner cette année la Quinzaine des Cinéastes, « Que ma volonté soit faite » (Julia Kowalski, 2025) sort enfin dans les salles obscures pour nous plonger dans une campagne froide, boueuse et malaisante. Si le personnage de Nawojka nous évoque forcément celui de « Carrie, au bal du diable » (Brian de Palma, 1976), c’est grâce à cette figure féminine dotée d’un pouvoir terrifiant. Nous avons tenté de lever le voile sur cet inquiétant pouvoir au cours d’un entretien avec sa réalisatrice, Julia Kowalski.

Une jeune femme torse nu a la peau couverte de boue, regarde vers l'horizon d'un air absent ; plan issu du film Que ma volonté soit faite.

Michael Ironside dans Scanners de David Cronenberg

[Entretien] Michael Ironside, légende du cirque

De toutes les personnalités avec qui l’on a eu l’occasion de s’entretenir jusqu’alors sur Fais pas Genre, Michael Ironside est certainement celui qui s’apparente le plus à ce qu’on appelle communément une légende. Si cet acteur a marqué notre génération de cinéphiles, c’est – fait notoire – essentiellement dans des seconds rôles marquants voir cultes, dans des films qui le sont tout autant : de « Scanners » (David Cronenberg, 1981) à « Top Gun » (Tony Scott, 1986) en passant par « Total Recall » (Paul Verhoeven, 1990) et « Starship Troopers » (Paul Verhoeven, 1997). Une carrière difficile à résumer à ces quatre rôles puisque le bonhomme a oeuvré sur plus de 300 films dont récemment le très fun « Turbo Kid » (RKSS, 2015). S’il était impossible de revenir en détails sur l’ensemble de sa carrière à moins de l’accaparer pendant quatorze heures, il a accepté de se livrer sans filtre sur son expérience au sein de l’industrie cinématographique qu’il appelle « le cirque ».


[ENTRETIEN] Sébastien Gayraud & Maxime Lachaud, au-delà du pur et de l’impur

Avec la réédition en novembre 2024 de leur ouvrage « Mondo Movies Reflets dans un œil mort » paru chez l’éditeur Potemkine, le duo d’auteurs nous plonge dans l’exotisme subversif du mondo, genre cinématographique souvent décrié et jamais égalé qui pousse le spectateur curieux à regarder en face un monde chaotique et violent empreint parfois d’une tendre folie et d’une certaine poésie macabre.

Un cortège d'enfants reprenant le calvaire de Jésus issu du film Mondo cane.

William Friedkin L'Exorciste

[Entretien] Jean Decré, en tête à tête avec Friedkin

Enfin un documentaire biographique pas comme les autres ! Pour sa première réalisation non-fictionnelle, Jean Decré s’éloigne des conventions du format et nous propose avec « William Friedkin, cinéaste au cœur des ténèbres » (2025) une vision très personnelle d’une des figures les plus fascinantes du Nouvel Hollywood. Grâce à son utilisation audacieuse des images d’archives et son regard aguerri de monteur, le réalisateur parvient à cerner la personnalité de cet artiste hors normes qu’est William Friedkin tout en préservant son mystère. Entretien dans les coulisses de fabrication de ce petit miracle disponible dès à présent sur la chaîne Ciné+.


[Entretien] Thomas Salvador, le fantastique encore et en corps

Acrobate, alpiniste, nageur, héritier du burlesque ? On ne sait comment le définir mais une chose est sûre, depuis des années Thomas Salvador explore les cinémas de genres par des voies dérivées : film de super-héros écologique avec « Vincent n’a pas d’écailles » (2014) et voyage fantastico-introspectif avec « La Montagne » (2022). Nous avons eu la chance de le rencontrer à l’occasion de sa venue au Ciné Saint-Leu à Amiens.

Un homme allongé dans la nuit obscure, observe son sa main qui illumine ; scène du film La montagne de Thomas Salvador.

Portrait en gros plan sur le visage de John McTiernan concentré.

[Entretien] Steven Lambert, Julien Abadie & Antoine Mocquet, auteurs de John McTiernan, cinéma total

Des plumes inspirées au service d’un maître du cinéma d’action ! La nouvelle collection La Forge de la maison d’édition Le Feu Sacré fait un début remarqué et prometteur avec John McTiernan : cinéma total, un essai riche et poétique consacré à un réalisateur vénéré des cinéphiles mais peu connu du grand public. A la fois court mais dense et multipliant les points de vue comme les styles, cet assemblage de textes ravi par sa fraîcheur et ses pas de côté au sein d’un paysage critique et théorique un peu ronronnant. Rencontre avec le directeur de rédaction Steven Lambert et les auteurs Julien Abadie et Antoine Mocquet.