Martin Courgeon


A propos de Martin Courgeon

Un beau jour de projection de "The Room", après avoir reçu une petite cuillère en plastique de plein fouet, Martin eu l'illumination et se décida enfin à écrire sur sa plus grande passion, le cinéma. Il est fan absolu des films "coming of age movies" des années 80, notamment ceux de son saint patron John Hughes, du cinéma japonais, et de Scooby Doo, le Film. Il rêve d'une résidence secondaire à Twin Peaks ou à Hill Valley, c'est au choix.


A l'arrière d'un van en bazar baigné dans une lumière verte, trois hommes boivent un verre, tous l'air de bandits dans le film La fièvre de Petrov.

La Fièvre de Petrov

Après un passage à Cannes, nous avions découvert La Fièvre de Petrov (2021) à L’Etrange Festival où il avait une place de choix dans la section Mondovision. En pleine pandémie, la vision fiévreuse et confiné de Kirill Serebrennikov parvient-elle effectivement à se propager auprès de ses spectateurs ?


A gauche, un couple de dispute, dans l'embrasure d'une fenêtre ; à droite, à l'extérieur, l'oreille contre la vitre, une femme écoute avec malice ; scène du film La bête élagante.

La Bête élégante

Programmé à l’Étrange Festival en compagnie de deux autres films de Yuzo Kawashima, La Bête Elégante (1962) fait partie de ses gemmes obscures qu’il serait grand temps de remettre en avant, en même temps que leur réalisateur. Quasi-huis clos sur une famille d’arnaqueurs à la petite semaine et leurs combines plus ratées les unes que les autres, La Bête Elégante surprend par son audace formelle et la grande pertinence, encore aujourd’hui, de ses thèmes.


Supersonic Man

Venant du fin fond de l’espace, un alien a pour devoir ultime de voler au secours de la veuve et de l’orphelin. Les super-pouvoirs à géométrie variable et les capes en paillettes bleus sont ici de rigueur pour cette proposition de film de super-héros, hispano-italienne, assez nanardisante, mais néanmoins des plus réjouissantes. Edité par Artus Films dans la collection Ciné Fumetti, retour sur Supersonic Man (1979), chef d’œuvre kitsch et pop de Juan Piquer Simon.


L'actrice Mapi Galan, en Amerindienne, et l'acteur Vassili Karis en cow-boy se cachent derrière une roche montagneuse, sous un soleil lourd dans le film Scalps.

Scalps

En 1987, l’âge d’or du western Spaghetti est déjà passé depuis des années. Sergio Leone a déjà réalisé son ultime film, et même Sergio Corbucci est lui aussi en bout de course. C’est pourtant cette année-là que le duo Bruno Mattei et Claudio Fragasso, vont tenter de ressusciter le genre avec “Bianco Apache” puis “Scalps”. Une résurrection à la Frankenstein tant on en voit les pièces, les cicatrices, les raccords et les coutures, et dont le résultat final, parfois horrifique, parfois impressionnant, parfois pathétique, parfois les trois, vaut nettement le coup d’œil.


Le cinéaste John Waters Monsieru Je-sais-tout pose attablé devant une assiette contenant la tête d'une biche de dessin animé en plastique, il tient une fourchette dans la main droite, un couteau dans la main gauche.

[Livre] M. Je-sais-tout de John Waters

Pour la première fois, l’un des récits « semi-mémoires » dont John Waters à le secret est traduit et édité en Français par Actes Sud sous le titre M Je-sais-tout. Entre livre de développement personnel perverti et récit biographique sur la seconde partie de carrière du cinéaste – de Polyester (1981) à A Dirty Shame (2005) – les amateurs comme les néophytes de l’œuvre du plus respectable des réalisateurs subversifs ont de quoi se réjouir. […]


Près d'une maison au bord de la mer, une femme vêtue comme un paysanne d'un ancien temps porte sur ses épaules deux seaux dans le film Le Poids de l'Eau.

Le Poids de l’Eau

Kathryn Bigelow dans les années 90, avant son oscar pour Démineurs (2009), avant les chocs Zero Dark Thirty (2012) et Detroit (2017), est déjà au top de sa forme. Après quelques incursions à la réalisation de séries tv, Il faut ensuite attendre l’an 2000 pour retrouver la réalisatrice au cinéma. Ce retour ce sera “Le Poids de l’Eau”, réédité ce mois en Blu-ray par Studiocanal.


The Vigil

The Vigil (Keith Thomas, 2020), film d’horreur sorti en salles entre les confinements est édité en Blu Ray et DVD par Wild Side. Un film qui nous fait plonger un jeune homme en quête d’un petit job dans une veillée funéraire qui pourrait bien causer sa propre perte …


La jeune Aya chante sur scène avec un micro sur pied, dans le film Aya et la sorcière.

Aya et la Sorcière

Le studio Ghibli, ici sous la houlette du fils d’Hayao Miyazaki, Goro, s’essaye à l’animation 3d pour une adaptation d’un roman de Diana Wynne Jones. Des enfants, des sorcières, de la magie, beaucoup des ingrédients Ghibli sont là, mais il n’est pas sûr que cette nouvelle recette fonctionne… Retour sur cette immense déception, vue dans le cadre du Festival de Gérardmer.


Harley Quinn, une batte de base-ball derrière sa nuque, pose avec ses coéquipières du film Birds of Prey pour notre article sur les femmes dans le cinéma de genre.

[Bilan 2020] Genre au féminin

Après une année bien mouvementée pour le cinéma (comme pour tout le reste d’ailleurs), il est bon de se rappeler que nous avons aussi parfois eu de quoi nous réjouir. Certes, on ne compte plus les mauvaises nouvelles, les annulations, les décalages… Mais en s’efforçant de regarder 2020 sous d’autres biais : moins pessimistes, moins déprimés, on peut aussi constater une certaine vitalité du cinéma, comme de la société. En particulier pour ce qui concerne les cinémas de genres, et la place remarquable que les figures féminines s’y sont taillées en cette année plus que jamais charnière.


Une femme vue en contre-plongée, porte un angoissant masque représentant le crâne d'un cerf, scène du film The wretched.

The Wretched

Attention, le film que nous allons aborder aujourd’hui n’est pas n’importe quelle petite production horrifique faisant le tour des festivals mais sortant finalement le plus souvent en direct-to-video. Non. The Wretched, est un film d’horreur au budget limité, certes, mais c’est aussi l’un des champions du box-office de l’année. Car oui, plusieurs semaines d’affilées, The Wretched, fut le n°1 du box-office américain. Le succès surprise de ce film d’horreur au budget modeste n’est-il alors que le fruit d’un contexte exceptionnel et imprévisible ? Est-il une réelle bonne surprise dans le paysage du cinéma de genre, où un flot de petits films d’horreur quelconques abonde ? Partons donc à la chasse aux sorcières pour le savoir.


Une femme blonde gît dans une grange plongée dans la pénombre, seule la lumière de la lune vient éclairer le visage et la poitrine ensanglantée de la victime, scène du film Les week-ends maléfiques du Comte Zaroff.

Les week-ends maléfiques du Comte Zaroff

Le descendant du diabolique Zaroff se bat contre ses propres démons et les tendances sadiques de sa lignée. Voilà en somme le programme de cette revisite Bis, horrifique et érotique du classique américain des années trente, proposé dans une restauration en 4K par le Chat Qui Fume.


Sur fond noir, deux mains de femmes attrapent les reins d'un dos d'homme sur lequel est tatouée une divinité japonaise, plan d'un film pinku eiga.

Pinku Eiga, des roses et des épines

Genre emblématique du cinéma alternatif japonais l’appellation Pinku Eiga désigne depuis les années soixante le cinéma érotique nippon. Ce cinéma d’exploitation, à petit budget est cependant loin d’être monolithique. Permettant à toute une nouvelle génération d’artiste de débuter et de s’exprimer librement, l’histoire du Pinku Eiga est émaillé de véritables œuvres politiques et avant-gardistes. Ce sont cinq de ces films hors-normes que proposent Carlotta dans son coffret Blu-Ray et DVD “5 Pink Films”.