Martin Courgeon


A propos de Martin Courgeon

Un beau jour de projection de "The Room", après avoir reçu une petite cuillère en plastique de plein fouet, Martin eu l'illumination et se décida enfin à écrire sur sa plus grande passion, le cinéma. Il est fan absolu des films "coming of age movies" des années 80, notamment ceux de son saint patron John Hughes, du cinéma japonais, et de Scooby Doo, le Film. Il rêve d'une résidence secondaire à Twin Peaks ou à Hill Valley, c'est au choix.


Une femme vue en contre-plongée, porte un angoissant masque représentant le crâne d'un cerf, scène du film The wretched.

The Wretched

Attention, le film que nous allons aborder aujourd’hui n’est pas n’importe quelle petite production horrifique faisant le tour des festivals mais sortant finalement le plus souvent en direct-to-video. Non. The Wretched, est un film d’horreur au budget limité, certes, mais c’est aussi l’un des champions du box-office de l’année. Car oui, plusieurs semaines d’affilées, The Wretched, fut le n°1 du box-office américain. Le succès surprise de ce film d’horreur au budget modeste n’est-il alors que le fruit d’un contexte exceptionnel et imprévisible ? Est-il une réelle bonne surprise dans le paysage du cinéma de genre, où un flot de petits films d’horreur quelconques abonde ? Partons donc à la chasse aux sorcières pour le savoir.


Une femme blonde gît dans une grange plongée dans la pénombre, seule la lumière de la lune vient éclairer le visage et la poitrine ensanglantée de la victime, scène du film Les week-ends maléfiques du Comte Zaroff.

Les week-ends maléfiques du Comte Zaroff

Le descendant du diabolique Zaroff se bat contre ses propres démons et les tendances sadiques de sa lignée. Voilà en somme le programme de cette revisite Bis, horrifique et érotique du classique américain des années trente, proposé dans une restauration en 4K par le Chat Qui Fume.


Sur fond noir, deux mains de femmes attrapent les reins d'un dos d'homme sur lequel est tatouée une divinité japonaise, plan d'un film pinku eiga.

Pinku Eiga, des roses et des épines

Genre emblématique du cinéma alternatif japonais l’appellation Pinku Eiga désigne depuis les années soixante le cinéma érotique nippon. Ce cinéma d’exploitation, à petit budget est cependant loin d’être monolithique. Permettant à toute une nouvelle génération d’artiste de débuter et de s’exprimer librement, l’histoire du Pinku Eiga est émaillé de véritables œuvres politiques et avant-gardistes. Ce sont cinq de ces films hors-normes que proposent Carlotta dans son coffret Blu-Ray et DVD “5 Pink Films”.


Dans une forêt, Sarah Giraudeau est assise devant Nicolas Duvauchelle qui la tient dans ses bras, tous deux regardent d'un air las dans une direction opposée, lui à gauche, elle à droite, scène du film Les envoûtés.

Les Envoûtés

Une pigiste en manque de liquidités accepte de couvrir pour son journal un sujet impliquant des apparitions fantomatiques de personnes récemment décédées. Ce petit boulot « simple » s’avère beaucoup plus complexe prévu. L’intrusion du fantastique dans les Pyrénées, c’est le programme de ces Envoûtés (Pascal Bonitzer, 2018) édités en DVD par ESC Distribution.


Une geisha se tient debout près d'un mur sur lequel est peinte une estampe représentant la tête d'une geisa décapitée, scène du film Brumes de chaleur.

Brumes de Chaleur

L’Etrange Festival proposait cette année de (re)découvrir trois perles rares de Seijun Suzuki avec sa Trilogie Taisho. Deuxième film du triptyque, Brumes de Chaleur (Seijun Suzuki, 1981) narre les mésaventures de Matsuzaki. Dramaturge, il rencontre dans la rue Shinako, une femme bien mystérieuse. Piégé entre cette femme insaisissable dont il tombe amoureux et son client, qui s’avère être le mari jaloux de Shinako, un voyage surréaliste dans une station thermale attend ce pauvre Matsuzaki…


Le couple de héros de Tezuka's Barbara, lui en costume et lunettes noires sur le nez, elle en veste en jean et cheveux blonds décolorés, posent tous deux dans leur chambre-garage bordélique, regard caméra.

Tezuka’s Barbara

Adaptation d’un court manga d’Osamu Tezuka, Barbara (Makoto Tezuka, 2020) est une femme visiblement à domicile variable, énigmatique, portée sur l’alcool, inconvenante. Mais, pour le meilleur et surtout pour le pire, elle s’avère être la parfaite muse pour un auteur dépressif en manque d’inspiration.


Sous une lumière rouge étrange, une femme porte les mains à ses oreilles, son visage est déformé comme s'il était en train de fondre, scène du film Possessor.

Possessor

La famille Cronenberg n’a visiblement pas fini d’éprouver nos rétines. Cette fois, le fils, Brandon Cronenberg revient avec un second long-métrage, Possessor (2020) successeur de Antiviral (2013) pour envahir l’Etrange Festival et vient questionner le corps et l’identité dans un thriller basé sur une machine permettant à son utilisateur de contrôler le corps d’autrui, notamment dans le but d’effectuer des actes plus que répréhensibles. 


Tiny Tim pose pour un photomaton en noir et blanc en faisant une grimace dans le documentaire sur sa vie King of a day.

Tiny Tim : King for a Day

Figure emblématique de la pop-culture américaine des années soixante, Tiny Tim est resté majoritairement hors des radars en Europe. Le documentaire Tiny Tim: King for a Day (Johann Von Sydow, 2020) présenté à l’Etrange Festival est donc l’occasion de découvrir ou redécouvrir cette figure de la musique proprement hors normes.


Une femme au premier plan regarde vers la droite d'un air surpris, au sedonc plan un homme avec un cache-oeil sur l'oeil gauche regarde dans la même direction, tous deux portent une veste unie blanche, une étoile noire imprimée sur la poitrine, plan du film Le vingtième siècle.

Le Vingtième Siècle

Aucun pitch ne suffirait à saisir l’objet proprement hors-norme qu’est Le Vingtième Siècle (Matthew Rankin, 2020). Biopic halluciné et satirique d’une figure éminente de la politique canadienne, l’ancien premier ministre W.L. Mackenzie King. On tient là une véritable pépite étrange.


En pleine bataille, la guerrière Tomirie vient de frapper à mort un soldat qui tombe face à elle, scène du film Tamoris.

Tomiris

Pour le coup d’envoi de la 26e édition de l’Etrange Festival, c’est la légendaire guerrière des steppes Tomiris qui a été choisie. A la fois fresque historique, film de guerre et biopic inspiré des écrits des historiens grecs, Tomiris (Akan Satayev, 2020) c’est aussi une occasion de découvrir ce qu’un « blockbuster kazakhe » peut nous offrir.


A gauche Bela Lugosi assis sur un fauteuil dans un salon, à droite l'ombre d'un corbeau sur le mur, scène du film Le corbeau de 1935.

Le Corbeau (1935)

Un chirurgien génial, maléfique et fanatique d’Edgar Allan Poe tente d’assouvir une terrible vengeance en manipulant un forçat qu’il a monstrueusement déformé dans Le Corbeau (Lew Landers, 1935) édité en Blu-ray par Elephant Films.


Vincent Price parle au corbeau sur son perchoir, dans le film Le corbeau.

Le Corbeau (1963)

Roger Corman, roi incontesté du cinéma d’exploitation américain livrait en 1963 une interprétation haute en couleur du célèbre poème d’Edgar Allan Poe. Le Corbeau est aussi l’occasion de voir s’opposer deux légendes du fantastique et de l’horreur.