gothique


[Lecture] Tim Burton ou le Prométhée gothique

| LECTURE | Depuis son premier long-métrage, « Pee-wee’s Big Adventure », sorti en 1985, Tim Burton s’est imposé dans le paysage du cinéma occidental du demi-siècle écoulé. Dans une monographie stimulante dont les éditions Playlist Society ont le secret, Elsa Colombani décortique – au risque parfois de l’hagiographie – le travail du réalisateur nord-américain, son esthétique, ses influences, ses évolutions. Et fournit de précieuses clés de compréhension d’une œuvre incontournable.

L'actrice Monica Bellucci dans le rôle de Dolores dans le film Beetlejuice Beetlejuice, en robe noire, passant une porte.

Le Fascinant Capitaine Clegg

| VIDEOCLUB | Alors que la Hammer cherche à tout prix à prolonger sa série de succès, elle décide de s’aventurer sur un filon qu’elle n’exploite encore que très peu : le film de pirates. L’histoire est l’adaptation du roman Doctor Syn: A Tale of the Romney Marsh de Russell Thorndike, mais elle se présente surtout comme le remake d’une précédente version cinématographique, Doctor Syn (Roy William Neill, 1937). Pari réussi pour le plus culte des studios britanniques ?


Un ange pour Satan

En réponse à un cinéma britannique qui s’appropriait, depuis les années 50, des figures telles que Dracula ou Frankenstein, l’Italie déployait un mouvement relativement passé sous silence depuis : son cinéma gothique. Artus Films offre une redécouverte d’un des points d’orgue de cette période avec la ré-édition blu-ray d’Un Ange pour Satan (Camillo Mastrocinque, 1966).

Barbara Steele se regarde dans le miroir dans Un ange pour Satan.

Plan rapproché-épaule sur Barbara Steele, troublée, avec des parures de noble sur la tête, dans le film La sorcière sanglante.

La sorcière sanglante

Tandis que s’achève une rétrospective à la Cinémathèque Française, Artus Films met à l’honneur Antonio Margheriti (ou Anthony Dawson, entre moult autres) avec une belle édition de La sorcière sanglante (1964), à n’en pas douter un des meilleurs films d’un faiseur de séries B prolifique.


[Entretien] Romain de Saint-Blanquat, à pleines dents

Amateurs de contes gothiques, laissez-vous lentement happer par l’atmosphère sombre et vaporeuse de La Morsure (Romain de Saint-Blanquat, 2024), premier long de ce jeune réalisateur qui n’a pas laissé indiffèrent la presse spécialisée du genre. Nous avons eu la chance de nous entretenir avec lui et de replonger dans les affres de l’adolescence symbolisés par la mélancolique Françoise, jeune pensionnaire d’un lycée catholique qui va connaitre sa première fête en compagnie de sa meilleure amie, Delphine. Les deux jeunes filles ne sortiront évidemment pas indemnes de cette nuit qui laissera des marques dans leur esprit mais aussi dans leur chair.

Une jeune femme observe pensive du sang qui coule de sa main, sous le regard d'un jeune homme qui semble captivé ; en fond, un décor d'église en flamme ; scène issue de La Morsure Romain de Saint-Blanquat.

Le vampire du film Le vourdalak, réalisé par Adrien Beau, mort un enfant dans un pâle clair-obscur.

[Entretien] Adrien Beau, Gloire à la Matière

Conte gothique et récit de « proto-vampire » sorti des bois du cinéma français, Le Vourdalak est un impressionnant et singulier premier long-métrage, auquel peu de choses nous avait préparé lors de sa découverte. Mais après ce contact avec la « créature » – il n’aime pas ce terme – encore moins de choses nous avait préparé à la rencontre avec son créateur, Adrien Beau.