vampire


[Entretien] Romain de Saint-Blanquat, à pleines dents

Amateurs de contes gothiques, laissez-vous lentement happer par l’atmosphère sombre et vaporeuse de La Morsure (Romain de Saint-Blanquat, 2024), premier long de ce jeune réalisateur qui n’a pas laissé indiffèrent la presse spécialisée du genre. Nous avons eu la chance de nous entretenir avec lui et de replonger dans les affres de l’adolescence symbolisés par la mélancolique Françoise, jeune pensionnaire d’un lycée catholique qui va connaitre sa première fête en compagnie de sa meilleure amie, Delphine. Les deux jeunes filles ne sortiront évidemment pas indemnes de cette nuit qui laissera des marques dans leur esprit mais aussi dans leur chair.

Une jeune femme observe pensive du sang qui coule de sa main, sous le regard d'un jeune homme qui semble captivé ; en fond, un décor d'église en flamme ; scène issue de La Morsure Romain de Saint-Blanquat.

Abigail enragée, dans les airs, attaquent quelqu'un hors-champ ; des dents de monstre déforment le visage de la jeune fille dont la robe est couverte de sang.

Abigail

Universal dépoussière un autre de ses Classic Monsters en confiant au duo Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett – responsables des derniers volets de la série des Scream et la franchise V/H/S – une réécriture de La Fille de Dracula (Lambert Hillyer, 1936). Projeté en avant-première dans le cadre du BIFFF, et disponible en salle ce mercredi, Abigail mélange subtilement les genres en ne commettant aucun faux pas. Une sortie à ne pas manquer !


[Entretien] Ariane Louis-Seize, sang frais

Véritable coup de cœur du PIFFF 2023 où il avait d’ailleurs remporté le prix du public, Vampire humaniste cherche suicidaire consentant (Ariane Louis-Seize, 2023) a débarqué enfin en France ce 20 mars dernier et s’impose déjà comme l’un des meilleurs teen movie de ces dernières années. L’occasion pour Fais pas Genre ! de s’entretenir avec sa réalisatrice, Ariane Louise-Seize, qui prolonge avec ce premier long, une œuvre singulière dédiée aux figures adolescentes complexes et au regard féminin.

Vampire humaniste

Vu de dos, le Dracula à l'apparence de monstre mi-homme mi chauve-souris observe les marins s'activer sur le bateau dans le film Le Dernier Voyage du Demeter.

Le Dernier Voyage du Demeter

Faut-il encore présenter le vampire ? Créature légendaire, archétype jungien, elle est toujours un marqueur de son époque et nous sommes à l’ère des tombeurs torturés – de Lestat de Lioncourt (Entretien avec un vampire, Anne Rice, 1976) à Damon Salvatore (The Vampire Diaries, Julie Plec, Kevin Williamson, 2009-2017), en passant par l’immanquable Edward Cullen (saga Twilight, 2009-2012)…Unanimement considéré comme à peine moyen, reconnu pour sa proposition rafraichissante de Dracula, et si Le Dernier Voyage du Demeter (André Øvredal, 2023) avait plus à offrir qu’il n’y paraît ?


[Entretien] Adrien Beau, Gloire à la Matière

Conte gothique et récit de « proto-vampire » sorti des bois du cinéma français, Le Vourdalak est un impressionnant et singulier premier long-métrage, auquel peu de choses nous avait préparé lors de sa découverte. Mais après ce contact avec la « créature » – il n’aime pas ce terme – encore moins de choses nous avait préparé à la rencontre avec son créateur, Adrien Beau. 

Le vampire du film Le vourdalak, réalisé par Adrien Beau, mort un enfant dans un pâle clair-obscur.

Plan rapproché-épaule sur le Christopher Walken, un peu hagard, du sang coule de sa bouche dans le film The Addiction.

The Addiction

Dès ses débuts avec The Driller Killer (1979), cet indépendant d’Abel Ferrara a régulièrement côtoyé le genre du fantastique et un an après la sortie de son Body Snatchers, L’invasion continue (1994), le cinéaste new-yorkais voit les choses en noir et blanc : Carlotta Films nous propose de redécouvrir The Addiction, ou sa relecture urbaine du mythe du vampire.