vampire


Gros plan sur le visage concentré de James Woods, portant des lunettes de soleil opaques dans le film Vampires.

Vampires

Antépénultième œuvre cinématographique de John Carpenter, « Vampires » (1998) est aussi l’ultime retour du réalisateur vers le cinéma indépendant, après la déconvenue de « Los Angeles 2013 » (1996). ESC Distribution nous fournit l’occasion rêvée de réévaluer ce film grâce à une réédition en haute définition, sous différents formats, dont un superbe coffret contenant une version 4K, une multitude de goodies (affiche, photos, bandes dessinées) et des bonus à la pelle.


Dracula

La plus grande absurdité à l’affiche en ce moment, c’est ce « Dracula » de Radu Jude. Il est d’utilité publique de prévenir, et de préparer les spectateurs français aux expérimentations folles du réalisateur roumain, qui prend avec cette œuvre, des allures de Dr. Frankenstein.

Un jeune homme vêtue comme au début du XXème siècle parle avec un prêtre sur un pont, en plein jour dans une ville de campagne roumaine ; scène du film Dracula.

Michael B. Jordan prend sous son bras son camarade, tous deux apeurés, sous un ciel de crépuscule dans le film Sinners.

Sinners

Après 10 ans de macération dans l’estomac des franchises, Ryan Coogler revient toquer à notre porte encore fumant des acides de l’Industrie, avec un western d’horreur original, tissé de blues et de monstres irlandais. Bien qu’assoiffés par une saison blanche et sèche de cinéma de genre, les spectateurs s’écharpent, hésitant à inviter son Sinners dans la maison des films cultes. N’est-il pas un énième possédé du système, paré d’humanité et de bon sentiments ? Enquête de sincérité en terre de cynisme.


Nosferatu

Un nouveau monstre vient rejoindre le bestiaire mythologique de Robert Eggers. Après la Sorcière dans « The Witch » (2015), le Berserker dans « The Northman » (2022), Le « Nosferatu » vient parachever son anthologie folklorique : petite exploration d’une nostalgie, d’un rapport primitif à l’invisible.

Lily-Rose Depp saigne des yeux et de la bouche, comme en étant d'hypnose dans Nosferatu de Robert Eggers.

Plan en contre-plongée sur Mathias Legoût Hammond, debout dans la nuit, du sang au bord des lèvres, dans le film En attendant la nuit de Céline Rouzet.

[ENTRETIEN] Céline Rouzet, pulsions artérielles

Fort du prix du jury cette année au festival de Gerardmer, En attendant la nuit est sorti dans nos salles françaises le 5 juin 2024. Avec ce premier long-métrage de fiction, Céline Rouzet, en proposant une nouvelle lecture de la figure et du film de vampire, nous prouve qu’il est des imaginaires qui n’ont de cesse de se renouveler.