martin bourboulon


Les Trois Mousquetaires : Milady

L’anticipation pour un film est à double tranchant. Un coup, elle permettra d’élever l’oeuvre que l’on va voir, de gommer à nos yeux ses imperfections et de lui excuser ses manquements tant qu’un minimum de nos attentes est atteint. Un autre coup, ces attentes se révéleront complètement infondées, exploitées et tordues par une production opportuniste. La suite des Trois Mousquetaires : D’Artagnan (2023) et conclusion du diptyque de Martin Bourboulon fait partie de cette seconde catégorie, détruisant les fragiles installations du premier opus à coup de maladresses creuses et de passéismes problématiques. Anatomie d’un massacre intéressé.

D'Artagnan traverse la cour d'un château, plongé dans la brume, escorté par deux hommes armés, à quelques pas derrière lui, dans le film Les Trois Mousquetaires : Milady.

Deux mousquetaires en longue cape à capuche se battent sur le parvis d'une cathédrale dans le film Les trois mousquetaires d'Artagnan.

Les Trois Mousquetaires : D’Artagnan

Sonnez le tocsin, sortez les collants et calmez Stéphane Bern, voici le grand retour du cinéma de cape et d’épée. Tout les cinéastes et producteurs amateur de films historiques et/ou d’action en rêvait sans en avoir les moyens et voilà que le bon seigneur Seydoux gracie la plèbe d’un diptyque sur le quatuor à moustaches.


Le port de la drogue

Titres parmi les emblématiques du film noir et tourné par un cinéaste formé au(x) genre(s) mais capable d’œuvres iconoclastes comme Shock Corridor (diffusé hier soir sur Arte les cocos, eh ouais valait mieux être au courant qu’attendre que je prévienne sur ce coup-là), Le port de la drogue (1953) fait l’objet d’une ressortie en DVD très bienvenue par ESC. La mort aux trousses Comme tous les genres, le film noir a ses objets emblématiques et […]