Etat des lieux des cinémas de genres français

Depuis plusieurs années, Fais pas Genre ! ambitionne de dresser un état des lieux des cinémas de genres français en s’entretenant avec ses acteurs d’hier et d’aujourd’hui.


[Entretien] Grégory Morin, Bienvenue au fond du trou !

| ENTRETIEN | Pour son premier film, Gregory Morin n’hésite pas à plonger tête baissé dans son sujet. Ou plutôt, c’est la tête de Jonathan Lambert qu’il va enfoncer pendant plus d’une heure dans le trou des toilettes turques d’un bar, alternant situations ubuesques et mauvaises rencontres dans un huit clos moins cradingue qu’on pourrait le croire… Déjà auréolé de plusieurs récompenses, Flush (Gregory Morin, 2025) trouve enfin le bon tuyau pour parvenir jusqu’aux salles françaises. Nous avons eu la chance à cette occasion de nous entretenir avec le réalisateur qui ne cache pas son amour pour le cinéma de genre.

Un homme coincé dans les toilettes turcs d'un bar ; on ne voit dépasser que ses épaules et ses bras ; plan issu du film Flush de Gregory Morin.

[Entretien] Sébastien Vanicek, démons et merveilles 1

| ENTRETIEN | Le succès de Vermines (Sébastien Vaniček, 2023), couronné par les deux principales récompenses du Fantastic Fest d’Austin, avait attiré l’attention de Sam Raimi et de ses équipes avant même sa sortie en salles. Le réalisateur français s’est ainsi vu confier les clés du sixième long métrage de la franchise Evil Dead. Coécrit avec son fidèle collaborateur Florent Bernard, Evil Dead Burn (2026) témoigne d’une liberté créative rare sur une telle production hollywoodienne et s’impose comme l’une des grandes réussites horrifiques de l’année. Nous avons rencontré Sébastien Vaniček pour évoquer son passage à Hollywood, son approche de la mise en scène, l’écriture de la franchise et la fabrication d’un Evil Dead à son image.


[Entretien] Lucas Pastor & Timothée Hochet, Retour en Malaisie

Après avoir déjà longuement discuté avec nous pour leur génial « Stéphane », le duo Timothée Hochet et Lucas Pastor est de retour sur Fais pas Genre pour nous parler de leur série « Lost Media ». Où l’on parle d’IA, d’analog horror et d’humour de malaise.

Visuel de la série Lost Media de Timothée Hochet et Lucas Pastor, une femme rousse hurle et l'image est déformée façon surréaliste

Jean Duajrdin miniaturisé sur un fauteuil dans le film L'homme qui rétrécit réalisé par Jan Kounen.

Jan Kounen, l’homme qui réfléchit

Réalisateur insaisissable et imprévisible, Jan Kounen nous a accordé une interview accompagnant la sortie vidéo de « L’Homme qui rétrécit » (2025) où il revient avec passion sur son parcours, ses influences et ses aspirations. Le témoignage fleuve d’un cinéaste précieux comme il en existe peu dans le paysage cinématographique français.


Julia Kowalski, exploration du désir

Après avoir fait frissonner cette année la Quinzaine des Cinéastes, « Que ma volonté soit faite » (Julia Kowalski, 2025) sort enfin dans les salles obscures pour nous plonger dans une campagne froide, boueuse et malaisante. Si le personnage de Nawojka nous évoque forcément celui de « Carrie, au bal du diable » (Brian de Palma, 1976), c’est grâce à cette figure féminine dotée d’un pouvoir terrifiant. Nous avons tenté de lever le voile sur cet inquiétant pouvoir au cours d’un entretien avec sa réalisatrice, Julia Kowalski.

Une jeune femme torse nu a la peau couverte de boue, regarde vers l'horizon d'un air absent ; plan issu du film Que ma volonté soit faite.

Dessin représentant le visage d'Ovidie "retouché" par des mains gantées de chirurgien, approchant scalpel et autres outils médicaux.

[Entretien] Ovidie, permuter les genres

Réalisatrice, scénariste, actrice, écrivaine, docteure en lettre, journaliste… Ovidie décortique les multiples facettes de la sexualité à travers un large éventail de formats : essais percutants, podcasts intimistes, documentaires révélateurs, en prise de vues réelles comme en animation, et maintenant une série de fiction : Des gens bien ordinaires (2022) marque son entrée fracassante en tant que réalisatrice de cinémas de genre — une dystopie naturaliste grinçante dans un monde du porno inversé, dominé par les femmes, et un contre-pied assumé, librement inspiré de sa propre expérience dans le milieu.