Etat des lieux des cinémas de genres français

Depuis plusieurs années, Fais pas Genre ! ambitionne de dresser un état des lieux des cinémas de genres français en s’entretenant avec ses acteurs d’hier et d’aujourd’hui.


[Entretien] Romain de Saint-Blanquat, à pleines dents

Amateurs de contes gothiques, laissez-vous lentement happer par l’atmosphère sombre et vaporeuse de La Morsure (Romain de Saint-Blanquat, 2024), premier long de ce jeune réalisateur qui n’a pas laissé indiffèrent la presse spécialisée du genre. Nous avons eu la chance de nous entretenir avec lui et de replonger dans les affres de l’adolescence symbolisés par la mélancolique Françoise, jeune pensionnaire d’un lycée catholique qui va connaitre sa première fête en compagnie de sa meilleure amie, Delphine. Les deux jeunes filles ne sortiront évidemment pas indemnes de cette nuit qui laissera des marques dans leur esprit mais aussi dans leur chair.

Une jeune femme observe pensive du sang qui coule de sa main, sous le regard d'un jeune homme qui semble captivé ; en fond, un décor d'église en flamme ; scène issue de La Morsure Romain de Saint-Blanquat.

Gros plan sur une jeune femme allumant un briquet, anxieuse, près d'une toile d'araignée dans le film Vermines de Sébastien Vaniček.

[Entretien] Sebastien Vanicek, forcer la mue

Faut-il encore présenter le phénomène Vermines (Sebastien Vanicek, 2023) ? Si vous êtes amateurs de cinéma de genres est intéressé par cette épineuse question de la revitalisation de l’imaginaire du cinéma français, vous n’êtes certainement pas passé à côté de ce film d’horreur made in France qui a mis tout le monde d’accord. Quelques jours après son incroyable nomination au César du Meilleur Premier Film, nous revenons avec le réalisateur Sébastien Vanicek sur ses débuts, la fabrication du film, les grands sujets qui le traverse et l’accueil inespéré pour un film d’invasion araignée qui pourrait, on l’espère, faire date dans l’Histoire des cinémas de genres français.


[Entretien] René Manzor, raconteur d’histoires

Faire “L’Etat des Lieux des cinémas de genres français” comme on ambitionne de le faire, modestement, depuis des années, pourrait s’arrêter à en traiter la plus vive actualité, ce qui frémit. Pourtant, à notre sens, pour mieux comprendre où nous en sommes et vers où nous allons, il convient certainement de regarder aussi en arrière, de repenser à toutes ces étapes charnières où après un ou plusieurs beaux essais, la transformation attendue n’a pas eu lieu. René Manzor est de ces cinéastes dont on peine à comprendre que le cinéma français, n’ait pas su pleinement reconnaître le talent. Qu’on se le dise, avec un regard rétrospectif sur sa filmographie, c’est tout bonnement une anomalie qui ne s’explique pas. Du Passage à 36.15 Code Père Noël, d’un Amour de Sorcière à Dédales en passant par ses aventures américaines notamment sur la série Young Indiana Jones, nous avons eu l’immense plaisir et chance de richement discuter avec René Manzor. Un entretien sans fard mais aussi sans aigreur aucune, à l’image du cinéaste : généreux.  

Portrait de René Manzor sur fond noir.

L'acteur Bastien Garcia Installe sa caméra tout sourire, à quelques mètres d'un binôme, homme et femme, de commerciaux qui semblent l'attendre ; scène du film Stéphane.

[Entretien] Timothée Hochet & Lucas Pastor, Voyage en Malaisie

Récompensé par le prix des lecteurs Mad Movies il y a deux ans au PIFFF, l’OVNI cinématographique Stéphane, réalisé par Timothée Hochet et Lucas Pastor, nous a surpris et impressionné lors de sa projection en novembre dernier au cinéma Le Méliès de Montreuil. Retour sur la conception de ce film fou en compagnie de ses deux créateurs issus du youtube game.


[Entretien] Martin Jauvat, Hors Zone

Grand Paris, le premier long métrage de Martin Jauvat suivant les aventures de Renard et Leslie, deux habitants de Chelles partant à l’aventure au fil des transports en commun de la région Ile de France, était sans doute une des propositions les plus audacieuses de l’année mêlant comédie, aventure et science- fiction. Alors que la fin d’année approche, et avec elle la saison des prix et des « tops 10 », Fais Pas Genre a proposé un entretien à Martin Jauvat pour discuter de son étonnant premier film.

Contre-plongée sur Martin Jauvat, souriant en jogging rose, et Mahamadou Sangaré, soucieux en jogging bleu, marchant dans le film Grand Paris.

Le vampire du film Le vourdalak, réalisé par Adrien Beau, mort un enfant dans un pâle clair-obscur.

[Entretien] Adrien Beau, Gloire à la Matière

Conte gothique et récit de « proto-vampire » sorti des bois du cinéma français, Le Vourdalak est un impressionnant et singulier premier long-métrage, auquel peu de choses nous avait préparé lors de sa découverte. Mais après ce contact avec la « créature » – il n’aime pas ce terme – encore moins de choses nous avait préparé à la rencontre avec son créateur, Adrien Beau.