Coupez !

Michel Hazanavicius se lance dans le remake d’un film de zombie sur le tournage d’un film de zombie. Du méta au carré pour l’ouverture du 75e Festival de Cannes.


Dans un couloir sombre et indéfini, une petite fille blonde chuchote à l'oreille de Benoît Poelvoorde, penché vers elle, le visage tourné vers sa gauche ; scène du film Inexorable.

Inexorable

Fabrice Du Welz, ne semble pas totalement en avoir fini avec les personnages torturés et la forêt des Ardennes, et il nous le prouve avec son septième long-métrage, thriller psychologique, brassant les nombreuses influences et les thématiques fétiches du réalisateur.


Belphégor (1927)

Dans sa volonté de rendre encore plus accessible son catalogue de patrimoine, Pathé ressort Belphégor (1927) de Henri Desfontaines, dans une édition Blu-Ray. Avec ce véritable écrin d’un cinéma de genre français des années 30 : plongez, tête la première, dans cet objet curieux et profondément marqué par son époque.


Cinq étudiants nous font face, en uniforme beige à la cravate rouge ; ils portent tous un collier en métal et une mine revancharde ; plan issu du film Battle Royale.

Battle Royale

Dans le cadre des projections Aux Frontières du Méliès au cinéma Le Méliès de Montreuil dont Fais Pas Genre est partenaire, nous avons le plaisir de présenter la séance offrant le mythique et furieux Battle Royale (Kinji Fukasaku, 2000), ce samedi 14 mai 2022 à 20h30 : l’opportunité était trop belle d’évoquer entre nos lignes un des longs-métrages les plus puissants, certainement, sur la question de la jeunesse.


Vu en ombre chinoise, une silhouette masculine conduit un pousse-pousse ; en surimpression, une roue de pousse-pousse ; plan issu du film L'homme au pousse-pousse.

L’Homme au pousse-pousse

Après la ressortie, en salles puis en vidéo, de sa Trilogie de Musaishi, Carlotta Films ressort en édition physique deux films en un de Hiroshi Inagaki : L’Homme au pousse-pousse. Une déclinaison en deux temps, entre 1943 et 1958 – cette dernière version récompensée d’un Lion d’Or à Venise – d’un récit romanesque et chaleureux sur la parentalité.


Sam Raimi sur le tournage de Spiderman, donne ses consignes à Tobey Maguire déguisé en Spiderman et Kirsten Dunst, en robe chinoise ; tous deux vus de dos.

Faut-il sauver le soldat Raimi ?

Alors que Docteur Strange in the Multiverse of Madness (Sam Raimi, 2022) – est en salles, on essaye de répondre à des questions que l’on se pose depuis bientôt quinze ans : As-t-on définitivement perdu Sam Raimi ? A-t-il été remplacé par un variant multiversel de lui-même ? En d’autres termes : Faut-il (encore) sauver le Soldat Raimi ?


Michael Rooker, vu de dos, se regarde dans le miroir, dans une salle de bains en briques rouges, dans le film Henry portrait d'un serial killer.

Henry, portrait d’un serial killer

Après Schizophrenia (Gerald Kargl, 1983), le catalogue de Carlotta s’octroie un autre incroyable portrait intérieur d’assassin avec la nouvelle restauration blu-ray d’Henry, Portrait d’un serial killer (John McNaughton, 1986).


Le coq sosie d'Elvis Presley du film Rock-O-Rico sur scène, micro à la main.

Rock-O-Rico

Grâce à la ressortie Blu-Ray de Rock-O-Rico par Rimini Éditions ce mois-ci, petits et grands ont la possibilité de (re)découvrir ce film trop méconnu de Don Bluth. L’occasion de nous rappeler le talent et l’audace de l’animateur souvent érigé en « anti-Disney ».


La marionnette difforme du film Frank & Zed, composée de chairs en sang, d'un oeil, et d'une chevelure anarchique.

Frank & Zed

Les fans de sang et de tripes vont en avoir pour leurs deniers avec cette production anglaise, Frank & Zed (Jesse Blanchard, 2020), délire gore et régressif qui hurle son amour pour le cinéma gothique et le Muppet Show. On vous parle de ce film délirant vu au Festival Grindhouse Paradise de Toulouse.


Les deux plongeurs du film The Deep House, réalisé par Alexandre Bustillo et Julien Maury, atteignent une voiture immergée qu'ils inspectent avec des lampes-torche.

Alexandre Bustillo & Julien Maury, en profondeur

Les prolifiques Alexandre Bustillo et Julien Maury comptent parmi les piliers du genre « frontal » en France. L’an dernier, ils ont certainement signé leur meilleur film avec The Deep House, un concept fou d’urbex dans une maison hantée engloutie au fond d’un lac. Le scénario est dégraissé et rigoureux, la technicité et le découpage y sont irréprochables et le production design clairement magnifique. Les deux collaborateurs font preuve d’une indéniable générosité bis, avec un sens du suspense étouffant et une claustrophobie qui montent dans un crescendo incroyable – on n’avait pas été aussi oppressés dans le genre depuis The Descent (Neil Marshall, 2005). On a eu la chance de les croiser en clôture du Festival Grindhouse Paradise 2021 et de pouvoir discuter avec eux.


Un savant fou portant une masque chirurgical ensanglanté et des lunettes à reflet qui empêchent de voir ses yeux, tend sa main au dessus d'un cobaye sur la table d'opération, indéfinissable, mi-organique mi-machine ; scène du film Mad god.

Mad God

Au cours des trente dernières années, Phil Tippett, le grand créateur d’effets spéciaux – la saga Star Wars, Jurassic Park, Robocop, Starship Troopers… – a travaillé dur sur le projet d’une vie, son long-métrage Mad God, un film d’animation expérimental en stop motion se déroulant dans un « monde fantôme de l’humanité ». L’artiste de génie fut récemment mis à l’honneur dans un documentaire de Gilles Penso et Alexandre Poncet. Ce dernier – que nous avions interviewé – dit du film du maître qu’il est une « expérience très difficile à décrire ». Xavier Colon de la programmation du PIFFF va jusqu’à parler de « SFX porn ». Préparez-vous à entrer dans un univers beau, sale et viscérale, habité par des monstres, des scientifiques fous et des cochons de guerre…


Dans le film La guerre des mondes de Steven Spielberg, Tom Cruise regarde en l'air, la mine sereine, sa fille blonde dans les bras.

Evolution du cercle familial chez Spielberg

A l’occasion de la sortie en vidéo de West Side Story (2021) revenons sur l’évolution de la cellule familiale qui est l’une, si ce n’est LA thématique qui traverse la filmographie de Steven Spielberg.


Plongé dans un violent clair-obscur noir et rouge, une femme démon ensanglantée et au visage possédé regarde droit dans l'objectif de la caméra du film Démons.

Démons 1 & 2

Alors que Carlotta réédite Démons (Demoni, 1985) et sa suite Démons 2 (1986) de Lamberto Bava, des classiques intenses et énergiques du cinéma gore. Nous avions déjà pu jeter un coup d’œil sur la copie restaurée du premier volet lors du PIFFF en décembre 2021. Produit par Dario Argento, ces films oscillent entre réflexivité et contamination, saupoudré d’une grande dose de grand-guignolesque à la Evil Dead (Sam Raimi, 1981), Gremlins (Joe Dante, 1981) ou Frissons (David Cronenberg, 1975). Par une parfaite mise en abîme, on assiste à l’exploitation bis dans toute sa splendeur. Lamberto Bava pastiche les codes en même temps qu’il rend un splendide hommage à l’héritage de ses prédécesseurs, notamment son père, Mario Bava, l’inventeur du giallo.