Scooby !

La bande de jeunes fouineurs et leur maudit chien est de retour sur le grand écran après plus de quinze ans d’absence, cette fois sous forme animée. Sous ses airs d’aventures rocambolesques pour enfants, ce Scooby-Doo nouvel formule cache quelques (bonnes) surprises.


Blue Collar

En 2020, Paul Schrader n’a jamais été aussi populaire. Il était temps de remettre un peu de lumière sur cette figure majeure du Nouvel Hollywood. Car celui qui s’envisageait comme un critique redoutable est surtout connu en tant que philosophe du scénario. Il est ainsi responsable de plusieurs chocs cinématographiques dont l’évidence, Taxi Driver (Martin Scorsese, 1976). Mais toute sa rage et sa culpabilité, il l’a également déversé à l’écran en se plaçant lui-même derrière la caméra. Avec son premier long, Blue Collar (1978), Schrader ne plonge pas vraiment dans le style disco punk expérimental qui définira ses œuvres des années 80. On est alors en 1978, et l’alors apprenti cinéaste prouve que, loin de la rouille, fausse neutralité peut rimer avec subversion corrosive.


Le réalisateur Alexandre Poncet pose entre deux squelettes de maquettes - un dinosaure et un gorille sur un socle - pour son documentaire sur Phil Tippett.

Alexandre Poncet, sur le Phil

Depuis sa plus tendre enfance, Alexandre Poncet est un amoureux des monstres et des effets spéciaux. Il l’a bien sûr prouvé en prêtant sa plume à la revue Mad Movies. Mais depuis 2009, avec son comparse Gilles Penso, il s’est lancé dans l’aventure du documentaire. Après Ray Harryhausen – Le Titan des effets spéciaux (2011) et Le Complexe de Frankenstein (2016), il nous parle dans ce long entretien de son dernier bébé, Phil Tippett : Des rêves et des monstres. L’occasion de revenir avec lui sur sa rencontre et son rapport avec ce dernier représentant d’un artisanat perdu, grand magicien de la stop motion – l’animation image par image – concepteur d’une vraie galerie de créatures magistrales et symbole de tout un pan de l’histoire des effets spéciaux.


Un géant de pierre vêtu comme un guerrier japonais, au visage renfermé et vert, sous un ciel nuageux, scène de la trilogie Majin.

Trilogie Majin

Les gros matous du Chat qui Fume offre un coffret plus qu’énorme à la trilogie des Majin, série mythique mais néanmoins méconnu du cinéma d’exploitation japonais, mêlant les codes du Kaiju Eiga (films de montres géants) et du Jidai Geki (film sur le Japon Médiéval).


Brian Kelly sur son cheval tire Fabrizio Moroni relié par une corde les mains liées, scène dans le désert du film Tire, Django, tire.

Tire, Django, tire

Artus Films poursuit sa fringante collection Western Européen avec un spaghetti signé Corbucci mais Bruno, pas Sergio, son frère : Tire, Django, tire (1968) ou le road movie désertique de deux hommes qui s’aiment et se détestent tandis que des bandits, traînant avec eux les fantômes de la Guerre de Sécession, leur colle aux basques. Un homme et un homme Dans la famille Corbucci, on demande Sergio, célèbre artisan de la série B transalpine et […]


Une jeune femme prostrée dans une caisse en bois, en bordure de fortet, sous la surveillance d'un homme à côté, accroupie, une mitraillette à la main, scène du film The Hunt.

The Hunt

Sous la houlette de Blumhouse, Craig Zobel nous invite à une chasse à l’homme sanguinaire avec The Hunt (2020). Cette relecture des Chasses du Comte Zaroff (Ernest B. Schoedsack et Irving Pichel, 1932), placée à l’ère des réseaux sociaux et du complotisme, se veut une puissante satire de l’Amérique sur fond de série B à concept. Certes, The Hunt a bien fait grincer des dents aux USA – la promotion et les affiches n’ont pas manqué de le rappeler – mais toute cette controverse est-elle vraiment méritée ?


La famille de la série Japan Sinks 2020 pose devant des bâtiments abandonnés et un pont désert.

Japan Sinks 2020

Animé-catastrophe mais avant tout drame familial intimiste au cœur d’un Japon supposé insubmersible, Japan Sinks 2020 témoigne une fois de plus de l’esprit fécond et imprévisible de Masaaki Yuasa.


Clara enlace les épaules de Danny sur un fond de crépuscule et de forêt, scène du fim Bluebird.

Bluebird

Initialement prévu pour les salles obscures, le premier film du romancier et scénariste Jérémie Guez, intitulé Bluebird et battant pavillon chez The Jokers, s’offre une sortie directement en VOD. Idéal pour ne pas passer à côté de ce faux revenge movie mais vrai thriller.


La fille aux cheveux noirs et à la robe rouge du film The Night Is Short, Walk On Girl se ballade dans un chemin boisé aux arbres jaunes.

The Night Is Short Walk On Girl

Certainement l’un des réalisateurs de films d’animations contemporains les plus intéressants, le nom de Masaaki Yuasa n’est pas forcément très connu du grand public. Une erreur à réparer de toute urgence avec l’un de ses projets les plus accessibles et paradoxalement, les plus parlant quant à son style : “The Night is Short, Walk on Girl” disponible sur Netflix et dont on vous dit ce que l’on en a pensé.


Au premier plan à droite, une épée large et rouillée plantée dans le sol, au second plan à gauche, un chevalier blond s'approche, scène de Final Fantasy VII : Advent Children.e et rouillée plantée dans le sol, au second plan à gauche, un chevalier blond s'approche, scène de Final Fantasy.

Final Fantasy, de ta console au cinéma

Final Fantasy, avec plus de trente ans d’existence est une des séries vidéoludiques les plus emblématiques du jeu vidéo Japonais. Poussant régulièrement les limites graphiques, portant une attention extrême à la narration, il n’était pas étonnant que la franchise fasse quelques incursions dans le cinéma d’animation. Préparez vos chocobos, sortez vos plus belles materia, c’est l’heure de sortir Final Fantasy sur grand écran.


La jeune Dora Szinetar dans une chambre à la lumière rouge, les yeux dans le vide, dans le fond, trois bougies, scène angoissante du film Laurin.

Laurin

L’éditeur Le Chat qui Fume exhume, et c’est le cas de le dire, un véritable chef-d’oeuvre oublié du cinéma de genres allemand. Faites nous confiance, ce Laurin vaut plus qu’un coup d’oeil. On vous dit pourquoi.


Maureen O'Hara et Clark Gable enlacés dans le film Autant en emporte le vent.

Les plateformes sont-elles les nouveaux censeurs ?

La récente polémique autour du retrait (puis du retour) de Autant en Emporte le Vent (Victor Flemming, 1939) de la nouvelle plateforme HBO MAX – détenue par le groupe Warner Bros – s’ajoute à une flopée de cas similaires déjà constatés chez ses principaux concurrents. L’occasion alors, d’essayer de répondre à la question que tout le monde se pose : les plateformes sont-elles (vraiment) les nouveaux censeurs ?