L’Analog Horror doit-elle « no clip » vers Hollywood ?   Mise à jour récente !

| ANALYSE | Avec la sortie récente de Backrooms, une forme de renouveau s’installe dans le cinéma d’horreur américain. Si les YouTubeurs s’en emparent déjà depuis quelques années, un genre est né directement des tréfonds d’internet : l’analog horror. De là s’engage une problématique à faire serrer les dents : est-il vraiment un genre adapté au cinéma ?


Un homme en tee shirt blanc (Wagner Moura) pose sa main sur une vitre ou coule de l'eau. Il semble inquiet et soucieux

Le Dernier Refuge   Mise à jour récente !

| DANS TON SALON | Tout juste arrivé dans le catalogue de la plateforme au N rouge, le nouveau film de Louis Leterrier – aka le frenchy le plus en vogue d’Hollywood depuis des années – surprend par son audace formelle et la profondeur progressive de ses thématiques.


Meurtre mode d’emploi • Saison 2

| LA LUCARNE | Si nous avions presque oublié jusqu’à son existence, on se rappelle avoir été plutôt convaincus par la première saison de « Meurtre Mode d’emploi » (Poppy Cogan, depuis 2024), sorte d’enquête parmi les ados d’une bourgade britannique portée par une apprentie Sherlock Holmes. Netflix dégaine la seconde saison et… c’est plus compliqué.

Pip Fitz-Amobi dans un décor rouge entourée par des rideaux, tournant le dos au spectateur.

L'héroïne réfléchit sur ses recherches accrochées sur les vitres.

Monolith

| LA LUCARNE | De prime abord, « Monolith » (Matt Vesely, 2022) semble asseoir son récit sur une opposition narrative programmatique, celle du journalisme d’investigation confronté au format du podcast sensationnaliste, ou de la recherche de la vérité factuelle face aux dérives des théories du complot. Pourtant, derrière cette dichotomie réductrice et un poil cliché, qui sert de point de départ, le huis clos de Matt Vesely tisse une toile psychologique obsédante. En s’emparant des codes de l’horreur auditive, le cinéaste explore avec brio la porosité de nos esprits face à la croyance.


[Entretien] Rick Baker, monstre sacré

| ENTRETIEN | Maquilleur de génie, ayant toute sa carrière repoussé les limites de son art, Rick Baker a notamment oeuvré à la création de masques et créatures mythiques du cinéma de genres : du « Loup Garou de Londres » en passant par « La Planète des Singes » de Tim Burton, des créatures de « Gremlins 2 » au bestiaire alien de « Men in Black », entre beaucoup d’autres. Que dire d’autre sinon que c’est un véritable honneur pour nous d’avoir eu l’occasion de nous entretenir avec cette légende vivante.

Rick Baker travaillant sur l'un des masques de primates de La Planète des Singes de Tim Burton

Un plésiosaure en latex surgit d'un lac brumeux face à une femme brune apeurée dans un canoé de fortune

Les Monstres de la préhistoire

| VIDEOCLUB | « Les Dents de la mer » (Steven Spielberg, 1975), premier vrai blockbuster horrifique à grand spectacle, a durablement redéfini le genre du « film de grosse bébête » , y compris son cousin nippon le kaiju eiga, enfant de l’atome et de « Godzilla » (Ishiro Honda, 1954). « Les monstres de la préhistoire » (Junji Kurata, 1977) est une tentative de la Toei de moderniser un genre vieillissant en s’inspirant de la recette américaine. Roboto Films nous permet aujourd’hui de redécouvrir cette curiosité restaurée sur Blu-ray.