Seule contre la mafia   Mise à jour récente !

| VIDEOCLUB | Après avoir remis en lumière plusieurs de ses polars et thrillers politiques, Artus Films poursuit son exploration de l’œuvre de Damiano Damiani avec « Seule contre la mafia » (1970). Le cinéaste italien y fait du refus d’une adolescente le point de départ d’un affrontement avec l’ordre mafieux et patriarcal. Pour son premier rôle au cinéma, Ornella Muti, alors âgée de seulement 14 ans, incarne une héroïne tragique dont le destin fait directement écho à l’affaire Franca Viola, qui avait secoué la Sicile quelques années plus tôt. Direction les rues de Cinisi.


Des personnages observent une menace à travers les vitres d'un bâtiment dans le film Hope de Na Hong-jin.

Hope   Mise à jour récente !

| EN SALLES | Le nouveau long-métrage de Na Hong-jin, précédemment derrière The Strangers (Na Hong-jin, 2016), nous plonge dans Hope, une bourgade rurale et portuaire située à la lisière hautement inflammable de la frontière nord-coréenne. Lorsqu’une bête mystérieuse décime le bétail, un trio d’habitants se lance dans une traque impitoyable. Mais ce qui débute comme un âpre polar se mue rapidement en un maelström cinématographique d’une ampleur colossale. Maintenant que la surprise cannoise est passée, il est temps de décortiquer l’un des grands films FPG de l’année.


[Entretien] Marion Le Corroller, l’horreur dans la peau   Mise à jour récente !

| ENTRETIEN | Présenté en première mondiale en Séance de Minuit à Cannes, Sanguine (2026) vient de décrocher le prix du meilleur film à Sitges ; une belle consécration pour sa réalisatrice Marion Le Corroller. Fable horrifique aussi sanglante que survoltée, son premier long-métrage débarque enfin dans nos salles, dénonçant un capitalisme qui épuise la chair jusqu’à la faire muter. La cinéaste s’affirme ainsi comme l’un des nouveaux visages du body horror français. L’occasion pour nous de discuter avec elle des corps malmenés par le travail, des rapports entre femmes et de ce que le regard féminin peut apporter à la représentation de la monstruosité.


Éric Judor, vêtu d'un costume médiéval et portant une longue perruque blonde ainsi qu'un diadème, incarne un personnage elfique dans Le Roi du Game.

[Entretien] Eric Judor, King of Comedy   Mise à jour récente !

| ENTRETIEN | Neuf ans après l’hilarant « Problemos » (2017), le Roi Judor est de retour avec une comédie qui porte bien son nom : « Le Roi du Game » (2026). En s’infiltrant dans l’univers de l’heroic fantasy et des pratiquants de jeu de rôle grandeur nature (GN), l’acteur-réalisateur offre une nouvelle itération à son habituel personnage, plus tendre sûrement, mais toujours aussi drôle.


Les Maîtres de l’univers

| DANS TON SALON | On pensait que la Cannon avait définitivement enterré la franchise Mattel avec Les Maîtres de l’univers (Gary Goddard, 1987), superbe nanar (ces deux termes n’étant ici pas incompatibles) porté par l’inexpressif et néanmoins musculeux Dolph Lundgren. Après plusieurs projets avortés, ce sont finalement les studios Amazon MGM qui ont hérité de la lourde tâche de donner un successeur au fiasco produit par la société de Menahem Golan et Yoram Globus.


Une main ensanglantée dépasse du sable ; sur une plage ; plan issu du film le silence qui tue de Denny Harris.

Le silence qui tue

| VIDEOCLUB | Sorti un an après Halloween, la nuit des masques (John Carpenter, 1978), Le silence qui tue (Denny Harris, 1979) fait partie de la première vague des slashers, à une époque où le dézingage de jeunes Américains par un psychopathe n’était pas encore devenu un cliché. Longtemps resté invisible chez nous, le film restauré ressort enfin chez Esc sous différents formats.