Psycho Goreman

Le festival Grindhouse paradise s’est offert une petite parenthèse d’humour intergalactique en diffusant le film canadien Psycho Goreman (Steven Kostanski, 2020). L’histoire tourne autour de Mimi, enfant fantasque accompagnée de son frère Luke, qui trouve dans son jardin une pierre magique capable de contrôler un extraterrestre cruel et sanguinaire. Ce scénario vous semble complètement infantile, digne des vieux dessins animés des années 80/90 ? C’est normal, c’est le but totalement assumé de ce long métrage complètement psychédélique. Avec le gore en plus.


A gauche, nous voyons les jambes d'une femme, de dos, qui tient dans la main une serpe ensanglantée ; à droite, sa victime apeurée, une jeune femme aux cheveux longs, les mains sur le sol d'une pièce qui ressemble à un salon vide ; scène du film The queen of black magic.

The Queen of black magic 

Le festival Grindhouse Paradise nous a offert une jolie séance de trouille nocturne avec The Queen of black magic (Kimo Stamboel, 2019) film possédant tous les éléments du film d’horreur parfait d’après minuit. Remake du film éponyme de 1981, ce long métrage nous entraine sur les terres indonésiennes pour une petite initiation à la magie noire.


Plan rapproché-épaule sur Eve qui hurle, les traits de son visage sont défaits par une angoisse mêlée de folie dans le film Hunted.

Hunted

Présenté en séance d’ouverture du festival Grindhouse Paradise de Toulouse et déjà passé l’an dernier par L’Étrange Festival, Hunted (Vincent Parronaud, 2021) est un survival forestier balisé par des concepts connus du rape and revenge – l’histoire d’Eve, jeune femme victime d’un maniaque qui la poursuit à travers une immense forêt pour en faire la star non consentante de son prochain snuff movie – mais qui surprend par ses pas de côté vers une représentation fantastique proche du conte.


Le policier Sysoy dans une rame de métro où tout le monde est assis sauf lui, l'air inquiet et alerte dans le film On the job 2.

On the Job 2 : the Missing 8

Huit ans après le premier opus, le réalisateur philippin Erick Matti offre une suite à son On the Job qui entend dénoncer, avec plus de virulence que son prédécesseur, la corruption qui gangrène son pays.


Gros plan sur le visage inquiet d'Enid Baines, qui scrute sur le mur un cercle de lumière bleue turquoise ; plan du film Censor.

Censor

Présenté dans la section Mondovision de l’Etrange Festival, Censor, premier long-métrage de la cinéaste galloise Prano Bailey-Bond, a de bicéphale qu’il intrigue et intéresse avant de fortement décevoir. Un film dont on sort avec l’amer sensation que derrière ce film moyen, se cachait la potentialité d’un très grand film.


Une femme pose sa joue contre le museau d'une brebis portant une couronne de fleurs sur le crâne ; scène du film Lamb.

Lamb

D’abord passé par Un Certain Regard cette année à Cannes, avant de désormais rejoindre la Compétition de l’Étrange Festival, les promesses en matière de folk-horror entourant Lamb l’avait placé en tête de liste de nos plus grosses attentes d’autant plus que l’on a tendance à apprécier les oeuvres produites par le studio A24. Hélas, malgré l’inspiration des légendes islandaises qui nimbe son récit et la présence intrigante de Noomi Rapace, ce premier film de Valdimar Jóhannsson déçoit par sa fadeur, la schizophrénie de son écriture et la pose de sa mise en scène.


Ultrasound

Premier film vu à L’Etrange Festival où il est présenté en Compétition, nous vous parlons du maîtrisé premier long-métrage de Rob Schroeder : “Ultrason”. Un cauchemar Lynchien dont l’esthétique tortueuse et les partis pris radicaux vont, à coup sûr, perturbés les spectateurs qui oseront s’y frotter. 


Apocalypse Show, quand l’Amérique s’effondre (Livre)

Playlist Society s’aventure sur le terrain ultra-populaire des séries apocalyptiques américaines avec Apocalypse Show, quand l’Amérique s’effondre, premier essai prometteur d’Anne-Lise Melquiond à paraitre le 7 septembre.


Cure

En ressortant Cure (Kiyoshi Kurosawa, 1997) en Blu-ray dans une nouvelle restauration, Carlotta Films remet sur le devant de la scène un polar poisseux, où la J-horror et le fantastique s’immiscent dans le Japon contemporain. En prolongeant, par le surnaturel, le film noir vers le thriller, Kiyoshi Kurosawa signe un film hautement sensoriel – volontairement hypnotique – où la folie dans laquelle basculent ses personnages est pensée comme un bug : une irruption fugace mais révélatrice de nos sombres bas-instincts.


Ashley Greene Khoury est dans sa baignoire, les yeux clos dans une lumière tamisée ; scène du film Aftermath.

Aftermath

Un couple emménage dans une nouvelle maison et entend des bruits suspects. Le pitch ne vous fait pas lever les yeux au ciel ? Foncez à vos risques et périls regarder le téléfilm M6… ah non, pardon, l’énième nanar Netflix Aftermath (Peter Winther, 2021).


Ang Lee cadre Will Smith, accroupi devant lui.

Nathalie Bittinger, étude du cas Ang Lee

Apres avoir publié un riche Dictionnaire des cinémas chinois, Nathalie Bittinger se penche cette fois plus particulièrement sur Ang Lee. Du film d’art martiaux au western, du heritage film au film de super-héros, le cinéaste s’est essayé a quasiment tous les genres. Retour sur un parcours qui fait vraiment pas genre avec l’autrice de “Ang Lee: Taïwan / Hollywood, une odyssée cinématographique” publié par Hémisphères Editions.