Entretiens

Avant de s’appeler « Fais pas Genre » on s’appelait « Intervista » et intervista ça veut dire Interview. C’est donc ici que vous trouverez nos interviews, entretiens ou compte rendus de masterclass.


[Entretien] Laurent Hopman & Renaud Roche, Les Guerres de Lucas

Comment passer outre le succès phénoménal et mérité des deux tomes (bientôt trois) de Les Guerres de Lucas. Cette plongée intime et passionnante dans le quotidien et la tête de George Lucas alors qu’il fabrique les trois premiers volets de la mythique saga Star Wars doit sa réussite à la combinaison alchimique de l’écriture documentée, précise et sensible de Laurent Hopman et du dessin vibrant et cinématographique de Renaud Roche. Ils ont accepté notre invitation pour discuter longuement de leur travail et plus généralement de l’œuvre à laquelle ils rendent hommage.

George Lucas observe le grand robot TB-TT évoluant dans la neige, dans la bande dessinée Les guerres de Lucas.

Des akènes de pissenlit sur une planète de glaces dans Planètes de Mamoko Seto.

[Entretien] Momoko Seto, semeuse de galaxies

Son premier long-métrage intitulé Planètes nous avait véritablement subjugués lors du dernier Festival de Cannes – où il était venu clôturer formidablement la sélection de la Semaine de la Critique. Difficile de rester insensible à la beauté visuelle et sonore de cette fable animiste narrant le périple de quatre akènes de pissenlit à travers le cosmos, à la recherche d’une nouvelle terre fertile où germer. A la lisière des genres et des formes, entre cinéma d’animation et documentaire animalier, entre science-fiction et « fiction-science », Planètes donne à voir une galaxie pas si lointaine, celle qui se dissimule juste sous nos pieds, provoquant épiphanie et vertiges autant esthétiques qu’émotionnels. Sa réalisatrice, Momoko Seto, a accepté de discuter très longuement avec nous de la fabrication de cet objet filmique hybride, qui est sans nul doute, pour nous, d’ores et déjà l’un des grands films de l’année.


Jan Kounen, l’homme qui réfléchit

Réalisateur insaisissable et imprévisible, Jan Kounen nous a accordé une interview accompagnant la sortie vidéo de « L’Homme qui rétrécit » (2025) où il revient avec passion sur son parcours, ses influences et ses aspirations. Le témoignage fleuve d’un cinéaste précieux comme il en existe peu dans le paysage cinématographique français.

Jean Duajrdin miniaturisé sur un fauteuil dans le film L'homme qui rétrécit réalisé par Jan Kounen.

Une jeune femme torse nu a la peau couverte de boue, regarde vers l'horizon d'un air absent ; plan issu du film Que ma volonté soit faite.

Julia Kowalski, exploration du désir

Après avoir fait frissonner cette année la Quinzaine des Cinéastes, « Que ma volonté soit faite » (Julia Kowalski, 2025) sort enfin dans les salles obscures pour nous plonger dans une campagne froide, boueuse et malaisante. Si le personnage de Nawojka nous évoque forcément celui de « Carrie, au bal du diable » (Brian de Palma, 1976), c’est grâce à cette figure féminine dotée d’un pouvoir terrifiant. Nous avons tenté de lever le voile sur cet inquiétant pouvoir au cours d’un entretien avec sa réalisatrice, Julia Kowalski.


[Masterclass] Bill Plympton, l’Underdog du Cinéma d’Animation

Pour accompagner la sortie de son nouveau long-métrage Duel à Monte-Carlo Del Norte (2025), l’underdog du cinéma d’animation américain Bill Plympton a, pendant sa tournée d’avant-premières françaises, posé ses valises à la 24e Fête de l’animation d’Amiens. Le temps d’une masterclass, il est revenu sur son parcours, ses inspirations et sa méthode, tout ça entrecoupé de démonstrations en live de son coup de crayon, autant que de sa générosité.

Un cowboy marche devant une foule de badauds dans Duel a Monte Carlo del Norte de Bill Plympton.

Michael Ironside dans Scanners de David Cronenberg

[Entretien] Michael Ironside, légende du cirque

De toutes les personnalités avec qui l’on a eu l’occasion de s’entretenir jusqu’alors sur Fais pas Genre, Michael Ironside est certainement celui qui s’apparente le plus à ce qu’on appelle communément une légende. Si cet acteur a marqué notre génération de cinéphiles, c’est – fait notoire – essentiellement dans des seconds rôles marquants voir cultes, dans des films qui le sont tout autant : de « Scanners » (David Cronenberg, 1981) à « Top Gun » (Tony Scott, 1986) en passant par « Total Recall » (Paul Verhoeven, 1990) et « Starship Troopers » (Paul Verhoeven, 1997). Une carrière difficile à résumer à ces quatre rôles puisque le bonhomme a oeuvré sur plus de 300 films dont récemment le très fun « Turbo Kid » (RKSS, 2015). S’il était impossible de revenir en détails sur l’ensemble de sa carrière à moins de l’accaparer pendant quatorze heures, il a accepté de se livrer sans filtre sur son expérience au sein de l’industrie cinématographique qu’il appelle « le cirque ».