Etat des lieux des cinémas de genres français

Depuis plusieurs années, Fais pas Genre ! ambitionne de dresser un état des lieux des cinémas de genres français en s’entretenant avec ses acteurs d’hier et d’aujourd’hui.


Jan Kounen, l’homme qui réfléchit   Mise à jour récente !

Réalisateur insaisissable et imprévisible, Jan Kounen nous a accordé une interview accompagnant la sortie vidéo de « L’Homme qui rétrécit » (2025) où il revient avec passion sur son parcours, ses influences et ses aspirations. Le témoignage fleuve d’un cinéaste précieux comme il en existe peu dans le paysage cinématographique français.


Une jeune femme torse nu a la peau couverte de boue, regarde vers l'horizon d'un air absent ; plan issu du film Que ma volonté soit faite.

Julia Kowalski, exploration du désir

Après avoir fait frissonner cette année la Quinzaine des Cinéastes, « Que ma volonté soit faite » (Julia Kowalski, 2025) sort enfin dans les salles obscures pour nous plonger dans une campagne froide, boueuse et malaisante. Si le personnage de Nawojka nous évoque forcément celui de « Carrie, au bal du diable » (Brian de Palma, 1976), c’est grâce à cette figure féminine dotée d’un pouvoir terrifiant. Nous avons tenté de lever le voile sur cet inquiétant pouvoir au cours d’un entretien avec sa réalisatrice, Julia Kowalski.


[Entretien] Ovidie, permuter les genres

Réalisatrice, scénariste, actrice, écrivaine, docteure en lettre, journaliste… Ovidie décortique les multiples facettes de la sexualité à travers un large éventail de formats : essais percutants, podcasts intimistes, documentaires révélateurs, en prise de vues réelles comme en animation, et maintenant une série de fiction : Des gens bien ordinaires (2022) marque son entrée fracassante en tant que réalisatrice de cinémas de genre — une dystopie naturaliste grinçante dans un monde du porno inversé, dominé par les femmes, et un contre-pied assumé, librement inspiré de sa propre expérience dans le milieu.

Dessin représentant le visage d'Ovidie "retouché" par des mains gantées de chirurgien, approchant scalpel et autres outils médicaux.

Un homme allongé dans la nuit obscure, observe son sa main qui illumine ; scène du film La montagne de Thomas Salvador.

[Entretien] Thomas Salvador, le fantastique encore et en corps

Acrobate, alpiniste, nageur, héritier du burlesque ? On ne sait comment le définir mais une chose est sûre, depuis des années Thomas Salvador explore les cinémas de genres par des voies dérivées : film de super-héros écologique avec « Vincent n’a pas d’écailles » (2014) et voyage fantastico-introspectif avec « La Montagne » (2022). Nous avons eu la chance de le rencontrer à l’occasion de sa venue au Ciné Saint-Leu à Amiens.


[Entretien] Alexis Langlois, mélodrama-queen

Voilà quelques années maintenant qu’Alexis Langlois se démarque grâce à ses courts-métrages comme une des figures montantes d’un cinéma underground, punk et queer. En franchissant le cap du long avec « Les Reines du Drame » (2024), le flambeau porté par John Waters, Bruce LaBruce, Gregg Araki et tous les autres semble entre de bonnes mains.

Plan rapproché-poitrine sur Louiza Aura sur scène, micro aux lèvres, dans Les reines du drame réalisé par Alexis Langlois.

[Entretien] Aurélia Mengin, cinéma brut

Fort d’une importante tournée des festivals à l’international pour son second long-métrage, Scarlet Blue (2023), et des préparatifs de la quinzième édition de son festival Même Pas Peur qui aura lieu en février prochain, Aurélia Mengin connaît une actualité mouvementée. Véritable outsider d’un paysage français qui la maintient à l’écart, la cinéaste réunionnaise nous témoigne ici de la force qu’elle tire de sa marginalité, mais aussi des violences subies dans ce parcours en dents de scie.