Dissection de l’Acteur/l’Actrice

Cette catégorie tente de disséquer les carrières d’acteurs et actrices qui marquent l’histoire du cinéma qu’il soit d’un temps passé ou contemporain.


Rock Hudson, en chair et en rêve   Mise à jour récente !

Acteur le plus populaire de sa génération, Rock Hudson fut autant le produit que le miroir d’une industrie. Quarante ans après sa mort des suites du sida, Elephant Films réédite dix de ses films restaurés en haute-définition dans un élégant coffret. L’occasion de revenir sur la trajectoire de l’idole du public féminin : à l’image d’Hollywood, il aura payé son éclat au prix du secret, condamné à enfouir son homosexualité pour répondre aux attentes d’un système. Non sans s’autoriser des pas de côté.

L'acteur Rock Hudson torse nu, pensif, sur un fond bleu de faux ciel.

Willem Dafoe, métaphysique des masques

La sortie du Nosferatu de Robert Eggers est l’occasion parfaite pour parler d’un de ses acteurs fétiches, pour rendre hommage à la figure d’un comédien unique en son genre. Petite rétrospective — non-exhaustive — mythologiquement inspirée d’un masque : Willem Dafoe.


Tom Hardy, à visage couvert

Alors que vient de sortir en salles « Venom, The Last Dance » (Kelly Marcel, 2024) troisième volet d’une dispensable saga spin-off de l’univers étendu consacré à l’homme-araignée, nous profitons du momentum pour s’intéresser au cas Tom Hardy et à l’une des constantes de sa filmographie : avancer masqué.

Tom Hardy accroché à une voiture traversant le désert en trombe dans Mad Max : Fury Road.

Joaquin Phoenix en Bobby Green dans La nuit nous appartient, assis contre un mur tout en vitre ; il porte une veste cuire, les cheveux gominés, et dirige son regard devant lui, sérieux.

Joaquin Phoenix, autopsie d’une cicatrice

Bientôt quarante ans que Joaquin Phoenix se constitue l’une des filmographies les plus impressionnantes du tout Hollywood, et bientôt quarante ans qu’il continue d’interroger ; derrière ces personnages souvent névrosés, qui se cache derrière cette cicatrice ? En creusant, la filmographie de l’acteur ressemble à une longue errance dans les traumatismes de sa jeunesse.


Eddie Murphy, les deux versants de la colline

La sortie très prochaine du vieux serpent de mer « Le Flic de Beverly Hills : Axel F. « (Mark Molloy, 2024), sous pavillon Netflix, est l’occasion de se replonger dans la trilogie originale, symbole de la réussite éclatante puis la descente de son interprète principal, Eddie Murphy, mais aussi des outrances d’une époque et d’un duo de producteurs.

Une arme dans la main droite, Eddie Murphy fait un rond avec les doigts de sa main gauche pour signifier "c'est OK" dans Le Flic de Beverly Hills ; à arrière-plan, le comptoir vide d'un bar très fourni en verres et en bouteilles.

John Rambo, torse nu, sous la pluie, en pleine jungle.

Stallone, acteur méconnu 1

Star incontestée des années 80, ringardisée par les années 90, puis ressuscitée dans les années 2000, Stallone traine sa carcasse depuis six décennies sur les plateaux de tournage. Qu’elle soit moquée ou admirée, l’aura quasi légendaire de Sly ne laisse personne indifférent, cache en réalité une personnalité plus complexe qu’elle n’y parait, et a quasiment fait oublier le talent premier du Monsieur : être acteur.