Plan rapproché-épaule sur un homme torse-nu qui porte un masque blanc la bouche entrouverte dans le film Bruiser.

Bruiser

On connaissait déjà toute l’admiration de Jean-Baptiste Thoret pour George Romero – qui s’est notamment déjà concrétisée par la direction du formidable Politique du Zombie : L’Amérique selon George A. Romero (2007) – et nous ne sommes donc pas surpris de l’entrée du cinéaste dans sa prolifique collection Make my Day. C’est avec Bruiser (2000), objet méconnu, malaimé, et tardif, que s’opère cette arrivée, ce qui n’est pas pour nous déplaire. Car, sans être au niveau des chefs-d’oeuvre de son auteur, il méritait depuis longtemps une réévaluation : c’est désormais chose faite.


Dans l'atelier de ce dernier, Gepetto affute ses outils pendant que Pinocchio lui touche le bout du nez pour le taquiner.

Pinocchio

Attendu pour le 9 décembre sur Netflix et présenté au Festival Lumière en avant-première, Guillermo Del Toro nous gratifie avec son Pinocchio de son second film de l’année après Nightmare Alley. En germe depuis plus de 10 ans, cette nouvelle itération du conte de Carlo Collodi – co-réalisée avec Mark Gustafson – est une évidence pour le cinéaste mexicain. En s’appropriant le mythique pantin rêvant de devenir un vrai petit garçon, dans une inclusion absolue avec sa riche filmographie, le réalisateur signe un conte merveilleux, antifasciste, tout en étant très intime, et entend bien montrer – même sur une plateforme – de quel bois il se chauffe.


Les deux protagonistes principaux du film I'm Your Man sont allongés dans un champ, sur l'herbe ; Dan Stevens a le visage tourné vers Maren Eggert, qui elle a les yeux fermés.

I’m Your Man

Sortie DVD chez Blaq Out d’une fable relativement légère et loufoque sur la possibilité de relation de couple entre humain.es et androïdes qui nous amène à réfléchir sur notre propre rapport à l’amour et à la solitude : critique de I’m Your Man (Maria Schrader, 2021). I, Robot, am your man Le cinéma allemand possède une histoire riche, et regorge de réalisateurs et réalisatrices talentueux.ses dans les pas desquel.les Maria Schrader est en train de marcher. […]


Un ciel orangé de crépuscule, un bord de mer à Tahiti et la végétation luxuriante qui entoure Benoit Magimel, vu en petite silhouette et de dos, scrute l'horizon avec des jumelles ; scène du film Pacifiction.

Pacifiction : tourment sur les îles

Projeté en fin de festival de Cannes 2022, le nouveau film d’Albert Serra, Pacifiction : Tourment sur les îles, a fait sensation et fut largement considéré comme l’objet le plus aventureux et sidérant de la compétition. Étrange perdition d’un haut-commissaire en Polynésie française sur fond de menace nucléaire, il a en tous cas largement éveillé notre curiosité, à défaut de stimuler celle du jury qui décidément se sera trompé sur toute la ligne…


Au premier plan, un homme assez rond, en costume-cravate, regarde le sol avec les yeux dans le vide, comme hypnotisé ; à l'arrière-plan flou, une femme blonde le fixe ; la scène, issue du film La peau sur les os semble se situer dans un bureau.

La peau sur les os

Conte macabre signé par un des maîtres de l’horreur Tom Holland Rimini Editions nous propose de (re)découvrir La peau sur les os (1996) pour la première fois en DVD et en Blu-Ray. Une adaptation fidèle au roman original de Stephen King, mais qui manque de l’ambition artistique de s’en démarquer.


Franco Nero court vers nous, poursuivi par une automobile à toute allure qui fait voler le sable dans les airs ; scène du film Un citoyen se rebelle.

Un citoyen se rebelle

Artus Films poursuite sa formidable enquête dans les profondeurs du polar italien d’une décennie bénie, portée entre autres par le magnétique Franco Nero. Sorti il y a quelques semaines, Un citoyen se rebelle (1974) d’Enzo G. Castellari propulse le beau blond dans une Gênes pourrie par la délinquance, et dans laquelle il va revêtir la blouse du vigilante : critique cynique à point.


Plan rapproché-épaule sur Florence Pugh, très inquiète, qui tend ses paumes de main vers nous ; derrière elle un fond blanc indicernable ; issu du film Don't worry darling.

Don’t Worry Darling

Deuxième long-métrage de l’actrice-réalisatrice Olivia Wilde, le multi-médiatisé Don’t Worry Darling (2022) a pris la tête du box-office lors de sa sortie sur le sol américain avec 19 millions de recettes dès son premier week-end – merci la gossip presse ! Entre thriller hitchcockien et Rosemary’s Baby (Roman Polanski, 1968) – Satan en moins -, la cinéaste conte un récit de soumission qui vire au délire à la The Truman Show (Peter Weir, 1998). Dans son monde de femmes au foyer, les hommes ne sont peut-être pas ce qu’ils prétendent être, et Florence Pugh pose des questions qu’ils ne voudraient pas qu’elle pose… Venez prendre une insolation dans un paradis baigné de soleil.


Au cœur d'une rue de Tokyo de nuit, illuminé par des néons jaunes, Brad Pitt vu de plain-pied, téléphone portable à l'oreille.

Bullet Train

Un hold-up à 200km/h qui déraille. Beaucoup (trop?) de bonnes intentions qui s’entremêlent et se font des croches-pattes, un casting en or qui doit se taper dessus pour se disputer du temps à l’écran, un high-concept fort, soutenu par une image sublime, mais trahi par un scénario rafistolé et une direction d’acteur absente qui s’échappent en mitraillant maladroitement des vannes et du second degré. On ressort de Bullet Train (David Leitch, 2022), rêve d’un cascadeur devenu réalité, comme d’un buffet à volonté : franchement dégoûté ou simplement satisfait.


Gros plan sur le visage concentré, peint en noir, d'Amber Midthunder, visant avec son arc dans le film Prey.

Prey

Dernier rejeton de la très inégale franchise Predator et sortie exclusive de la plateforme Disney +, Prey (Dan Trachtenberg, 2022) réussit enfin à relever le niveau de ses prédécesseurs. En nous proposant de suivre une jeune héroïne téméraire dans sa traque du célèbre chasseur aux mandibules, Dan Trachtenberg fait le pari de s’éloigner de l’ambiance hyper-masculine des premiers opus, et nous offre un personnage principal digne des plus grandes badass du cinéma. 


Vesper traverse les marécages gris du film Vesper Chronicles, suivie d'un petit androïd volant.

Vesper Chronicles

Dix ans après l’hermético-sensoriel Vanishing Waves, le duo Buožytė-Samper revient en force avec Vesper Chronicles (2022), pour rendre à la science-fiction ses lettres de noblesse trop longtemps esquintées par une industrie pondant des œuvres à la chaîne de plus en plus stagnantes.


Micahel Myers monte les escaliers, vu en clair-obscur (la nuit juste éclairée par ce qui semble être des phares de voiture à l'extérieur de la maison) dans le film Hallowwen Ends.

Halloween Ends

L’impatience était grande après un Halloween Kills (David Gordon Green, 2021) sanglant qui promettait une confrontation finale dantesque entre la badass Laurie Strode et le toujours indestructible Michael Myers dans le dernier film de la trilogie, Halloween Ends (David Gordon Green, 2022). Aucun spoiler en affirmant dès le début que certaines attentes ont été déçus.


Les trois scientifiques fous du film Les enfants de la cité perdue de Jeunet & Caro, dans leur labo, guettent quelque chose

Jean-Pierre Jeunet & Marc Caro, à la bonne franquette

Le Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg a accueilli le duo Jean-Pierre Jeunet / Marc Caro pour présenter la version restaurée de La Cité des Enfants perdus (1995) en première mondiale. Entretien fleuve avec deux monuments du cinéma de genres français, au croisement entre steampunk et franchouillardise.


Un visage d'homme fantômatique inquiétant, tout pâle et cerné émerge d'une pénombre totale dans le film Cérémonie mortelle.

Cérémonie Mortelle

Si certains slashers du début du genre étaient faits par des artisans sincères, la plupart des rejetons qui suivirent au début des années 1980, furent souvent montés par des producteurs margoulins qui voyait ici l’occasion d’engranger des recettes faciles. Cérémonie Mortelle (Howard Avedis, 1983) appartient à cette catégorie. Réalisé par Howard Avedis (un réalisateur de série B fauché) et produit par sa femme, le long-métrage pâtit d’un manque d’ambition et a tout du projet monté rapidement pour surfer sur la vague de slasher qui envahissait les salles de cinéma.