Art le Clown dans un magasin de farce et attrapes, à côté d'un étalage de lunettes de soleil ; il semble s'esclaffer ; scène du film Terrifier 2.

Terrifier 2

Enorme carton-surprise au box-office US, Terrifier 2 est sorti en France tout auréolé de son buzz : critique du deuxième volet d’une saga qui en comporte en fait trois, et dont le dernier tout bruyant est, peut-être, le moins bon. Jeux du cirque Tout a commencé avec un tweet de Stephen King daté du 20 octobre 2022 : « Terrifier 2 : Grossin’you out old-school ». Le maître de l’horreur littéraire en prescripteur d’opinion de […]


Mima, l'héroïne du film Perfect Blue, est allongée torse nu sur un par terre de fleurs, pour le livre sur le cinéma d'animation japonais de Nathalie Bittinger.

Nathalie Bittinger, Au Pays des Merveilles

Après avoir inventorier les cinémas chinois et étudier le cas Ang Lee, Nathalie Bittinger poursuit son exploration du continent asiatique. Avec Au pays des merveilles, elle examine cette fois le cinéma d’animation japonais et en révèle toute sa richesse dans un ouvrage généreux et accessible.


Quatre personnages, enfant, homme et vieillards, vus de dos, font face à une petite mainson en bois ; ils portent de lourdes haches et la scène est baignée dans une lumière jaune et verte peu réaliste ; illustration du film Knock at the cabin.

Knock at the Cabin

Nous n’avons jamais caché notre admiration pour M. Night Shyamalan, nous qui défendons autant Sixième sens (1999) que Le Dernier maître de l’air (2010).C’est donc avec la plus grande impatience que nous attendons la sortie de ses nouveaux travaux, et Knock at the cabin ne faisait pas exception à la règle. Et bien qu’il y confirme une manière plus mineure que celle de ses débuts, entamée depuis près d’une dizaine d’année finalement, nous ne sommes pas déçus. Cette critique ne reposera pas à proprement parler sur des révélations, mais difficile d’évoquer un nouveau Shyamalan sans en révéler quelques secrets… Vous voilà prévenus.


Audrey Hepburn les bras croisés, le visage vers le sol, l'air pensif ; derrière elle et ce qui semble être une barrière en bois, son frère, Burt Lancaster, la regarde soucieux ; plan sous un ciel bleu issu du film Le vent de la plaine.

Le vent de la plaine

John Huston, cinéaste protéiforme, n’est pas connu pour ses westerns. Pourtant, sa contribution mérite un coup d’œil que Sidonis Calysta nous permet de jeter en combo Blu-Ray/DVD : critique du troublant Le vent de la plaine (1960) avec Audrey Hepburn et Burt Lancaster.


[Bilan 2022] Les films qui font pas genre de 2022 selon…

Si la rédaction vous a déjà donné son avis sur les films qui ont marqué son année 2022 (ICI) et que les lecteurs sont invités à le donner sur notre page Facebook tout au long du mois de janvier, nous avons aussi décidé de renouveler notre désormais traditionnel appel aux cinéastes, producteurs.trices, acteurs.trices, exploitants.tes, distributeurs.trices, critiques etc. qui font et feront le cinéma de genres français d’aujourd’hui comme de demain. Nombreux ont donc partagé avec nous […]


Dans un clair-obscur jauni, on installe un vieil appareil dentaire à la jeune Earwig de Lucile Hadzihalilovic.

Lucile Hadzihalilovic, logique de la sensation

Cinéaste majeure mais encore malheureusement trop confidentielle, Lucile Hadzihalilovic revient ce mercredi sur nos écrans avec son troisième long-métrage, l’envoutant Earwig. Conte macabre autant qu’échappée mentale, presque psychédélique, il tient toutes les promesses de ses précédents essais, et s’impose comme le premier rendez-vous clé de notre année 2023. Nous avons pu nous entretenir longuement avec la cinéaste, où il est question de la création de ce magnifique nouveau film, mais aussi de son cinéma en général, et sa place singulière dans le paysage cinématographique européen.


[Bilan 2022] Les Séquences qui n’ont pas fait genre en 2022

Après vous avoir dévoilé il y a dix jours notre TOP 10 des films qui n’ont pas fait genre en 2022, nous inaugurons un nouveau type de rendez-vous annuel en vous proposant d’explorer, de découvrir, revisiter, treize séquences qui n’ont pas fait genre lors de l’année écoulée. Ces scènes partagent toutes un point commun : elles hantent pour longtemps. Certaines d’entre elles étant des « scènes de fin » nous précisons que des spoilers et autres divulgachis […]


[TOP10] Les Films qui n’ont pas fait genre en 2022

Une nouvelle année qui commence c’est surtout l’occasion de regarder en arrière pour livrer les habituels TOP10 et désigner le film qui « fait pas genre » de l’année. Chacun.e des rédacteurs/trices a dû choisir les 10 films qui, pour lui/elle, « n’ont pas fait genre » en 2022 parmi ceux qui répondent aux critères de notre ligne éditoriale, et seulement ceux-là. Voici donc le TOP10 des films qui font pas genre de 2022 !


Avatar : La Voie de L’Eau

Treize ans après le premier Avatar (2009) et passée une triste décennie de blockbusters morbides, James Cameron réitère le pari insensé de son premier opus avec cette suite au moins aussi attendue. De nouveau, il s’agit de mettre en scène un spectacle total, à la fois bilan des formes du passé et mise à jour des possibilités du cinéma. Les attentes économiques et artistiques s’additionnent. Pour les premières, nous ne pouvons pas encore pleinement juger – les chiffres de fréquentation étant pour l’instant démentiels quoique parfois en dessous des espérances – pour les secondes, ça y est : nous avons vu Avatar 2. Nous ne sommes pas déçus, et pourtant surpris. L’article est évidemment constellé de révélations.


The Wiz

Relecture Afro-américaine de l’œuvre le magicien d’Oz de L.Franck Baum, les éditions Elephant Films nous propose de redécouvrir The Wiz (Sidney Lumet, 1978) l’une des premières incursions du mythique label Motown dans le domaine du cinéma.


Patricia Mazuy, la sauvagerie en héritage

En l’espace de six long-métrages et d’un téléfilm culte, émaillés depuis plus de trente ans dans le paysage cinématographique français, la cinéaste Patricia Mazuy n’a eu de cesse, en passant de genres en genres, de cultiver son style : celui d’un cinéma incandescent et électrique, toujours intense. Puisant entre autres dans le western, sa mise-en-scène est celle de la furia tapie dans le cœur et l’âme. La réalisatrice s’attache à dépeindre la sauvagerie naissante chez ses personnages, les frères de Peaux de vaches, les adolescents de Travolta et moi, Gracieuse dans Sports de filles ou encore Paul Sanchez dans le film éponyme pour ne citer que quelques exemples. Avec son nouveau long-métrage, Bowling Saturne, elle signe un des films les plus saisissants de l’année 2022 qui s’achève, un « thriller féroce » et viscéral, sans concession, porté par une confrontation mythologique entre frères, et d’un lieu iconique, des entrailles d’où naissent le mal.


Le visage inquiet d'une jeune femme vu à travers une porte entrouverte ; gros plan issu du film Good boy.

Good Boy

Troisième film de son réalisateur Viljar Bøe, Good Boy, derrière ses atours d’innocente romcom nous offre un thriller psychologique efficace. Une sorte de relecture folle du très fade Cinquante nuances de Grey (Sam Taylor-Johnson, 2015), tout droit venue de Norvège, projetée au PIFFF 2022.


Le chef cuisinier, vu de dos, fait face à tous ces clients attablés, dans une superbe salle avec une grande baie vitrée qui donne sur l'océan ; tous les convives regardent le chef avec étonnement, voire appréhension ; scène du film Le menu.

Le Menu

Alors que les journées raccourcissent, les degrés dégringolent, que l’air froid s’emplit de l’odeur du vin chaud, et qu’à courir sans échauffement les derniers retardataires aux achats de Noël se froissent les muscles, l’hiver approche et le rituel gastronomique du réveillon fait gargouiller par anticipation les quelques estomacs impatients. Pour ouvrir l’appétit, Mark Mylod nous livre Le Menu, un dîner qui, très vite, laisse glisser l’idée que ce sont les spectateurs-convives qui se feront passer à la casserole.