fantastique français


[Entretien] Thomas Salvador, le fantastique encore et en corps

Acrobate, alpiniste, nageur, héritier du burlesque ? On ne sait comment le définir mais une chose est sûre, depuis des années Thomas Salvador explore les cinémas de genres par des voies dérivées : film de super-héros écologique avec « Vincent n’a pas d’écailles » (2014) et voyage fantastico-introspectif avec « La Montagne » (2022). Nous avons eu la chance de le rencontrer à l’occasion de sa venue au Ciné Saint-Leu à Amiens.

Un homme allongé dans la nuit obscure, observe son sa main qui illumine ; scène du film La montagne de Thomas Salvador.

Une jeune femme se baigne dans une mare, dans le film Camping du Lac.

Camping du Lac

Dans « Camping du Lac » (Éléonore Saintagnan, 2023), il est question de se perdre, de se retrouver, et de se laisser envoûter par le charme de l’ordinaire, mais aussi par sa magie. L’ordinaire prend ici la forme d’un camping perdu au fin fond de la Bretagne, et la magie celle d’un monstre légendaire qui habiterait le lac avoisinant.


[ENTRETIEN] Lucas Delangle, il faut croire pour voir

Son premier long-métrage Jacky Caillou sorti l’an dernier nous avait interpelé et pourtant nous étions passé à côté de son évocation dans nos pages, pour se rattraper, alors que le film est maintenant disponible en vidéo et vod, nous avons proposé à Lucas Delangle un long entretien autour de ce premier essai passionnant.


[Entretien] Léo Karmann, pour un cinéma « de ventre »

Jolie surprise du début de l’année 2020, La Dernière Vie de Simon de Léo Karmann apporte de l’eau au moulin de notre état des lieux des cinémas de genres en France. Impossible pour nous de ne pas s’entretenir avec son metteur en scène, en particulier après que ce premier long-métrage ait été élu film qui fait pas genre du mois de février par nos lecteurs. Pour un cinéma « de ventre » Alors que nous tenons depuis […]


La Cité de l’Indicible Peur 1

La récente disparition du flibustier du cinéma français qu’était Jean-Pierre Mocky nous invite à nous re-pencher sur son œuvre, dense, foisonnante, foutraque mais aussi cohérente politiquement, satirique, corrosive, pamphlétaire, volontiers anar. Si le réalisateur s’est coltiné à bons nombres de genres, ses expéditions sur le terrain du fantastique demeuraient toutefois assez rares. Nous vous avions déjà parlé de Litan, la Cité des Spectres Verts (1982) il convenait aussi de mettre en lumières La Cité de l’Indicible Peur – aussi connu sous le titre, La Grande Frousse – sorti en 1964, avec Bourvil dans le rôle titre. Justement, ESC Editions vient tout juste de lui offrir une édition Blu-Ray prestigieuse.