Catacombes

C’est dans les catacombes que l’on trouve des trésors enfouis, des perles, des pépites d’or oubliées, des chef-d’oeuvres maltraités par le temps ou par l’inteligencia. Si vous osez, descendez dans ces catacombes, vous ne le regretterez pas. Les explorateurs de “Fais pas Genre !” vous y feront découvrir toute sorte de films.


Donald Sutherland sort du marécage, tenant sa petite fille en ciret rouge dans ses bras, scène du film Ne vous retournez pas.

Ne vous retournez pas

Avec un drame intime sur un couple endeuillé, cet incroyable technicien qu’est Nicolas Roeg transforme le bouquin de Daphné du Maurier (“Don’t look now”, publié en 1971) en pur bijou horrifique, un objet de terreur sourde qui vient presque côtoyer un genre qui nous est cher : le Giallo. Le décor aide beaucoup bien sûr car son Venise a lui n’a rien d’une carte postale. Toujours adepte des dérives expérimentales, ce cultissime et étrange chef d’œuvre apparait comme un vitrail riche et dégoulinant de génie. La couleur y est meurtrière, le montage lui incisif. Pénétrons ensemble sur des voies imperceptibles. Dans ces ruelles brumeuses, les ombres sont menaçantes et la peur fascinante. Gare à vous car au bout du canal, entre deux rats de gouttières, vous risquez de tomber nez à nez avec votre propre reflet.


Dans une petite église en cours de construction, deux hommes sont assis face à face, au beau milieu de nombreuses planches de bois, scène du film L'étreinte du destin.

L’étreinte du destin

Proposé par Sidonis Calysta dans leur fameuse collection dédiée à ce genre chéri de nos lignes, L’étreinte du destin (George Sherman, 1955) n’est pas un western pur jus. Exit les duels au soleil et les longues chevauchées, et place au cœur d’un homme qui à travers la figure de Dieu, cherche la rédemption à une époque où la civilisation américaine est encore bien fragile.


Une geisha se tient debout près d'un mur sur lequel est peinte une estampe représentant la tête d'une geisa décapitée, scène du film Brumes de chaleur.

Brumes de Chaleur

L’Etrange Festival proposait cette année de (re)découvrir trois perles rares de Seijun Suzuki avec sa Trilogie Taisho. Deuxième film du triptyque, Brumes de Chaleur (Seijun Suzuki, 1981) narre les mésaventures de Matsuzaki. Dramaturge, il rencontre dans la rue Shinako, une femme bien mystérieuse. Piégé entre cette femme insaisissable dont il tombe amoureux et son client, qui s’avère être le mari jaloux de Shinako, un voyage surréaliste dans une station thermale attend ce pauvre Matsuzaki…


Theo tient dans ses bras Kee dans une rue en ruines, scène du film Les fils de l'homme.

Les Fils de l’Homme

Après Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban (2004), Alfonso Cuarón récidive avec une nouvelle adaptation littéraire, issue de l’œuvre de P.D. James : Les fils de l’homme. Récit d’anticipation sur fond de monde post-apocalyptique, Les fils de l’homme se questionne sur notre futur tout en ambitionnant de tendre un miroir aux affres de notre monde actuel.


A gauche Bela Lugosi assis sur un fauteuil dans un salon, à droite l'ombre d'un corbeau sur le mur, scène du film Le corbeau de 1935.

Le Corbeau (1935)

Un chirurgien génial, maléfique et fanatique d’Edgar Allan Poe tente d’assouvir une terrible vengeance en manipulant un forçat qu’il a monstrueusement déformé dans Le Corbeau (Lew Landers, 1935) édité en Blu-ray par Elephant Films.


Vincent Price parle au corbeau sur son perchoir, dans le film Le corbeau.

Le Corbeau (1963)

Roger Corman, roi incontesté du cinéma d’exploitation américain livrait en 1963 une interprétation haute en couleur du célèbre poème d’Edgar Allan Poe. Le Corbeau est aussi l’occasion de voir s’opposer deux légendes du fantastique et de l’horreur.


Gregory Peck en tenue de cow-boy sous un ciel bleu, dans un champ de blé, tient en joug un homme hors-champ avec son revolver dans le film Bravados.

Bravados

Préparez la DeLorean, chauffez Doc et Marty : Fais Pas Genre vous emmène au temps où même vos grands-parents étaient encore fringants – voire peut-être même pas nés, pour certains ? Avec Bravados, proposé en édition collector silver mediabook (livret, Blu-Ray, DVD) par Sidonis Calysta, c’est un bond dans le temps qui nous est proposé. Non pas pour l’âge du film, qui, datant de 1958, n’est pas si ancien dans nos lignes. Mais plutôt en remontant, avant de parler du long-métrage en lui-même, le fil de la vie de son auteur, le méconnu dans nos contrées Henry King.


Goldie Hawn - en pilote - et Mel Gibson - à l'arrière - inquiets dans un avion biplace qui peine à decoller, scène du film Comme un oiseau sur la branche.

Comme un oiseau sur la branche

Long-métrage signé John Badham, réalisateur connu pour La fièvre du samedi soir (John Badham, 1977) ou WarGames (John Badham, 1983), Comme un oiseau sur la branche s’offre une nouvelle vie dans une édition Blu-Ray, éditée par ESC éditions. Ici, le buddy-movie flirte avec la comédie romantique, pour un résultat cartoonesque à souhait ! Attention, ça sent bon la nostalgie des productions des nineties !


Une femme nue dans une baignoire, tandis qu'un grand ver surgit de sous l'eau, plan en plongée du film Horribilis.

Horribilis

L’éditeur vidéo ESC offre un somptueux coffret collector, au premier long-métrage réalisé par James Gunn en 2006 : Horribilis – ou Slither pour le titre original. Soit, une série B qui s’assume, peut-être un peu trop. Limace Attacks ! Si aujourd’hui le grand public connaît le nom de James Gunn du fait qu’il est l’un des artilleurs principaux (mais inattendus en ce qui le concerne) du Marvel Cinematic Universe – il est le scénariste et réalisateur des […]


Laura Gemser hurle de peur au beau milieu de la jungle amazonienne, de nuit, scène du film Emanuelle et les derniers cannibales.

Emanuelle et les derniers cannibales

Artus Films délivre son nouveau mediabook Blu-Ray/DVD/livret en édition limitée, et le choix n’est pas des moindres : à l’honneur, le cultissime Emanuelle et les derniers cannibales, réalisé par Joe d’Amato en 1977. 


Deux enfants, une jeune fille et son petit frère, regardent à travers une vieille fenêtre brisée, d'un air narquois, scène du film Les révoltés de l'an 2000.

Les Révoltés de l’An 2000

Dans la foulée de ses ressorties estivales de classiques, parmi lesquels Elephant Man(David Lynch, 1980) ou Crash (David Cronenberg, 1996) et en attendant l’Inversion Intégrale d’Irréversible (Gaspar Noé, 2020), Carlotta Films nous emmène en vacances à Almanzora, où est exhumé avec Les Révoltés de l’an 2000 (Narciso Ibáñez Serrador, 1976) une histoire cruelle, horrifique, et contestataire.


L'extraterrestre-cerveau, sans corps, aux yeux exorbités, du film L'invasion vient de Mars.

L’Invasion vient de Mars

Après avoir sorti de l’oubli le jubilatoire Robe de Sang (Tobe Hooper, 1990) – téléfilm méconnu entamant la décennie la plus mal-aimée du metteur en scène, ainsi que l’une des plus passionnantes – ESC continue son travail de redécouverte des trésors oubliés de la filmographie de Tobe Hooper. C’est au tour cette fois d’une de ses incursions dans la Science-Fiction, L’invasion vient de Mars (1986), de se voir offrir une simple mais belle édition blu-ray. Un régal.