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Six jours

Troisième long-métrage de l’américain Juan Carlos Medina et remake d’un film coréen toujours inédit en France, « Six jours » (2025) est désormais disponible en VOD. L’occasion de découvrir ce polar « à la française » teinté d’influences diverses et variées, porté de bout en bout par un Sami Bouajila toujours excellent.


Un visage de femme aux yeux clos est tailé dans une montagne sur laquelle coule une cascade, dans le film d'animation Sauvages.

Sauvages

Nominé au César du meilleur film d’animation cette année, le nouveau film de Claude Barras, huit ans après « Ma vie de Courgette » (2016), prouve que l’attente en valait la peine. « Sauvages ! » (2024), que Blaq Out édite en Blu-Ray, est une petite merveille de fable écologique et une œuvre à la poésie singulière qui n’oublie ni l’humour, ni l’aventure…


[Entretien] Abel Danan, héritage mystique

Après un passage au Festival de Gérardmer, « La Damnée » , premier long-métrage d’Abel Danan, arrive enfin dans nos salles obscures. À cette occasion, le réalisateur s’est confié pour Fais pas Genre, dans une ambiance folk horror marocaine au coin du feu.

Une jeune femme accroupie au milieu de bougies, dans sa cuisine, plongée dans la pénombre, dans le film La Damnée de Abel Danan.

Vus de l'intérieur d'une large grotte, sept anges, en contre-jour, portent un huitième avec des cordes, beaucoup plus bas, sous un ciel orangé ; plan du film d'animation Les maîtres du temps.

Les Maîtres du Temps

En 1973, La planète sauvage , Prix spécial du jury à Cannes, révèle René Laloux au grand public. Bien que la production de ce film d’animation fut un parcours du combattant pour son réalisateur et que, de son point de vue, c’est plutôt Roland Topor qui en récolta la gloire, il n’en est guère échaudé et va se lancer dans un nouveau projet fou : adapter les autres romans de Pierre Pairault, alias Stefan Wul, pour la télévision.


La Mort en Direct

Pour inaugurer notre dossier consacré aux petites pépites oubliées du cinéma de genre français, nous vous invitons à (re)découvrir La Mort en direct (Bertrand Tavernier, 1980). Un film pour le moins visionnaire dans tout ce qu’il présage de l’évolution de la télévision et qui, à l’aune des années 2020, prend un relief tout particulier.

Romy Schneider, toute petite avec l'effet de perspective écrasée de la plongée et du cadrage, observe une gigantesque publicité à son visage, dans le film La mort en direct.

Portrait de René Manzor sur fond noir.

[Entretien] René Manzor, raconteur d’histoires

Faire « L’Etat des Lieux des cinémas de genres français » comme on ambitionne de le faire, modestement, depuis des années, pourrait s’arrêter à en traiter la plus vive actualité, ce qui frémit. Pourtant, à notre sens, pour mieux comprendre où nous en sommes et vers où nous allons, il convient certainement de regarder aussi en arrière, de repenser à toutes ces étapes charnières où après un ou plusieurs beaux essais, la transformation attendue n’a pas eu lieu. René Manzor est de ces cinéastes dont on peine à comprendre que le cinéma français, n’ait pas su pleinement reconnaître le talent. Qu’on se le dise, avec un regard rétrospectif sur sa filmographie, c’est tout bonnement une anomalie qui ne s’explique pas. Du Passage à 36.15 Code Père Noël, d’un Amour de Sorcière à Dédales en passant par ses aventures américaines notamment sur la série Young Indiana Jones, nous avons eu l’immense plaisir et chance de richement discuter avec René Manzor. Un entretien sans fard mais aussi sans aigreur aucune, à l’image du cinéaste : généreux.