Analyses

Coup de gueule, réponse, contribution à une polémique, ou réflexion autour d’une tendance, cette rubrique regroupe des articles aux humeurs aussi diversifiées que leurs sujets.


Gamera, la paradoxale déesse des enfants

Lorsque nous parlons de cinéma de monstres (ou kaijū eiga), deux grands noms nous viennent spontanément à l’esprit : Godzilla et Gamera. Bataille de studios, différends esthétiques, mais surtout un public qui s’affirme plus pour l’un des monstres, la gardienne de l’univers… En rééditant les trois premiers « Gamera » (1965-1967), Roboto Films nous permet de décortiquer cette paradoxale déesse des enfants.

Gamera crachant du feu dans Gamera vs Barugon.

Un extraterestre enlace un petit garçon en hoodie rouge dans E.T de Steven Spielberg

L’extraterrestre Spielberg

Avant la sortie mercredi prochain de « Disclosure Day », 36ème film de Steven Spielberg et en s’appuyant sur quelques images fortes de sa bande-annonce, on évoque cette thématique et une figure récurrente de la filmographie du cinéaste états-unien : l’extraterrestre. 


Han So-hee, princesse du K-Drama 1/2

Han So-hee. Si son nom n’est peut-être pas des plus évocateurs lorsqu’on pense au cinéma sud-coréen, il l’est bien plus dès lors que son penche sur la production télévisuelle du pays, et pour cause : son parcours est emblématique de la ré-appropriation des programmes télévisés très codifiés que sont les k-dramas par des plateformes comme Netflix ou Disney+. Tentative d’analyse (en deux parties) de la carrière de cette méga-star sud-coréenne.

Han So-hee en tenue traditionnelle, souriante, sur un fond de petit chemin de campagne lumineux.

Pennywise, le clown vu au fond d'un couloir gris, tenant un ballon de baudruche rouge, dans Ca welcome to derry adapté de l'univers de Stephen King.

[Bilan 2025] Stephen King en majesté

Si l’on devait résumer l’année cinématographique 2025 en un seul nom, ce serait celui d’un septuagénaire vivant et écrivant dans une maison baroque dans le Maine. Avec pas moins de six adaptations, quatre sur le grand écran, deux sur le petit, l’œuvre de Stephen King a envahi nos écrans avec une force de frappe inédite. 


Peter Watkins, une vie contre la monoforme

Le réalisateur britannique Peter Watkins est mort le 30 octobre. Cinéaste inclassable se jouant des frontières entre genres, critique opiniâtre de l’uniformisation de la production audiovisuelle et de ses conséquences sociopolitiques, il lègue 13 longs-métrages pour la télévision et le cinéma, dont plusieurs chefs-d’œuvre. Retour sur une carrière marquée par les exils successifs, une constante recherche formelle et le refus tenace de se trahir.

Dans le désert australien, un jeune homme accroupi au premier plan regarde la caméra avec une grimace entre le sourire et le hurlement ; au second plan un groupe de jeunes marchant, vus de dos ; plan issu du film Punishment Park de Peter Watkins.

L'acteur Rock Hudson torse nu, pensif, sur un fond bleu de faux ciel.

Rock Hudson, en chair et en rêve

Acteur le plus populaire de sa génération, Rock Hudson fut autant le produit que le miroir d’une industrie. Quarante ans après sa mort des suites du sida, Elephant Films réédite dix de ses films restaurés en haute-définition dans un élégant coffret. L’occasion de revenir sur la trajectoire de l’idole du public féminin : à l’image d’Hollywood, il aura payé son éclat au prix du secret, condamné à enfouir son homosexualité pour répondre aux attentes d’un système. Non sans s’autoriser des pas de côté.