blu ray


Marlon Brando sur son cheval, présente un esclave noir, une corde autour de la taille, à un potentiel acheteur dans le film Queimada.

Queimada

Dénonçant la cruauté de l’esclavage et de la colonisation sept ans avant la série Racines (Marvin J. Chomsky, 1977), les éditions Rimini nous propose de redécouvrir le très injustement méconnu Queimada de Gilles Pontecorvo pour la première fois en DVD et Blu-ray.


Cure

En ressortant Cure (Kiyoshi Kurosawa, 1997) en Blu-ray dans une nouvelle restauration, Carlotta Films remet sur le devant de la scène un polar poisseux, où la J-horror et le fantastique s’immiscent dans le Japon contemporain. En prolongeant, par le surnaturel, le film noir vers le thriller, Kiyoshi Kurosawa signe un film hautement sensoriel – volontairement hypnotique – où la folie dans laquelle basculent ses personnages est pensée comme un bug : une irruption fugace mais révélatrice de nos sombres bas-instincts.


Stallone, un revolver à la main est à côté d'une vieille dame en jogging bleu et rose ; tous deux sont à côté d'un mur en briques brisé dans le film Arrête ou ma mère va tirer !

Arrête où ma mère va tirer !

Voilà une belle occasion à ne pas manquer, retrouver Sylvester Stallone dans un rôle similaire de ceux de son copain autrichien, Arnold Schwarzenegger. Si on a tous de merveilleux souvenirs d’Un flic à la maternelle (Ivan Reitman, 1991) ou de Junior (Ivan Reitman, 1994) force est de constater que beaucoup ont oublié l’un des rares rôles potaches au cinéma de l’étalon Italien. Alors pourquoi ? Est-ce que notre mémoire a effacé volontairement ce morceau de bravoure ou est-ce que personne n’a vu ce film ? Dans tous les cas, cette sortie haute définition en blu-ray chez Elephant Films de ce buddy movie assez particulier mais terriblement attachant nous permet de nous replonger dans les années 90. En voiture Simone !


Le Parfum de la dame en noir

Sorti sous l’égide d’Artus Films, on croirait aisément voir en Le Parfum de la dame en noir un giallo tout à fait classique. Or, le film de Francesco Barilli, certes profondément détourné du roman de Gaston Leroux, s’éloigne aussi durablement du célèbre genre italien, pour nous offrir un thriller psychologique drapé d’un superbe écrin Technicolor.


L'actrice Mapi Galan, en Amerindienne, et l'acteur Vassili Karis en cow-boy se cachent derrière une roche montagneuse, sous un soleil lourd dans le film Scalps.

Scalps

En 1987, l’âge d’or du western Spaghetti est déjà passé depuis des années. Sergio Leone a déjà réalisé son ultime film, et même Sergio Corbucci est lui aussi en bout de course. C’est pourtant cette année-là que le duo Bruno Mattei et Claudio Fragasso, vont tenter de ressusciter le genre avec “Bianco Apache” puis “Scalps”. Une résurrection à la Frankenstein tant on en voit les pièces, les cicatrices, les raccords et les coutures, et dont le résultat final, parfois horrifique, parfois impressionnant, parfois pathétique, parfois les trois, vaut nettement le coup d’œil.


Plan rapproché-épaule sur le Christopher Walken, un peu hagard, du sang coule de sa bouche dans le film The Addiction.

The Addiction

Dès ses débuts avec The Driller Killer (1979), cet indépendant d’Abel Ferrara a régulièrement côtoyé le genre du fantastique et un an après la sortie de son Body Snatchers, L’invasion continue (1994), le cinéaste new-yorkais voit les choses en noir et blanc : Carlotta Films nous propose de redécouvrir The Addiction, ou sa relecture urbaine du mythe du vampire.


En pleine rue, au premier plan le visage d'Isabelle Adjani possédée, du sang lui coule de la bouche ; derrière elle Sam Neill s'approche d'elle, le regard presque lubrique ; scène du film Possession.

Possession

Nous avons toujours beaucoup de plaisir à chroniquer les sorties de nos courageux amis du Chat qui Fume qui régulièrement nous gratifient de remarquables éditions. C’est avec une certaine émotion que nous revenons aujourd’hui sur ce qui est peut-être, à ce jour, leur chef-d’œuvre, à savoir la réédition en UHD et Blu-ray du chef-d’œuvre (justement) d’Andrej Zulawski, l’obsédant et hystérique Possession.


L’Etrange Monsieur Victor

Ce n’est pas tous les jours que nous avons l’occasion, dans nos colonnes, d’évoquer l’un des plus grands cinéastes français de tous les temps, si ce n’est le plus grand : Jean Grémillon. La très belle réédition chez Pathé de L’étrange Monsieur Victor (1938), passionnante tragédie toulonnaise, en est une formidable.