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Portrait de René Manzor sur fond noir.

[Entretien] René Manzor, raconteur d’histoires

Faire “L’Etat des Lieux des cinémas de genres français” comme on ambitionne de le faire, modestement, depuis des années, pourrait s’arrêter à en traiter la plus vive actualité, ce qui frémit. Pourtant, à notre sens, pour mieux comprendre où nous en sommes et vers où nous allons, il convient certainement de regarder aussi en arrière, de repenser à toutes ces étapes charnières où après un ou plusieurs beaux essais, la transformation attendue n’a pas eu lieu. René Manzor est de ces cinéastes dont on peine à comprendre que le cinéma français, n’ait pas su pleinement reconnaître le talent. Qu’on se le dise, avec un regard rétrospectif sur sa filmographie, c’est tout bonnement une anomalie qui ne s’explique pas. Du Passage à 36.15 Code Père Noël, d’un Amour de Sorcière à Dédales en passant par ses aventures américaines notamment sur la série Young Indiana Jones, nous avons eu l’immense plaisir et chance de richement discuter avec René Manzor. Un entretien sans fard mais aussi sans aigreur aucune, à l’image du cinéaste : généreux.  


Un homme descend un petit escalier, de nuit, sous une enseigne Café Bar dans le film noir La ville captive.

La Ville Captive

Au sein d’une filmographie ponctuée par tant de chefs-d’œuvre indémodables, Robert Wise aura disséminé quelques petites pépites moins connues mais tout aussi percutantes. C’est le cas du film qui nous intéresse aujourd’hui, La Ville captive, sorti en 1952, et qui s’inscrit dans un versent résolument réaliste de son œuvre… La sortie d’une belle édition concoctée par Rimini permet de (re)découvrir ce joli film noir.


Plan rapproché-épaule sur Carole Laure face caméra, posant torse nu devant un fond de motif spirales très 70's dans La mort du bucheron de Gilles Carle.

De Gilles Carle à Denys Arcand, trois films de genre québecois

Dans ses collections d’introuvables et de raretés, Le Chat qui fume a récemment édité trois films québécois : La mort d’un bucheron et La Tête de Normande St-Onge de Gilles Carle, ainsi que Gina de Denys Arcand. L’occasion pour nous de vous plonger dans ces trips bizarres aux accents de tabarnak mais profondément ancrés dans le réel.


L’Autoroute de l’Enfer

Relecture moderne et horrifique du mythe d’Orphée et Eurydice, les éditions Rimini nous proposent de redécouvrir L’autoroute de l’Enfer (Ate de Jong, 1991), petite comédie horrifique dont l’aspect surréaliste n’aurait pas dépareillé dans le catalogue Troma.