Vidéodrome

Rendant hommage à l’un des films fondamental de la cinéphilie de genre, la rubrique « Videodrome » accueille en son sein les articles écrits pour la sortie ou la re-sortie vidéo d’un film, ainsi que les sorties en direct-to-dvd et vod.


Karen Steele empêche Randolph Scott de quitter la maison, lui prenant le bras juste devant une porte en bois fermée dans le film Décision à Sundown.

Decision à Sundown

Ré-éditant en version collector une série de films issus de la collaboration mythique entre Randolph Scott et le cinéaste Budd Boetticher, Sidonis Calysta nous permet de plonger en Blu-Ray dans un chapitre particulièrement intéressant de l’histoire du western, et dont Décision à Sundown (1957) n’est pas le rejeton le moins intrigant.


Marlon Brando sur son cheval, présente un esclave noir, une corde autour de la taille, à un potentiel acheteur dans le film Queimada.

Queimada

Dénonçant la cruauté de l’esclavage et de la colonisation sept ans avant la série Racines (Marvin J. Chomsky, 1977), les éditions Rimini nous propose de redécouvrir le très injustement méconnu Queimada de Gilles Pontecorvo pour la première fois en DVD et Blu-ray.


Cure

En ressortant Cure (Kiyoshi Kurosawa, 1997) en Blu-ray dans une nouvelle restauration, Carlotta Films remet sur le devant de la scène un polar poisseux, où la J-horror et le fantastique s’immiscent dans le Japon contemporain. En prolongeant, par le surnaturel, le film noir vers le thriller, Kiyoshi Kurosawa signe un film hautement sensoriel – volontairement hypnotique – où la folie dans laquelle basculent ses personnages est pensée comme un bug : une irruption fugace mais révélatrice de nos sombres bas-instincts.


Stallone, un revolver à la main est à côté d'une vieille dame en jogging bleu et rose ; tous deux sont à côté d'un mur en briques brisé dans le film Arrête ou ma mère va tirer !

Arrête où ma mère va tirer !

Voilà une belle occasion à ne pas manquer, retrouver Sylvester Stallone dans un rôle similaire de ceux de son copain autrichien, Arnold Schwarzenegger. Si on a tous de merveilleux souvenirs d’Un flic à la maternelle (Ivan Reitman, 1991) ou de Junior (Ivan Reitman, 1994) force est de constater que beaucoup ont oublié l’un des rares rôles potaches au cinéma de l’étalon Italien. Alors pourquoi ? Est-ce que notre mémoire a effacé volontairement ce morceau de bravoure ou est-ce que personne n’a vu ce film ? Dans tous les cas, cette sortie haute définition en blu-ray chez Elephant Films de ce buddy movie assez particulier mais terriblement attachant nous permet de nous replonger dans les années 90. En voiture Simone !


Nils Bouaziz, à bord du cuirassé Potemkine

Aux premiers jours du mois de juillet, une bonne poignée de cinéphiles ont bravé la chaleur étouffante pour s’abreuver d’ambiances occultes et ésotériques. Perdu dans un beau village d’Occitanie, le château H organisait « Les Diableries », un festival de cinéma en plein air à la gloire du Dieu Lumière. Dans ces catacombes, sanctuaire d’un passé cathare propre à la région, nous faisons la rencontre de Nils Bouaziz, fondateur de la maison d’édition et de distribution Potemkine Films. Ce dernier étant à l’initiative de la superbe édition collector du film culte, nous profitons de l’occasion pour discuter avec lui du marché de la vidéo et d’un certain cinéma halluciné en perdition, mais aussi – et surtout – pour décrypter ce chef d’œuvre trop méconnu du cinéma d’horreur muet.


Un groupe d'hommes et de femmes vus de dos contemple une haute statue de bois prendre feu sous un ciel de crépuscule, scène du film The Wicker Man.

The Wicker Man

Nous, adeptes de chocs psychédéliques, mordus de l’horreur alternative et d’hystérie complotiste abreuvée aux ambiances païennes, nous ne pouvons qu’apprécier la re-sortie récente par Lost Films du final cut du culte The Wicker Man (Robin Hardy, 1973). Esthétiquement minimaliste dans sa facture et porté par la contre-culture seventies, cet objet nous éclaire toujours aujourd’hui de sa lueur puissante.


Supersonic Man

Venant du fin fond de l’espace, un alien a pour devoir ultime de voler au secours de la veuve et de l’orphelin. Les super-pouvoirs à géométrie variable et les capes en paillettes bleus sont ici de rigueur pour cette proposition de film de super-héros, hispano-italienne, assez nanardisante, mais néanmoins des plus réjouissantes. Edité par Artus Films dans la collection Ciné Fumetti, retour sur Supersonic Man (1979), chef d’œuvre kitsch et pop de Juan Piquer Simon.


Le Parfum de la dame en noir

Sorti sous l’égide d’Artus Films, on croirait aisément voir en Le Parfum de la dame en noir un giallo tout à fait classique. Or, le film de Francesco Barilli, certes profondément détourné du roman de Gaston Leroux, s’éloigne aussi durablement du célèbre genre italien, pour nous offrir un thriller psychologique drapé d’un superbe écrin Technicolor.


Gros plan sur le visage d'une jeune femme blonde, les yeux rivés sur une grosse araignée au premier plan ; plan issu du film Les trois visages de la peur de Mario Bava.

Mario Bava, visages de l’artifice

La sortie conjointe de deux grands films du maître italien – Les Trois visages de la Peur (1963) et La Ruée des Vikings (1961) – chez nos camarades du Chat qui fume nous permet de revenir sur ce cinéaste de chevet pour beaucoup d’entre nous. Deux films très différents, de leur conception à leur contenue, mais qui chacun donne à voir sa poésie : celle d’un artificier amoureux des couleurs et du spectacle.


Une rue de Naples, dans laquelle un corps est au sol, abattu ; à ses côtés Tomas Milian et Martin Balsam prennent la fuite ; scène du film Le conseiller.

Le Conseiller

Édité par Studio Canal aux côtés de Napoli Spara! (Mario Caiano, 1977) dans un coffret combo Blu-Ray/DVD, le film de de mafia Le Conseiller (1973) plonge le réalisateur Alberto de Martino dans le feu d’une guerre entre familles d’exilés siciliens en Californie : critique. 


Un chat noir entre les pieds d'un homme allongé dans le film Les griffes de la peur.

Les Griffes de la Peur

Rimini nous propose de découvrir « Les Griffes de la Peur » un thriller lorgnant du côté de Hitchcock, réalisé par David Lowell Rich en 1969, soit, l’une des premières incursions du réalisateur dans le domaine de l’horreur.