La jeune Aya chante sur scène avec un micro sur pied, dans le film Aya et la sorcière.

Aya et la Sorcière

Le studio Ghibli, ici sous la houlette du fils d’Hayao Miyazaki, Goro, s’essaye à l’animation 3d pour une adaptation d’un roman de Diana Wynne Jones. Des enfants, des sorcières, de la magie, beaucoup des ingrédients Ghibli sont là, mais il n’est pas sûr que cette nouvelle recette fonctionne… Retour sur cette immense déception, vue dans le cadre du Festival de Gérardmer.


Issu du film The stylist, un plan rapproché-épaule sur le visage tout sourire, coquet, de Najarra Townsend, dans une salle éclairée par des dizaines de bougies diffusant en clair-obscur une lumière jaune.

The Stylist

Bien que reparti bredouille, “The Stylist” a sérieusement tailladé la compétition officielle du festival de Gérardmer à coups de ciseaux bien aiguisés.


Harley Quinn, une batte de base-ball derrière sa nuque, pose avec ses coéquipières du film Birds of Prey pour notre article sur les femmes dans le cinéma de genre.

[Bilan 2020] Genre au féminin

Après une année bien mouvementée pour le cinéma (comme pour tout le reste d’ailleurs), il est bon de se rappeler que nous avons aussi parfois eu de quoi nous réjouir. Certes, on ne compte plus les mauvaises nouvelles, les annulations, les décalages… Mais en s’efforçant de regarder 2020 sous d’autres biais : moins pessimistes, moins déprimés, on peut aussi constater une certaine vitalité du cinéma, comme de la société. En particulier pour ce qui concerne les cinémas de genres, et la place remarquable que les figures féminines s’y sont taillées en cette année plus que jamais charnière.


Un pied posé sur le meuble devant elle, Sylvia Krystel est assise dans une pièce qui ressemble à une loge, avec un grand miroir ; elle porte une simple robe légère dévoilant ses jambes ; plan du film Emmanuelle réalisé par Just Jaeckin.

Emmanuelle

Phénomène de société, film érotique dépassé, évocation bien sentie des affres de l’amour libre, mythe désuet ou au contraire légende méritée ? Emmanuelle (1974) de Just Jaeckin est un peu de tout ça : critique à l’occasion de la sortie d’un director’s cut remasterisé chez Studio Canal. Faites l’Amour pas la paire Même les icônes peuvent se faner vite. Comme l’évoque l’auteure Camille Emmanuelle dans l’entretien proposé en bonus, Emmanuelle (Just Jaeckin, 1974) est peut-être […]


Deux judokas se font face, l'un est de dos, tenant celui d'en face par le col du kimono ; le judoka vu de face regarde son adversaire avec détermination et colère, scène du film Judo.

Judo

Après Time and tide (2000) de Tsui Hark, Made in Hong-Kong (1997) de Fruit Chan, le distributeur Carlotta Films continue son exploration du cinéma de Hong-Kong avec Judo (2004), du très prolifique Johnnie To. Enfilez votre judogi, attachez votre ceinture et c’est parti pour les duels d’arts martiaux dans les ruelles illuminées du port parfumé.


Mario Casas a les yeux fermés, bercé par la musique de ses écouteurs blancs, mais son visage est tâché de marron, évoquant autant du chocolat que des excréments, plan du film Cross the line.

Cross The Line

Les thrillers espagnols ont le vent en poupe en ce moment. Que ce soit sur les plateformes de streaming ou en VOD, les distributeurs ne cessent d’étendre leurs offres espagnoles à coups de thrillers/films d’horreur, et il semblerait que leur chouchou désigné soit justement l’acteur principal de Cross The Line, Mario Casas. Tapez son nom sur Google ou sur Netflix et les suggestions pleuvent : The Invisible Guest (Oriol Paulo, 2016), El Bar (Alex de la Iglesia, 2017), Irrémédiable (Carles Torras, 2020), Chez Moi (David et Alex Pastor, 2020), etc. Autant dire que Wild Side a su flairer la coqueluche, et que l’acteur se montre particulièrement à la hauteur dans ce nouveau film.


Portrait d'un koala sur un bambou dans le film Long weekend.

Long Weekend

En bons archéologues d’un cinéma hors-norme, Le Chat Qui Fume nous gratifie d’une édition vidéo de Long Weekend de Colin Eggleston, ressorti en salles par Solaris Distribution en 2019. Un film-fleuron de l’ozploitation, longtemps invisible et relativement méconnu chez nous, dans lequel les forces de la Nature sont toutes griffes dehors.


Trois mignons - créatures minuscules horribles et chauves - regardent vers le plafond ; près d'elles, sur le plancher, à leur pied, un livre ouvert qui permet de constater à quel point les mignons sont petits ; plans du film The gate.

The Gate

Le Chat qui Fume est allé chercher dans les glorieuses eighties l’ancêtre des Stranger Things et consorts : en Blu-Ray édition limitée à 1000 exemplaires sort The Gate (1987) de Tibor Takacs, l’épopée compliquée d’ados contre une libération de forces démoniaques. Critique.


Mank

Six ans que nous attendions le retour au cinéma du prodige David Fincher, et c’est paradoxalement sur la plateforme où il fit un détour sériel remarqué et remarquable – Mindhunter – qu’il nous revient aujourd’hui. Projet vieux de trente ans, Mank raconte le parcours du scénariste méconnu Herman Mankiewicz et ce qui le mena à écrire le scénario du plus grand film de l’Histoire du Cinéma, Citizen Kane (Orson Welles, 1941). Concentrant une attente démesurée, le film semble avoir surpris son monde, et il est temps pour nous d’y revenir, en vous expliquant pourquoi il mérite sa place dans nos colonnes. Qui plus est, une place de choix.


Visuel présentant la liste des personnalités confiant leur top 2020 des films de l'année.

[TOPS] Les films qui font pas genre de 2020 selon…

Quels sont les films qui font pas genre de 2020 selon Fabrice du Welz, Yann Gonzalez, Zoé Wittock, Charles Tesson, Quentin Dolmaire, Léo Karmann, Benjamin Parent, Anaïs Bertrand, Anna Cazenave Cambet, Seth Ickerman, Alain Della Negra, Koya Kamura, , Benjamin Fogel, Boris Thomas, David Scherer, Eric Cherrière, Nathalie Bittinger, Aurélien Dauge, Baptiste Drapeau ? La réponse dans cet article “spécial invités”.


Des crânes squelettiques se reflètent dans des lunettes de soleil aviateur portées par un homme, plan du film Au-dessus du volcan.

Au-dessous du volcan

Carlotta Films a défriché, peu de temps avant la deuxième fermeture des salles, deux œuvres plus confidentielles de la filmographie d’un cinéaste qui nous est cher sur Fais pas Genre : John Huston. Faute d’avoir pu être suffisamment projetés dans les cinémas et donc désormais passés par la case édition physique et le « vidéo club » de l’éditeur, nous nous penchons aujourd’hui sur Au-dessus du volcan, dans une version restaurée, adapté de Malcolm Lowry.


Une femme est étranglée, allongée sur l'herbe, par un homme tout vêtu de noir, scène du film Le couteau sous la gorge.

Le couteau sous la gorge

Le Chat qui Fume nous a habitué ces dernières années à nous faire redécouvrir l’œuvre souvent méprisée et pourtant ambitieuse de Claude Mulot. Les ressorties de La Rose écorchée, Les Charnelles ou encore La Saignée prouvaient qu’il y avait autre chose à retenir de cette œuvre étrange et malheureusement dans l’ensemble inaboutie, que ses collaborations avec Max Pécas, ou sa carrière dans le X sous pseudonyme. C’est dans cette optique que l’éditeur nous gratifie d’une belle édition d’un de ces derniers films, Le Couteau sous la Gorge, qu’on avait pu déjà découvrir lors de la dernière édition de l’étrange Festival.


Joe sur le perron d'une maison regarde émerveillé les feuilles d'automne tomber dans le film Soul de Pixar.

[Bilan 2020] Pixar, lueur(s) dans la nuit

Soumis à de multiples mutations et bouleversements qui lui échappent – restructuration interne suite au départ de son fondateur John Lasseter, nouvelle stratégie de Disney avec le lancement de la plateforme Disney+, crise pandémique inédite – le studio Pixar semble avoir été forcé d’amorcer en 2020, sinon un virage, un tournant de son histoire. En sortant deux longs-métrages passionnants que sont Soul (Pete Docter & Kemp Powers, 2020) et En Avant  (Dan Scanlon, 2020), le studio nous a donné la sensation de faire acte de résistance au cœur de la machine Disney, provoquant deux belles étincelles pour raviver sa flamme et peut-être, qui sait, sauver son âme.