ruggero deodato


Le dernier monde cannibale

Disparu en 2022, Ruggero Deodato restera à jamais dans les annales du septième art comme, si ce n’est l’inventeur, du moins le plus éminent pourvoyeur de « films de cannibales ». Son scandaleux « Cannibal Holocaust » (1980) fut précédé en 1977 par « Le dernier monde cannibale », œuvre radicale à bien des égards, qu’on peut redécouvrir aujourd’hui en 4K grâce à Sidonis Calysta.


Un rasoir s'approche de la bouche apeurée d'une jeune victime, en gros plan, dans le film La maison au fond du parc.

La maison au fond du parc

Le Chat qui fume propose régulièrement de redécouvrir des pépites oubliées – on en a chroniqué un certain nombre dans les pages de Fais Pas Genre – mais parfois, en piochant dans le saladier, on tombe sur un fruit avarié. Ici, c’est La Maison au fond du parc (Ruggero Deodato, 1980) qui nous aura vite écœurés…


Ruggero Deodato, manifeste anthropophage

Le Chat qui Fume ayant remis récemment à l’honneur les bisseries cannibales avec Cannibal Ferox (Umberto Lenzi, 1981), la rédaction s’est prise d’une volonté d’hommage à un certain réalisateur de série B, voyou à ses heures, mais capable de fulgurances. Là où pléthore de nécrologies ont voulu nous montrer l’envers de la filmographie de Ruggero Deodato, décédé le 29 décembre 2022, Fais Pas Genre opte pour mettre les pieds dans le plat en insistant au contraire sur la trilogie anthropophage qui l’a rendu célèbre. Car inventer un genre, ce n’est pas donné à tout le monde.

Un homme blanc, fusil au poing, se réjouit de la cabane d'indigène qui est en train de brûler ; plan du film de Ruggero Deodato Cannibal Holocaust.