Ben wheatley


[Carnet de bord] Offscreen Film Festival 2026

Organisé dans plusieurs lieux-clés du cinéma alternatif bruxellois, l’Offscreen Film Festival vient tout juste de s’achever. Porté par une cinéphilie active, attentive aux marges comme aux formes oubliées, il dessine, année après année, un espace de circulation entre cinéma contemporain et patrimoine rarement projeté. Avec ses rétrospectives et ses dix-huit longs métrages inédits, l’édition 2026 a ouvert un véritable terrain d’exploration pour les amateurs de films de genre.


Une silhouette en gilet de sauvetage jaune, vue en plongée, s'apprête à être dévoré par l'immense gueule de mégalodon qui va surgir de l'eau dans le film En eaux très troubles.

En Eaux très Troubles

Amateurs d’attaques de requins géants sans hémoglobine : Jason Statham est de retour pour marave du squale à mains nues ! Bigger and louder, comme le veut l’adage quand on parle de suite, ce nouveau film sino-américain pourrait être le plus gros doigt d’honneur fait à la communauté scientifique internationale. Warner Bros sort sa plus belle calculette, les paléontologues sont en PLS et Hollywood continue de tourner en rond… Critique d’En eaux très troubles (Ben Wheatley, 2023).


In the Earth

Dans la lignée de A Field in England (2013) et Kill List (2011), le britannique Ben Wheatley renoue avec le folk horror. Sous forte influence seventies, il replonge dans l’épouvante psyché pour parler de la mort d’un vieux monde bousculé par une pandémie. Présenter – en première française – en clôture des 10 ans du PIFFF, In The Earth est un petit bijou primitif et généreux qui prend une direction inattendue, pour plonger radicalement dans le pur délire psychotonique. Fortement déconseillé aux épileptiques…

Sur fond de brume et de feuillages épais au sol, la silhouette d'un homme vu de dos, en contre-jour, portant une hache ; plan issu du film In the earth.