Festivals


Sur fond de brume et de feuillages épais au sol, la silhouette d'un homme vu de dos, en contre-jour, portant une hache ; plan issu du film In the earth.

In the Earth

Dans la lignée de A Field in England (2013) et Kill List (2011), le britannique Ben Wheatley renoue avec le folk horror. Sous forte influence seventies, il replonge dans l’épouvante psyché pour parler de la mort d’un vieux monde bousculé par une pandémie. Présenter – en première française – en clôture des 10 ans du PIFFF, In The Earth est un petit bijou primitif et généreux qui prend une direction inattendue, pour plonger radicalement dans le pur délire psychotonique. Fortement déconseillé aux épileptiques…


Dans la cité, Issachar menace un homme encapuchonné qui s'approche vers lui, tandis que Zabulon le menace aussi, mais en mimant un revolver avec sa main ; scène du film Fils de plouc.

Lenny & Harpo Guit, tu seras un plouc mon fils

Privé de sortie en France et débarqué directement sur OCS, le premier film des Frères Lenny et Harpo Guit s’est imposé à nous comme l’un des films qui fait pas genre de l’année ! Nous avons pu discuter avec eux de cette comédie débilo-scato, qui convoque pêle-mêle le cinéma des Frères Farrelly et des Frères Safdies.


Scène du film The Sadness où un jeune homme tente de fuir en moto un groupe d'infectés dans la rue.

The Sadness

Premier film de son réalisateur, Rob Jabbaz, The Sadness est une satire de la société moderne et un petit bijou gore dont la vision peut provoquer des malaises aux spectateurs qui oseraient s’y frotter. Âmes sensibles s’abstenir.


Plan rapproché-épaule sur le personnage de Bull qui regarde devant lui soucieux ; à l'arrière-plan les lumières d'une ville de nuit.

Bull

Près de dix ans après sa dernière réalisation, Paul Andrew Williams, scénariste de The Children (Tom Shankland, 2008) et réalisateur de Bienvenue au Cottage (2008) nous revient avec le féroce et brutal Bull (2021), revenge movie violent et cynique au cœur de la campagne anglaise présenté au PIFFF.


Juan Antonio Bayona vu entre les dents d'une maquette de dinosaure carnivore, sur le plateau de tournage.

Juan Antonio Bayona, rêver d’abord

Invité privilégié du Festival Lumière 2021 à l’occasion de la Nuit Jurassique – durant laquelle quatre films de la saga Jurassic Park ont été diffusés – le cinéaste espagnol Juan Antonio Bayona a fait profiter quelques chanceux de sa bonne humeur contagieuse lors d’une Masterclass passionnante où il est revenu sur sa carrière prolifique, d’abord dans sa contrée natale avant de s’expatrier à Hollywood.


A l'arrière d'un van en bazar baigné dans une lumière verte, trois hommes boivent un verre, tous l'air de bandits dans le film La fièvre de Petrov.

La Fièvre de Petrov

Après un passage à Cannes, nous avions découvert La Fièvre de Petrov (2021) à L’Etrange Festival où il avait une place de choix dans la section Mondovision. En pleine pandémie, la vision fiévreuse et confiné de Kirill Serebrennikov parvient-elle effectivement à se propager auprès de ses spectateurs ?


Assis sur un canapé, un homme en peignoir léger donne de son assiette à son gros chien sur sa gauche, il lui met la nourriture dans la gueule avec des baguettes chinoises, d'un air désabusé ; scène du film Oranges Sanguines.

Oranges Sanguines

Coutumier du festival du film Grolandais ou FIFIGROT, qui avait déjà programmé ses court-métrages et son premier film Apnée (2016), le cinéaste Jean-Christophe Meurisse revient avec sa dernière réalisation au titre évocateur : Oranges sanguines (2021) qui, s’il n’a pas manqué de diviser les spectateurs, a néanmoins convaincu la terrible inquisitrice de la Présipauté, Sylvie Pialat, invitée d’honneur du festival, qui lui a décerné l’amphore d’or.


Onoda en tenue militaire fusil à la main seul au milieu d'un espace d'herbes hautes jaunies par le soleil dans le film de Arthur Harari.

Arthur Harari, l’aventure c’est l’aventure

Après Diamant Noir (2016), Arthur Harari nous a offert avec « Onoda, 10 000 nuits dans la jungle », un film unique et prototype dans le giron du cinéma français : qu’il s’agisse de sa durée, de sa langue, mais surtout de ses enjeux. Un film d’aventures dans sa dimension obsessionnelle, et nourri d’un classicisme cinématographique, où un soldat refusant de mourir, vivant alors sa guerre pendant trente ans, fait voler en éclats universels les particularismes nationaux de son histoire. Entretien avec un cinéaste en mission pour son art.


On expulse un vieillard en cannes d'une représentation en plein air ; le viel homme est poussé en hurlant entre de nombreux bancs vides dans le film The Amusement Park.

The Amusement Park

Après un passage par l’Etrange Festival c’est au Fifigrot (aussi connu sous le nom de Festival du Film Grolandais) que le public toulousain a enfin eu la possibilité de découvrir ce petit film de commande proposé par la communauté religieuse luthérienne à un grand maitre du film d’horreur : George A. Romero. Retour sur ce moment de cinéma triste et malaisant, retrouvé par sa veuve, Suzanne Desrocher-Romero, un an après la mort de son mari.


A gauche, un couple de dispute, dans l'embrasure d'une fenêtre ; à droite, à l'extérieur, l'oreille contre la vitre, une femme écoute avec malice ; scène du film La bête élagante.

La Bête élégante

Programmé à l’Étrange Festival en compagnie de deux autres films de Yuzo Kawashima, La Bête Elégante (1962) fait partie de ses gemmes obscures qu’il serait grand temps de remettre en avant, en même temps que leur réalisateur. Quasi-huis clos sur une famille d’arnaqueurs à la petite semaine et leurs combines plus ratées les unes que les autres, La Bête Elégante surprend par son audace formelle et la grande pertinence, encore aujourd’hui, de ses thèmes.


En haut des marches d'un cinéma, vu en contre-bas et de dos, la silhouette du tueur dans le film Al morir la matinée.

Al Morir la Matinée

Le festival Grindhouse paradise se permet une petite excursion en terres espagnoles avec le premier long de Maximiliano Contenti, Al morir la matinée (2020), mélange suranné de slasher et de giallo qui se déroule dans l’ambiance ouatée d’un vieux cinéma.


La princesse Shirayuki lancée dans l'évocation de son amoureux, devant toute sa cour d'êtres fantastiques : fantômes de samouraïs, servantes pâles, dans le film L'étang du démon.

L’étang du démon

Si Alice au pays des merveilles avait rencontré Kenji Mizoguchi, ça donnerait certainement quelque chose comme L’étang du démon (Masahiro Shinoda, 1979) : critique d’une œuvre inédite et étonnante, projetée à L’Etrange Festival 2021 et qui s’apprête à retrouver les salles le 22 septembre grâce à Carlotta.