ESC


Accident Domestique

Second long-métrage du réalisateur espagnol Caye Casas, Accident domestique (2025) se veut un mélange savamment dosé entre horreur brute et gaudriole noire anthracite. Alors que le titre sort chez ESC Éditions, c’est l’occasion de vous plonger dans un film comme on en voit peu en Europe et de mesurer votre tolérance à l’horreur et à l’humour…

Vue de dos, une femme fait face à Estafania de los Santos et David Pareja, en pleine rue, de nuit issu du film Accident Domestique.

Le Lake Mungo du film, de nuit, seulement éclairé par ce qui semble être un projecteur blafard sur des arbres rachitiques.

Lake Mungo

En 2008, Lake Mungo sortait sur les écrans sans faire de bruit. Encore aujourd’hui, si le film a acquis une petite notoriété dans son genre, faux documentaire et found footage, il reste sous les radars. Pourtant, disons-le d’emblée, le film de Joel Anderson est l’une des productions australiennes les plus importants de ces dernières décennies et un grand chef-d’œuvre de l’épouvante et du drame. Il ressort ce mois-ci en Blu-ray et DVD chez ESC.


Grave Encounters 1 & 2

Une fausse « vraie » émission télévisée de chasse aux fantômes du nom de « Grave encounters » est présentée par Lance Preston (Sean Rogerson), veste en cuir, grande gueule. « Puis, vint le sixième épisode… » et l’équipe de tournage n’est jamais revenue de sa nuit dans l’ancien hôpital psychiatrique abandonné de Collingwood. Il ne nous reste que les rushs : le contrat de tout bon found footage est donc signé et il est temps, près de quinze ans après sa sortie, de revoir Grave Encounters (2011) écrit et réalisé par Stuart Ortiz et Colin Minihan – The Vicious Brothers – et sa suite, réalisée par John Poliquin et sortie un an plus tard, tous deux édités ce mois-ci dans un coffret Blu-ray chez ESC. Attention, spoilers.

Vue en infrarouge, une patiente d'hoîtal dans une chambre abandonnée, vue de dos ; plan issu du film Grave encounters.

Le gardien de la crypte de la série Creepshow, squelette portant une robe à cape comme celle des moines.

Creepshow – L’Intégrale

Creepshow, c’est d’abord un fantasme cinéphile devenu réalité : la collision parfaite entre deux figures majeures de la satire horrifique américaine. D’un côté, George A. Romero, pape du film de zombies et maître des paraboles sociales déguisées en cinéma de genre, et de l’autre Stephen King, conteur populaire des terreurs ordinaires, qui troque ici la machine à écrire pour une machine à remonter le temps, direction la grande époque du comic book horrifique.


Blood Feast

Début juillet est sortie une édition collector chez ESC de « Blood Feast » (1963, Herchell Gordon Lewis) l’occasion de revenir sur le « premier film gore de l’histoire du cinéma », qui en vient à re-questionner la place laissée à l’infusion de sang dans une période post-Code Hays.

Trois hommes, sur une scène avec des rideaux oruges, découpent le corps d'une femme posée sur une table en bois ; scène du film Blood Feast.

Angela Bettis se maquille en contre-jour, le visage éclairé par une brutale lumière jaune dans le film May.

May

Avant d’être un film de genre, « May » (Lucky McKee, 2002) raconte l’histoire simple d’une jeune femme perfectionniste et un peu dérangée qui manque cruellement d’affection. Lent et peu spectaculaire, le film a tout pour faire fuir les amateurs de splatter horror. Mais pour peu qu’on s’y laisse prendre, il peut semer le trouble tout aussi efficacement… De fil en aiguille.