Kévin Robic


A propos de Kévin Robic

Kevin a décidé de ne plus se laver la main depuis qu’il lui a serré celle de son idole Martin Scorsese, un beau matin d’août 2010. Spectateur compulsif de nouveautés comme de vieux films, sa vie est rythmée autour de ces sessions de visionnage. Et de ses enfants, accessoirement. Retrouvez la liste de ses articles sur letterboxd : https://boxd.it/rNJuC


John Rambo, torse nu, sous la pluie, en pleine jungle.

Stallone, acteur méconnu

Star incontestée des années 80, ringardisée par les années 90, puis ressuscitée dans les années 2000, Stallone traine sa carcasse depuis six décennies sur les plateaux de tournage. Qu’elle soit moquée ou admirée, l’aura quasi légendaire de Sly ne laisse personne indifférent, cache en réalité une personnalité plus complexe qu’elle n’y parait, et a quasiment fait oublier le talent premier du Monsieur : être acteur.


Gros plan sur le visage du félin dans Le chat noir du film de Lucio Fulci.

Le Chat Noir

Quand Le Chat qui fume ressort Le Chat noir (Lucio Fulci, 1981), cela donne une très belle édition blu-ray qui permet de faire revivre les élans gores et poétiques du cinéaste italien. Adapté très librement d’une nouvelle d’Edgar Allan Poe, Le Chat noir est moins connu que les plus illustres films de Fulci, mais mérite, un peu, la redécouverte. L’occasion pour nous d’évoquer également Fulci For Fake (Simon Scafidi, 2019), un drôle de faux biopic mais vrai documentaire sur le réalisateur.


Issu de May December, un plan rapproché-épaule,en clair obscur sur une Natalie Portman qui semble éprouvée, nous regardant dans les yeux, sur un fond uni marron.

May December

Projeté en compétition à Cannes il y a presque un an, May December, le nouveau film de Todd Haynes nous arrive enfin en France. L’occasion pour lui de développer les thématiques qui lui sont chères tout en se prêtant à un troublant jeu de miroir « à la De Palma » qui justifie à lui seul sa présence dans nos rubriques.


Une jeune femme est effondrée sur un canapé dans un peignoir jaune, le visage figé dans un rictus inquiétant ; scène du film La Main produit par A24.

[BILAN 2023] L’Horreur en transversale

Loin des grands mouvements de transition de modes de jadis, le cinéma d’horreur américain nous semble depuis quelques années devenir de plus en plus protéiforme. De l’elevated horror au high concept, en passant par les films de franchises et doudous nostalgiques, la production horrifique anglophone semble peiner à se trouver une singularité. Mais en cette année 2023, désormais dans notre rétroviseur, quelques films d’horreur auront peut-être déblayé la voie en affirmant une volonté de transversalité.


Un homme assis conte l'épave d'un avion, dans les neiges de la Cordillère des Andes, regarde vers le ciel avec désespoir, dans Le Cercle des Neiges.

Le Cercle des neiges

Nous avions laissé Juan Antonio Bayona dans l’enfer de franchises hollywoodiennes où il s’était potentiellement égaré : il nous revient en ce début d’année avec Le Cercle des neiges, relecture du drame des Andes de 1972. Un sujet hors norme en forme de retour aux sources pour le cinéaste espagnol.


Nicolas Cage en vieux sexagénaire à calvitie et lunettes hurle dans son salon, entre un papier peint vieillot et une œuvre d'art abstrait, dans le film Dream Scenario.

Dream Scenario

À chaque année son Nic Cage Movie où le neveu de Coppola nous gratifie de performances hors normes dans des films high concept. Après le puissant Pig (Michael Sarnoski, 2021) et le rigolo Un Talent en or massif (Tom Gormican, 2022), ce bon vieux Nicolas Cage nous revient avec Dream Scenario (Kristoffer Borgli, 2023), une comédie délirante sur la célébrité.