Tristan Storme


A propos de Tristan Storme

Politiste de formation, Tristan est tombé amoureux du cinéma en visionnant "Mulholland Drive" pour la première fois ; un choc dont il ne s’est jamais remis, perdu pour toujours dans la chambre rouge. Ayant passé ses années universitaires enfermé à la Cinematek de Bruxelles, il peut autant s’extasier devant les jeux d’échelle chez Hitchcock que les métamorphoses visqueuses des productions Troma. Vouant un culte aux structures narratives bien ficelées, il est également maître du jeu à L’Appel de Cthulhu et repère illico les récits mal maîtrisés. Letterboxd : https://letterboxd.com/taram1984/


The Holy Boy   Mise à jour récente !

| EN SALLES | Après une tournée remarquée des festivals internationaux, The Holy Boy (2025), troisième long-métrage de Paolo Strippoli, arrive enfin dans les salles françaises, auréolé d’une flatteuse réputation. Conte noir traversé par la douleur et l’effroi, le film conjugue les motifs communautaires du folk horror et les enjeux plus intimes d’un coming of age horrifique, centré sur un adolescent que toute une vallée a élevé au rang de saint. Petit miracle de cette rentrée ou prophétie mensongère ? Attention, spoilers !

Un face à face entre un homme et l'enfant saint du film , dans un gymnase ; plan issu du film The Holy boy de Paolo Strippoli.

Alfred Hitchcock, les premières marches du suspense

| ANALYSE | Si la postérité a largement privilégié la période américaine d’Alfred Hitchcock, qui concentre presque tous ses films devenus des références de la culture tant populaire que cinéphilique, sa période britannique (1925-1939) revêt une importance différente : elle permet de voir « Hitchcock inventer Hitchcock ». À l’occasion de la réédition par Elephant Films de cinq longs-métrages restaurés en haute définition, revenons sur la genèse de cette grammaire hitchcockienne du suspense, qui culminera outre-Atlantique mais dont Les 39 Marches (1935) offre déjà une première synthèse.


[Entretien] Rick Baker, monstre sacré

| ENTRETIEN | Maquilleur de génie, ayant toute sa carrière repoussé les limites de son art, Rick Baker a notamment oeuvré à la création de masques et créatures mythiques du cinéma de genres : du « Loup Garou de Londres » en passant par « La Planète des Singes » de Tim Burton, des créatures de « Gremlins 2 » au bestiaire alien de « Men in Black », entre beaucoup d’autres. Que dire d’autre sinon que c’est un véritable honneur pour nous d’avoir eu l’occasion de nous entretenir avec cette légende vivante.

Rick Baker travaillant sur l'un des masques de primates de La Planète des Singes de Tim Burton

L’Odyssée

l EN SALLES | Premier long-métrage intégralement tourné en caméras IMAX 70 mm, L’Odyssée (2026) est un projet à la mesure de Christopher Nolan : colossal, ambitieux et – sans surprise – profondément clivant. Entre les adorateurs dithyrambiques et les contempteurs les plus virulents, la réalité se situe sans doute entre les deux. Le cinéaste britannique signe un film stimulant, dont la fidélité à l’œuvre antique est davantage structurelle que littérale, mais il se heurte aussi aux gimmicks qui accompagnent son cinéma depuis longtemps.


Butcher (Intégrale)

| VIDEOCLUB | Moins populaire que Jason Voorhees ou même qu’Art le Clown, Victor Crowley, le tueur à la hache qui hante la saga « Butcher » (2006-2017), s’est pourtant imposé comme une figure culte du slasher contemporain. En quatre films, Adam Green a façonné sa légende comme un vibrant hommage aux classiques des années 1980, en faisant la part belle aux effets spéciaux pratiques. Grâce à ESC, l’intégrale est aujourd’hui disponible pour la première fois en Blu-ray dans un splendide coffret.


[Entretien] Sébastien Vanicek, démons et merveilles 1

| ENTRETIEN | Le succès de Vermines (Sébastien Vaniček, 2023), couronné par les deux principales récompenses du Fantastic Fest d’Austin, avait attiré l’attention de Sam Raimi et de ses équipes avant même sa sortie en salles. Le réalisateur français s’est ainsi vu confier les clés du sixième long métrage de la franchise Evil Dead. Coécrit avec son fidèle collaborateur Florent Bernard, Evil Dead Burn (2026) témoigne d’une liberté créative rare sur une telle production hollywoodienne et s’impose comme l’une des grandes réussites horrifiques de l’année. Nous avons rencontré Sébastien Vaniček pour évoquer son passage à Hollywood, son approche de la mise en scène, l’écriture de la franchise et la fabrication d’un Evil Dead à son image.