Une jeune femme brune vomit dans un saladier, devant la porte ouverte de son frigo plein ; scène de nuit du film The Feast.

The Feast

Découvert lors de sa première français au PIFFF en 202 et disponible désormais sur Shadowz, The Feast (Lee Haven Jones, 2021) s’attarde sur la préparation d’un repas au sein d’une famille aisée – mais loin d’être irréprochable – venue s’isoler dans leur maison en pleine lande austère, celle du Pays de Galle. Au milieu de cette intensité toxique, la jeune Cadi (Annes Elwy) est engagée pour faire le service.  Saupoudré de dialogues en gallois, le premier long-métrage de Lee Haven Jones croise ses thématiques folk avec les codes du film d’horreur pour livrer une parabole sociologique. Cette fable scandinave nous amène à questionner une appellation récente, l’elevated horror.


Adèle Exarchopoulos, en tenue de patineuse artistique, nous regarde, la bouche entrouverte ; derrière, des flammes, imposantes, et la silhouette de trois autres jeunes patineuses, vues de dos, avec leur chignon ; plan issu du film Les cinq diables.

Les Cinq Diables

Après la Vue, l’Odorat. Les Cinq Diables (2022), ambitieux deuxième film de Léa Mysius présenté à la Quinzaine des Réalisateurs mêle avec malice le drame familial et fantastique en suivant le parcours de Vicky, petite fille à l’odorat mystérieusement sur-développé et manifestant des pouvoirs amenés à bouleverser le fragile équilibre de sa famille.


Gianna Maria Canale sur le balcon de son château, en tenue de soirée, resplendissante, le regard fier, au loin ; derrière elle, qui la fixe, David Michaelis, droit comme un i ; plan issu du film Les Vampires.

Les Vampires

Abandonné par Riccardo Freda, achevé par le directeur de la photographie, un certain Mario Bava, Les Vampires (1957), estimé comme l’un des premiers films fantastiques italiens, est restauré et proposé en édition mediabook (DVD, Blu-Ray, et livret) par Sidonis Calysta : plongée dans un film hybride dont le principal mérite est, finalement, surtout d’avoir ouvert des portes.


La Nuit du 12

Après un retour en force très remarqué avec Seules Les Bêtes (2019), le cinéaste Dominik Moll présente au 75e Festival de Cannes son nouveau long métrage, faux polar « classique », vraie révélation de la Sélection Officielle.


Un homme aux cheveux gris vise dans un fusil de chasse, s'apprête à tirer ; derrière lui, des arbres, comme dans une jungle ; plan issu du film Les traqués de l'an 2000.

Les Traqués de l’an 2000

Itération australienne des Chasses du comte Zaroff (Ernest B Schoedsack, 1932) sur fond de dictature Orwellienne, les éditions Rimini nous proposent de redécouvrir Les traqués de l’an 2000 (Brian Trenchard-Smith, 1982), une série B sympathique à défaut d’être originale.


En contre-plongée, un homme, la tête baissée, vêtu d'un uniforme gris-jaune, s'apprête à descendre un escalier ; derrière lui des immeubles vétustes, baignés d'une lumière bleue futuriste ; scène du film Underdog.

Undergods

Après la fantaisie sucrée Strawberry Mansion (Kentucker Audley et Albert Birney, 2022), le festival Grindhouse Paradise (Toulouse) nous remet un peu les pieds sur terre avec Undergods (Chino Moya, 2020) dystopie froide et fataliste dans laquelle le spectateur suit deux ramasseurs de cadavres, croisant et décroisant divers personnages et histoires.


Gros plan sur la tête d'un âne, vu de travers, et dans un filtre rouge, issu du film Eo.

Eo

La compétition du 75ème festival de Cannes a accueillit un protagoniste bien particulier en la personne de l’Âne Eo (Jerzy Skolimowski, 2022) dont le film éponyme narre l’histoire. Entremêlant parenté prestigieuse avec les cinémas de Robert Bresson et/ou de Peter Sellers,  le tour enrobé d’une grande liberté formelle, ce long-métrage est aussi et surtout un braiment du cœur pour la cause animale.


Un homme en chemise hawaïenne et une jeune femme tout de noir vêtu protègent en l'entourant de leurs bras une femme apeurée, le visage couverte de sang, elle vêtue en jaune fluo ; en fond, des arbres baignés dans un soleil lumineux ; plan issu du film Coupez !

Coupez !

Michel Hazanavicius se lance dans le remake d’un film de zombie sur le tournage d’un film de zombie. Du méta au carré pour l’ouverture du 75e Festival de Cannes.


Dans un couloir sombre et indéfini, une petite fille blonde chuchote à l'oreille de Benoît Poelvoorde, penché vers elle, le visage tourné vers sa gauche ; scène du film Inexorable.

Inexorable

Fabrice Du Welz, ne semble pas totalement en avoir fini avec les personnages torturés et la forêt des Ardennes, et il nous le prouve avec son septième long-métrage, thriller psychologique, brassant les nombreuses influences et les thématiques fétiches du réalisateur.


Belphégor (1927)

Dans sa volonté de rendre encore plus accessible son catalogue de patrimoine, Pathé ressort Belphégor (1927) de Henri Desfontaines, dans une édition Blu-Ray. Avec ce véritable écrin d’un cinéma de genre français des années 30 : plongez, tête la première, dans cet objet curieux et profondément marqué par son époque.


Cinq étudiants nous font face, en uniforme beige à la cravate rouge ; ils portent tous un collier en métal et une mine revancharde ; plan issu du film Battle Royale.

Battle Royale

Dans le cadre des projections Aux Frontières du Méliès au cinéma Le Méliès de Montreuil dont Fais Pas Genre est partenaire, nous avons le plaisir de présenter la séance offrant le mythique et furieux Battle Royale (Kinji Fukasaku, 2000), ce samedi 14 mai 2022 à 20h30 : l’opportunité était trop belle d’évoquer entre nos lignes un des longs-métrages les plus puissants, certainement, sur la question de la jeunesse.


Vu en ombre chinoise, une silhouette masculine conduit un pousse-pousse ; en surimpression, une roue de pousse-pousse ; plan issu du film L'homme au pousse-pousse.

L’Homme au pousse-pousse

Après la ressortie, en salles puis en vidéo, de sa Trilogie de Musaishi, Carlotta Films ressort en édition physique deux films en un de Hiroshi Inagaki : L’Homme au pousse-pousse. Une déclinaison en deux temps, entre 1943 et 1958 – cette dernière version récompensée d’un Lion d’Or à Venise – d’un récit romanesque et chaleureux sur la parentalité.


Sam Raimi sur le tournage de Spiderman, donne ses consignes à Tobey Maguire déguisé en Spiderman et Kirsten Dunst, en robe chinoise ; tous deux vus de dos.

Faut-il sauver le soldat Raimi ?

Alors que Docteur Strange in the Multiverse of Madness (Sam Raimi, 2022) – est en salles, on essaye de répondre à des questions que l’on se pose depuis bientôt quinze ans : As-t-on définitivement perdu Sam Raimi ? A-t-il été remplacé par un variant multiversel de lui-même ? En d’autres termes : Faut-il (encore) sauver le Soldat Raimi ?