Henry Silva, caché derrière la porte d'un wagon de train, s'apprête à tirer au revolver dans le film Napoli Spara.

Napoli Spara!

Studio Canal et sa collection Make my day ! chapeautée par l’essayiste et réalisateur Jean-Baptiste Thoret se joignent à l’effort éditorial d’exhumation du fringant néo-polar italien : sort ainsi en Blu-Ray un coffret réunissant deux films transalpins dont un poliziottesco, Napoli Spara!, réalisé en 1977 par Mario Caiano.


Aya Cash et Josh Ruben nous regardent droit dans les yeux, devant une fenêtre dont les rideaux blancs sont tirés : tous deux ont un doigt sur la bouche pour nous dire de se taire ; plan issu du film Scare me.

Scare Me

Si vous faites partie de la génération Y (les millenials en anglais) – en gros si vous êtes né, comme nous, entre 1980 et 1995 – vous vous souvenez peut-être de la série originale Fais-moi peur diffusée dès 1993 dans Les Minikeums sur France 3, une série d’anthologie dans laquelle des gamins se racontaient des histoires d’horreur autour d’un feu de camp. Le premier long-métrage de Josh Ruben Scare Me en reprend vaguement l’idée, mais avec des adultes cette fois, et devant un feu de cheminée.


L'actrice Mapi Galan, en Amerindienne, et l'acteur Vassili Karis en cow-boy se cachent derrière une roche montagneuse, sous un soleil lourd dans le film Scalps.

Scalps

En 1987, l’âge d’or du western Spaghetti est déjà passé depuis des années. Sergio Leone a déjà réalisé son ultime film, et même Sergio Corbucci est lui aussi en bout de course. C’est pourtant cette année-là que le duo Bruno Mattei et Claudio Fragasso, vont tenter de ressusciter le genre avec “Bianco Apache” puis “Scalps”. Une résurrection à la Frankenstein tant on en voit les pièces, les cicatrices, les raccords et les coutures, et dont le résultat final, parfois horrifique, parfois impressionnant, parfois pathétique, parfois les trois, vaut nettement le coup d’œil.


George Clooney et Jennifer Lopez attablés, face à face, au dessus d'une petite lampe jaune qui diffuse un beau clair-obscur ; plan issu du film Hors d'atteinte.

Hors d’atteinte

Adapté de l’œuvre littéraire d’Elmore Leonard, Hors d’atteinte réunit deux stars hollywoodiennes pour la première fois à l’écran – George Clooney et Jennifer Lopez – devant la caméra du futur réalisateur de la saga Ocean’s, Steven Soderbergh. Rimini Editions sort le long-métrage pour la première fois dans une édition Blu-Ray, l’occasion de se replonger dans cette aventure aussi fun que jubilatoire.


Gros plan sur le visage de Clarice interpretée par Rebeca Breeds, la mine concentrée, comme en interrogatoire.

Clarice

Diffusée depuis février sur la chaine américaine CBS très friande de séries policières (tout s’explique), et simultanément sur Salto en France, Clarice a été présentée comme une suite au film Le Silence des Agneaux (Jonathan Demme, 1991) sous forme de série qui se focaliserait donc sur le personnage de Clarice Sterling et en particulier sur ses troubles psychologiques un an après sa rencontre avec l’incontournable Hannibal Lecter.


Gros plan sur le visage d'Amy Adams les cheveux mouillés, derrière un appareil photographique ; son regard n'est pas dirigé vers l'écran de contrôle de l'appareil mais vers l'horizon ; plan issu du film La Femme à la Fenêtre.

La Femme à la Fenêtre

Dès la scène d’ouverture, La Femme à la fenêtre joue la carte de l’honnêteté lors d’un panoramique dans une grande maison new-yorkaise qui laisse apercevoir une scène de Fenêtre sur cour (Alfred Hitchcock, 1954) sur l’écran de télévision. À l’époque, le protagoniste immobilisé en fauteuil roulant joué par James Stewart était convaincu d’avoir assisté à un meurtre dans l’appartement d’en face. Presque soixante-dix ans plus tard, Amy Adams joue ici le rôle d’Anna, une psychologue cloîtrée chez elle car agoraphobe, persuadée d’avoir vu sa voisine (Julianne Moore) se faire poignarder par son mari (Gary Oldman).


Capture d'écran d'ordinateur issue du film Host : une jeune femme assise à son bureau dans sa chambre sombre, les rideaux tirés, tient son visage entre ses mains, angoissée.

Host

Retour sur “Host”, found-footage en mode confinement soit l’un des films d’horreur les plus côtés de l’année festivalière. Sous côté ou sur-côté ? On vous donne notre avis.


Alina, baignée dans une lumière et un ciel sunaturels, touche le museau d'un loup géant dans la série Shadow and Bone : la saga Grisha.

Shadow and Bone : La Saga Grisha – Saison 1

Nouvelle création Netflix, Shadow and Bone : la saga Grisha intrigue par le succès littéraire de ces matériaux d’origine. En effet, la série se base à la fois sur la trilogie littéraire Grisha et sur la duologie Six of Crows, toutes les deux écrites par Leigh Bardugo.


La voiture des Mitchell dans les airs, prête à s'écraser ; elle semble foncer droit vers nous, dans l'habitacle on voit les membres de la famille hurler ; scène du film Les Mitchell contre les machines.

Les Mitchell contre les machines

Premier long-métrage de Michael Rianda et Jeff Rowe, Les Mitchell contre les machines ont bien malheureusement fuient les salles de cinéma pour débarquer directement dans (pratiquement) tous les salons du monde via la plateforme Netflix, ce 30 avril 2021. Si on peut s’attrister de cette arrivée directement dans nos foyers, une chose est certaine : ce nouveau long-métrage issu des studios d’animation Sony veut vous emmener dans un voyage… bien loin de votre canapé.


Un homme est pendu à un arbre par les mains, au beau milieu d'une plaine désertique, autour de lui six voyous à cheval le regardent ; scène du film Bianco Apache.

Bianco Apache

Désormais confortablement installé dans nos salons, Le Chat qui Fume continue de faire ses griffes sur nos écrans. Excavateur de curiosités, l’éditeur félin exhume deux westerns spaghettis très tardifs réalisés par Bruno Mattei et Claudio Fragasso, parmi lesquels Bianco Apache, vive fronde, quoique de facture un peu grotesque, contre l’histoire tâchée de sang de la Conquête de l’Ouest.


Une jeune femme brune à la peau pâle, les yeux rougis par l'épuisement et le désespoir, nous regarde droit dans les yeux ; des éclaboussures de sang tâchent son visage ; plan issu du film The Nightingale.

The Nightingale

On avait fait la rencontre du cinéma de Jennifer Kent via un premier film saisissant, Mister Babadook (2014) un film d’horreur aussi brillant dans son approche des codes, que dans sa façon de les ré-inventer. Le nom de sa réalisatrice s’était alors ajouté à la liste des « cinéastes à suivre ». Pourtant, son deuxième film, The Nightingale (2018) auréolé d’un prix (et d’une polémique) à Venice n’aura pas trouvé les grâces des distributeurs français. Cette œuvre essentielle, rageuse, peut-être l’une des plus puissantes des dernières années, nous parvient donc seulement, trois ans après sa réalisation, en VOD et vidéo via Condor Entertainment. Faire le constat qu’une telle pièce de cinéma ait pu en être privé ne peut que laisser songeur.


Dans une serre éclairée par la nuit et la lumière de la lune, Nicolas Cage enlace Kathleen Turner, dos à lui ; scène du film Peggy Sue s'est mariée.

Francis Ford Coppola, rien ne peut rester d’or pur

Carlotta vient de ressortir deux films majeurs et malheureusement mésestimés de Francis Ford Coppola, Peggy Sue s’est mariée (1986) et Jardins de Pierre (1987). Deux essais de la même période, les années 80, peut-être la plus tourmentée de son auteur, mais aussi la plus mélancolique. Un temps où le cinéaste semblait obsédé par la perte de l’innocence, la sienne – celle d’un ange déchu forcé de réaliser des films de commande après un échec retentissant – et celle d’une nation tout entière quelques années après la Guerre du Vietnam.


Anthony Mackie, en costume-cravate près d'un pupitre, tient le bouclier de Captain America dans ses mains et le regarde pensif ; scène de la série Falcon et le soldat de l'hiver.

Falcon et le Soldat de l’Hiver

Après la très attendue mais finalement décevante Wandavision terminée il y’a quelques semaines, vient de prendre fin la deuxième série Marvel made in Disney+ intitulée Falcon et le Soldat de l’Hiver. Bien que sur le papier, ce thriller d’action à pauvres enjeux n’avait rien de très appétissant, sur la longueur, bien que ronflant, on se laisse séduire par ses thématiques Eastwoodiennes.