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Sisu : le chemin de la vengeance

Suite du petit succès inespéré de 2022, Sisu – le chemin de la vengeance (Jalmari Helander, 2025) n’est clairement pas sorti pour rivaliser avec le dernier Arnaud Desplechin mais pour montrer à quel point il en a encore dans les tripes. Et ça tombe bien puisque, amateurs de bisseries en tous genres, on aime ce genre d’initiatives…

Jorma Tommila énervé au volant de son camion, le pare-brise trouée par un impact de balle dans le film SIsu - le chemin de la vengeance.

Une famille se prélasse sur l'herbe au bord d'un lac, au cœur d'une vallée verte et ensoleillée, dans le film The Zone of Interest.

The Zone of Interest

« The Zone of Interest » de Jonathan Glazer ne sortira qu’en janvier sur tous les écrans français, mais il voyage de plus en plus régulièrement dans divers festivals francophones depuis sa présentation au dernier festival de Cannes, où il était d’assez loin le film qui nous avait le plus saisi. Comme nous participions à sa présentation la semaine dernière au Festival Augenblick de Strasbourg dont nous sommes partenaire, nous nous permettons d’y revenir enfin plus longuement, et de tenter de saisir les multiples beautés, et complexités, de cette œuvre capitale et retorse.


Sisu : de l’or et du sang 1

Imaginez un instant que John Wick et John Rambo ait enfantés d’un finlandais énervé par les nazis et vous aurez certainement une idée s’approchant de ce qu’est « Sisu : De l’or et du sang » (Jalmari Helander, 2023). Un film à l’action et la violence décomplexées où le personnage principal nous offre un récital, sorte de longue vidéo tuto sur comment décharner un corps humain en cinq chapitres.

L'acteur Jorma Tommila, le visage bruiné et barbu, cheveux longs, est dans la terre, on devine qu'il était en train de creuser mais sa tête est tournée vers derrière lui, comme s'il avait été dérangé ; plan issu du film Sisu : de l'or et du sang.

Indiana Jones et le cadran de la destinée

Conclusion de quatre décennies d’aventures aux quatre coins du globe et de ses légendes, Indiana Jones et le Cadran de la destinée (James Mangold, 2023) se devait de réussir la sortie du héros et par la même occasion, celle de son mythique interprète. Et ce sans ses deux papas, tout aussi légendaires que l’archéologue lui-même ! Après un quatrième opus en demie teinte, ce cinquième épisode vient-il nous confirmer que la place d’Indy est désormais dans un musée ?


Elves

Noël est la seule période de l’année durant laquelle le spectateur lambda peut accepter sans sourciller des histoires d’amour naïves entre une business woman et son ancien petit ami resté au village. Le spectateur fan d’épouvante va plutôt en profiter pour regarder le mythe du père Noël être soumis à tout un tas d’horreurs. Mais le genre n’est pas si prolifique que ça et après quelques années à regarder Black Christmas (Bob Clark, 1974) ou Krampus (Michael Doughery, 2015) que reste-t-il à se mettre sous la dent ? Notre lectorat risque de penser qu’il a trop forcé sur le lait de poule s’il s’aventure à regarder Elves (Jeffrey Mandel, 1989), film inclassable venu des tréfonds des ténèbres de la hotte du père Noël.

Gros plan sur le visage d'un monstre aux dents pointues et à la peau grise, portant un bonnet de Père Noël avec en fond un sapin de Noël ; issu du film Elves.

Le petit Jojo discute avec son ami imaginaire Adolf Hitler dans la forêt, scène du film Jojo Rabbit.

Jojo Rabbit 3

Depuis son passage remarqué au Festival de Toronto où il remporta le prix du public, le nouveau film du néo-zélandais Taika Waititi s’est vu porté par un énorme succès public, qui l’a mené jusqu’aux Oscars où il est nommé six fois. Retour sur cette fable historico-fantastico-satirico-humoristique, Jojo Rabbit. La Vie sera belle Chaque année, la saison des prix et récompenses hollywoodiens nous apporte son lot de surprises et rebondissements. Mieux que la meilleure de vos […]