Eloy de la Iglesia


Personne n’a entendu crier

| VIDEOCLUB | Artus Films déniche régulièrement des pépites passées sous les radars, et c’est encore le cas avec la sortie blu-ray de « Personne n’a entendu crier » (Eloy de la Iglesia, 1973), une œuvre espagnole qui n’était même pas sortie en France à l’époque. Sorte de mélange du giallo italien et du concept hitchcockien accumulant les rebondissements invraisemblables et les fautes de goût, le long-métrage mérite néanmoins une nouvelle chance…

Une femme blonde regardant un homme brun, assis tous les deux sur un canapé, un rayon de soleil déversant sa lumière sur eux.

[Carnet de bord] Offscreen Film Festival 2026

Organisé dans plusieurs lieux-clés du cinéma alternatif bruxellois, l’Offscreen Film Festival vient tout juste de s’achever. Porté par une cinéphilie active, attentive aux marges comme aux formes oubliées, il dessine, année après année, un espace de circulation entre cinéma contemporain et patrimoine rarement projeté. Avec ses rétrospectives et ses dix-huit longs métrages inédits, l’édition 2026 a ouvert un véritable terrain d’exploration pour les amateurs de films de genre.


Le Député

Dans un cinéma qui a su entretenir un enchevêtrement entre le politique, le sexe, et l’interdit, Eloy de la Iglesia fait oeuvre avec « Le Député » (1978) non plus de confusion, mais de conjugaison claire entre ces trois éléments au coeur de son oeuvre. Dans ce thriller érotico-marxiste – oui oui – le cinéaste signe un film à la fois courageux et sensuel, à l’écriture comme à la mise en scène, qui tente d’échapper aux griffes du fascisme encore tapis dans l’ombre.

José Sacristán le poing levé, derrière un micro lors d'un discours dans le film Le député ; derrière lui un assistant bras croisés, et un drapeau représentant un point serré, la faucille, le marteau.

Jean Marais dans le film Parking, diffusé au festival Extreme Cinema : son visage est noir et blanc tandis que sa veste, rouge et noire, est en couleur (plan rapproché-épaule sur son visage interrogateur).

[Carnet de bord] Extrême Cinéma • Jours 5 à 9

Troisième carnet de bord relatant nos pérégrinations dans les salles du Festival Extrême Cinéma que nous propose la Cinémathèque de Toulouse, quatre jours supplémentaires de programmation aussi extrême qu’exceptionnelle.