Jean-Philippe Haas


A propos de Jean-Philippe Haas

Jean-Philippe est tombé dans le cinéma de genre à cause d’Eddy Mitchell et sa Dernière Séance, à une époque lointaine dont se souviennent peu d’humains. Les monstres en caoutchouc et les soucoupes volantes en plastique ont ainsi forgé ses goûts, enrichis au fil des ans par les vampires à la petite semaine, les héros mythologiques au corps huilé, les psychopathes tueurs de bimbos et les monstres préhistoriques qui détruisent le Japon. Son mauvais goût notoire lui fait également aimer le rock prog et la pizza à l’ananas. Retrouvez la liste de ses articles sur letterboxd : https://boxd.it/ris8C


Le Problème à trois corps • Saison 1

Lorsque David Benioff et Daniel Brett Weiss, les créateurs de la série Le trône de fer (2011-2019), ont annoncé, avec Alexander Woo, l’adaptation d’un roman de hard science multi-primé, les amateurs de ce type bien spécifique de science-fiction ont légitimement pu avoir des sueurs froides. En effet, transposer un genre plutôt aride et pointu en un spectacle grand public accessible au quidam peut signifier pour le puriste un intolérable abâtardissement de l’œuvre.

Le problème à trois corps netflix

Une boulevard, passant sous un tunnel, d'une ville futuriste du film Mars Express, dont les immeubles sont colorés en rose.

Mars Express

Un long métrage d’animation français, de surcroît pour adultes et de science-fiction, est une curiosité suffisamment rare pour mériter toute notre attention. S’il n’a pas conquis un large public à sa sortie en salles, Mars Express (Jérémie Périn, 2023) pourra peut-être compter sur son édition en DVD et Blu-Ray, éditée par Blaq Out et distribuée par ESC. L’occasion pour nous d’enfin vous parler de ce film a qui nous avions donné une place de choix dans notre TOP10 annuel et qui a été élu Film qui fait pas genre 2023 des Lecteurs.trices de Fais pas Genre !


Tentacules

Les monstres marins connaissent, pour le meilleur et pour le pire, un regain de succès ces dernières années (En eaux troubles, Jon Turteltaub, 2018 et sa suite, pour ne citer qu’un exemple), notamment grâce à la démocratisation des images de synthèse. Si requins et assimilés ont toujours occupé une place de choix parmi les bébêtes aquatiques qui font des humains leur casse-croûte, il en existe d’autres tapies dans les profondeurs océaniques. Rimini Editions donne aujourd’hui un coup de neuf àTentacules (Ovidio G. Assonitis, 1977), variation italo-américaine où les dents acérées sont remplacées par des appendices à ventouses.

Plan sous-marin sur une immense pieuvre dans le film Tentacules.

Blastfighter Michael Sopkiw

Blastfighter

Prenez un beau gosse au regard ténébreux, affublez-le d’une histoire tragique, collez-lui un passage du côté obscur, un fardeau de culpabilité et des méchants caricaturaux qui ne veulent pas le laisser se repentir en paix. Ajoutez-y une jolie jeune femme, quelques amitiés viriles, un trou perdu, et vous obtenez ainsi le décor idéal d’un film d’action où ça canarde à souhait. Le Chat Qui Fume exhume aujourd’hui cette « pépite » tournée par Bava Jr., témoin d’un certain cinéma d’exploitation italien qui mangeait à tous les râteliers, non sans une certaine efficacité.


Persée l’invincible

La sortie chez Artus Films d’une édition Blu-Ray consacrée à “Persée L’Invincible” (Alberto de Martino, 1963) nous permet de mettre en lumière une des nombreuses facettes musculeuses d’un acteur culte de la série B, Richard Harrison.

Richard Harrison dans Persée L'invincible prêt à un combat d'entraînement, derrière un bouclier et une rangée de soldats qui observent.

Sous un ciel étrangement rouge, sur un boulevard de grande ville américaine avec des buildings au loin, une femme à moto attend de redémarrer aux côtés d'une voiture sans passager ni conducteur ; plan extrait du film La Nuit de la Comète.

La Nuit de la Comète

Rares sont les quinquagénaires qui se souviennent avoir emprunté dans les années quatre-vingt, au vidéo-club du coin, une VHS nommée La nuit de la comète (Thom Eberhardt, 1984). En effet, le film n’a jamais été exploité sur grand écran chez nous, inexplicablement, alors qu’il bénéficie d’un statut d’œuvre culte outre-Atlantique. On peut facilement retrouver les traces de cet objet de curiosité sur la toile, quand la CBS/FOX le vendait en France comme un spectacle post apocalyptique peuplé de zombies cannibales. Ce qu’il n’est en aucune façon, ainsi que le spectateur hexagonal va pouvoir le constater grâce à la sortie chez Rimini Editions d’un combo Blu-ray / DVD.