critique


Des Minions et des monstres

l EN SALLES | Vous le savez, dans les colonnes de Fais pas genre, s’il y a bien une figure que l’on chérit particulièrement au cinéma, c’est celle du monstre. Qu’ils soient gluants, cruels, allégoriques, écailleux, spatiaux ou titanesques, on aime voir des créatures s’emparer de l’écran. Nous étions donc plutôt impatient, et curieux, de découvrir ce nouveau volet des Minions.


Obsession

Révélé sur internet par ses courts-métrages, Curry Barker signe avec « Obsession » (2026) un premier long d’une maîtrise impressionnante. Derrière sa mécanique horrifique implacable, le film transforme progressivement le fantasme amoureux masculin en logique de possession affective. Un cauchemar sentimental aussi cruel que profondément inconfortable, qui comptera sans aucun doute parmi les grands films d’horreur de l’année.


Une jeune femme blonde effrayée se débat dans une eau pleine de sang dans laquelle nage un requin

Nature prédatrice

Énième itération de films de requins produits à la chaîne depuis le succès des « Dents de la mer » (Steven Spielberg) en 1975, « Nature prédatrice » (Tommy Wirkola, 2026) est une production Netflix qui réussit l’exploit de mettre à l’épreuve le concept même de film !


Running out of time I & II

Le Chat qui fume a sorti en 2025 le très beau coffret regroupant les deux films du diptyque « Running Out Of Time » (1999 & 2001) de Johnnie To et Law Wing-cheong. Un bel écrin pour redécouvrir ces œuvres quelque peu oubliées du cinéma hongkongais portées par Lau Ching-wan dans le rôle d’un négociateur empathique.

un homme avec un revolver dans la main parle à un autre homme qui regarde la camera, l'image est sombre ; plan issu de Running out of time.

Une silhouette imposante, vue de dos, tête bissée devant une paroi ébréchée, diffusant une intense lueur rouge ; visuel promotionnel du film Iron Lung.

Iron Lung

Iron Lung est sans conteste le succès surprise de ce début d’année au USA. Auto-produit par le youtubeur Markiplier et contraint à une sortie très limitée dans le temps, ce film d’horreur/SF inspiré du jeu vidéo éponyme vous embarque à bord d’un sous-marin dans les profondeurs d’un océan de sang à la recherche d’une forme de vie mystérieuse. Une promesse de cinéma de genre minimaliste et radicale dont le mode de production pourrait bien rebattre les cartes de l’industrie cinématographique.