critique


Vice Versa 2

Presque dix ans après le chef d’oeuvre “Vice Versa” (Pete Docter, 2015) qui marqua un nouvel élan dans le génie créatif de Pixar, le studio à la lampe revient avec une suite sobrement intitulée “Vice Versa 2” (Kelsey Mann, 2024), fort injustement traitée par la critique et qu’on entend par ces mots, toutes émotions mêlées, défendre avec ferveur.

Dans le quartier cérébral des émotions, Anxiété s'adresse à Joie, avec le grand sourire de celui qui a quelque chose à demander, sous le regard interrogateur des autres personnages-émotions du film Vice-Versa 2.

Kirsten Stewart apeurée est assise contre une porte, qu'elle bloque avec ses mains et son dos dans le film Love Lies Bleeding.

Love Lies Bleeding

Après “Saint Maud” (2019), impressionnant premier film, Rose Glass revient, sous la bannière A24, avec le déjà culte “Love Lies Bleeding”, mettant cette fois en avant deux femmes au cœur d’une tourmente policière mêlant culturisme, mafia, violences conjugales et addiction à la clope.


La Peur règne sur la ville

Qui se souvient de “La Peur règne sur la ville” (Giuseppe Rosati, 1976), ce vieux néo-polar italien ? Pas grand monde ? Ça tombe bien, Le Chat qui fume va vous rafraichir la mémoire avec cette nouvelle pépite dégotée de l’autre côté des Alpes, tout droit sorti d’une époque où police et justice s’incarnaient en un seul homme : le commissaire Muri !

Maurizio Merli la mine sombre et triste, dans ce qui semble être une cave, aux murs de briques gris, dans le film La peur règle sur la ville.

Blastfighter Michael Sopkiw

Blastfighter

Prenez un beau gosse au regard ténébreux, affublez-le d’une histoire tragique, collez-lui un passage du côté obscur, un fardeau de culpabilité et des méchants caricaturaux qui ne veulent pas le laisser se repentir en paix. Ajoutez-y une jolie jeune femme, quelques amitiés viriles, un trou perdu, et vous obtenez ainsi le décor idéal d’un film d’action où ça canarde à souhait. Le Chat Qui Fume exhume aujourd’hui cette « pépite » tournée par Bava Jr., témoin d’un certain cinéma d’exploitation italien qui mangeait à tous les râteliers, non sans une certaine efficacité.


Drive-Away Dolls

Après Macbeth de Joel sorti l’année dernière, le duo de frères iconique des Coen continue son virage en solo, et c’est cette fois Ethan qui se lance avec Drive-Away Dolls, une comédie potache qui aurait pu s’inscrire dans la pure tradition de la fratrie s’il n’avait pas à cœur d’en parodier le style. Récit d’une déception.

Plan en contre-plongée depuis le coffre d'une voiture sur deux jeunes femmes perplexes dans le film Drive-Away Dolls.

Gros plan sur le visage de Taila Ryder qui se regarde dans le miroir, avec un air méfiant, dans le film Sweet East.

The Sweet East

À force d’être continuellement pilonné de blockbusters, de mega-séries et d’actualités plus spectaculaires les unes que les autres, on a tendance à oublier que les États-Unis existent vraiment. Que de vrai.es personnes habitent, plus que le temps d’un film, dans ce pays qui ne cesse de se donner en spectacle au reste du monde. Des personnes sans univers à sauver, sans parcours de vie extraordinaire, sans super-pouvoir, dans un monde sans alien ni dragon, mais pas sans monstres. Et de temps en temps, des petits films à la magie insoupçonnée passent le voile atlantique pour nous ramener un peu de ce quotidien. The Sweet East (Sean Price Williams, 2024) est l’un de ces rares oiseaux migrateurs aux petites dents mordantes, qui vient nous offrir une piqûre de rappel sur la crise identitaire et idéologique que traverse actuellement ce pays. Nouvelles donc de cette usine à rêves qui ne fait plus rêver.