david cronenberg


[Entretien] Michael Ironside, légende du cirque

De toutes les personnalités avec qui l’on a eu l’occasion de s’entretenir jusqu’alors sur Fais pas Genre, Michael Ironside est certainement celui qui s’apparente le plus à ce qu’on appelle communément une légende. Si cet acteur a marqué notre génération de cinéphiles, c’est – fait notoire – essentiellement dans des seconds rôles marquants voir cultes, dans des films qui le sont tout autant : de « Scanners » (David Cronenberg, 1981) à « Top Gun » (Tony Scott, 1986) en passant par « Total Recall » (Paul Verhoeven, 1990) et « Starship Troopers » (Paul Verhoeven, 1997). Une carrière difficile à résumer à ces quatre rôles puisque le bonhomme a oeuvré sur plus de 300 films dont récemment le très fun « Turbo Kid » (RKSS, 2015). S’il était impossible de revenir en détails sur l’ensemble de sa carrière à moins de l’accaparer pendant quatorze heures, il a accepté de se livrer sans filtre sur son expérience au sein de l’industrie cinématographique qu’il appelle « le cirque ».

Michael Ironside dans Scanners de David Cronenberg

Cabal

En mai dernier sortait chez ESC une édition collector du second long-métrage de Clive Barker, maître de l’horreur britannique, père des Cénobites et de Candyman, « Cabal » (1990). Edité pour la première fois en France dans une magnifique version Director’s Cut UHD 4K, il était temps pour nous de rendre honneur à cette œuvre mésestimée et malmenée.

PLusieurs monstres regardent l'objectif, tous debout autour d’un pilier portant un large bol.

Plan rapproché-poitrine, de profil, sur Robert Pattinson à l'arrière de la limousine du film Cosmopolis de David Cronenberg ; il regarde devant lui, absent.

David Cronenberg, des temps et des corps

De retour en force avec Les Linceuls (2025), David Cronenberg revient sur des thèmes nécrotiques, au plaisir de ses plus grands (grandes ?) fans. Mais au-delà d’un retour aux sources, le film est l’occasion d’approcher l’implication des corps troublés et métamorphosés dont il est maître dans la temporalité déchirée de sa filmographie.


Les Linceuls

En 2022, « Les Crimes du Futur » fut accueilli par beaucoup – et à tort – comme un film somme et conclusif. Quelle ne fut donc pas la surprise, quelques semaines seulement après sa sortie, d’apprendre qu’une nouvelle œuvre était sur les rails : Les Linceuls, qui, après un passage à Cannes l’an dernier, vient enfin de nous parvenir. Quelque part entre « Chromosome 3 » (1979) et « La Mouche » (1986), David Cronenberg nous livre ici une œuvre sur le deuil et la résilience, comptant parmi ses plus intimes, sensibles et fragiles.

Vincent Cassel au milieu de son son cimetière de stèles connectées, dont plusieurs ont été détruites : scène du film Les linceuls.