Alexandre Santos


A propos de Alexandre Santos

En parallèle d'écrire des scénarios et des pièces de théâtre, Alexandre prend aussi la plume pour dire du mal (et du bien parfois) de ce que font les autres. Considérant "Cannibal Holocaust", Annie Girardot et Yasujiro Ozu comme trois des plus beaux cadeaux offerts par les Dieux du Cinéma, il a un certain mal à avoir des goûts cohérents mais suit pour ça un traitement à l'Institut Gérard Jugnot de Jouy-le-Moutiers. Spécialiste des westerns et films noirs des années 50, il peut parfois surprendre son monde en défendant un cinéma "indéfendable" et trash.


Une rue de Naples, dans laquelle un corps est au sol, abattu ; à ses côtés Tomas Milian et Martin Balsam prennent la fuite ; scène du film Le conseiller.

Le Conseiller

Édité par Studio Canal aux côtés de Napoli Spara! (Mario Caiano, 1977) dans un coffret combo Blu-Ray/DVD, le film de de mafia Le Conseiller (1973) plonge le réalisateur Alberto de Martino dans le feu d’une guerre entre familles d’exilés siciliens en Californie : critique. 


Henry Silva, caché derrière la porte d'un wagon de train, s'apprête à tirer au revolver dans le film Napoli Spara.

Napoli Spara!

Studio Canal et sa collection Make my day ! chapeautée par l’essayiste et réalisateur Jean-Baptiste Thoret se joignent à l’effort éditorial d’exhumation du fringant néo-polar italien : sort ainsi en Blu-Ray un coffret réunissant deux films transalpins dont un poliziottesco, Napoli Spara!, réalisé en 1977 par Mario Caiano.


Plan rapproché-épaule sur le visage fermé de Gastone Moschin, revolver dans la main, issu du film de la Trilogie du Milieu Milan Calibre 9.

La Trilogie du Milieu

Le polar-spaghetti est mis en ébullition par Elephant Films qui é, dite en Blu-Ray la Trilogie du Milieu de Fernando Di Leo : Milan Calibre 9 (1972), Passeport pour deux tueurs (1972), et Le boss (1973), ou trois exemples typiques du poliziottesco, le “néo-polar” droitard de l’Italie des années de plomb. Trois souvenirs de la bassesse Beaucoup de choses peuvent être dites de Quentin Tarantino. Unanimement ou presque reconnu lors de ses tout premiers efforts […]


Sur les rives de la Loire, un pont d'Orléans en arrière-plan, Yves Montand dégaine son revolver, prêt à tirer dans le film Police Python 357.

Police Python 357

Diffusé sur C8 ce dimanche 21 mars 2021 à 21h, Police Python 357 (1976) assoit Alain Corneau comme le nouveau représentant du polar français peu de temps après la mort de son maître absolu, Jean-Pierre Melville. Fais Pas Genre saisit la balle au vol, et vous livre une critique d’une œuvre désespérée et rêche, portée par un casting de haut rang. Aussi belle qu’une balle Le 2 août 1973, Jean-Pierre Melville passe ad patres après […]


Plan d'ensemble sur une vaste cellule de prison, en pierre ; un homme et une femme se font face d'un bout à l'autre d'une table exagérment longue ; scène du film Meurtre de 1930.

Meurtre

Studio Canal fait la lumière sur un des premiers méfaits parlants de Sir Alfred Hitchcock, Meurtre, tourné en 1930 : critique d’une œuvre de jeunesse, imparfaite, mais déjà si représentative des talents d’un maître. Mourir sur scène Vous avez déjà entendu parler d’Alfred Hitchcock ? Ce monsieur avec un certain embonpoint, une bouille de bonhomme anglais circonspect, le regard imperturbable, flegmatique face à la mort et la violence même, s’en amusant au débotté… Un des […]


Au pied d'un lit, une femme attachée et bâillonnée regarde avec espoir un téléphone rouge, à quelque mètres d'elle ; scène du film Des fleurs pour un espion.

Des fleurs pour un espion

Plongée dans l’Euro Spy, genre d’exploitation on ne peut plus opportuniste surfant sur la James Bond mania des années 60, grâce à la sortie en DVD chez Artus Films de Des fleurs pour un espion réalisé par le roublard Umberto Lenzi en 1966. Critique d’un long-métrage bis certes, mais qui n’a peut-être pas tant à rougir de la comparaison avec son illustre modèle.


Plan rapproché-épaule sur Franco Nero, les larmes aux yeux, dans Le Témoin à abattre.

Le Témoin à abattre

La collection Make My Day ! de Studio Canal accueille un nerveux rejeton : l’Italien Le Témoin à abattre d’Enzo G. Castellari (1973), œuvre charnière du genre méconnu en France, le poliziottesco. Critique.


Un pied posé sur le meuble devant elle, Sylvia Krystel est assise dans une pièce qui ressemble à une loge, avec un grand miroir ; elle porte une simple robe légère dévoilant ses jambes ; plan du film Emmanuelle réalisé par Just Jaeckin.

Emmanuelle

Phénomène de société, film érotique dépassé, évocation bien sentie des affres de l’amour libre, mythe désuet ou au contraire légende méritée ? Emmanuelle (1974) de Just Jaeckin est un peu de tout ça : critique à l’occasion de la sortie d’un director’s cut remasterisé chez Studio Canal. Faites l’Amour pas la paire Même les icônes peuvent se faner vite. Comme l’évoque l’auteure Camille Emmanuelle dans l’entretien proposé en bonus, Emmanuelle (Just Jaeckin, 1974) est peut-être […]


Trois mignons - créatures minuscules horribles et chauves - regardent vers le plafond ; près d'elles, sur le plancher, à leur pied, un livre ouvert qui permet de constater à quel point les mignons sont petits ; plans du film The gate.

The Gate

Le Chat qui Fume est allé chercher dans les glorieuses eighties l’ancêtre des Stranger Things et consorts : en Blu-Ray édition limitée à 1000 exemplaires sort The Gate (1987) de Tibor Takacs, l’épopée compliquée d’ados contre une libération de forces démoniaques. Critique.


L'acteur Enrico Maria Salerno braque son fusil sur sa victime à terre, derrière lui un ciel brumeux et un arbre chétif dans le film La bête tue de sang froid.

La bête tue de sang froid

Quoi de mieux qu’un rape and revenge pour habiter un couvre-feu qui pourra sembler long à certains d’entre nous ? Le Chat qui Fume a pensé à nos âmes esseulées et sort en Blu-Ray un classique de l’exploitation des 70’s, La bête tue de sang-froid (1975) réalisé par Aldo Lado.


Un homme vu de dos, contemple debout une montage enneigée, dans sa main gauche il tient une malette de médecin, dans la main droite un fusil, scène du film Poursuites dans la nuit.

Poursuites dans la nuit

Mis à l’honneur par Rimini Editions, Jacques Tourneur jette sa caméra dans les “Alpes américaines” pour un film noir loin d’être blanc comme neige : critique de Poursuites dans la nuit (1956) avec Aldo Ray, la trogne Brian Keith et la sublime Anne Bancroft.


Dans une petite église en cours de construction, deux hommes sont assis face à face, au beau milieu de nombreuses planches de bois, scène du film L'étreinte du destin.

L’étreinte du destin

Proposé par Sidonis Calysta dans leur fameuse collection dédiée à ce genre chéri de nos lignes, L’étreinte du destin (George Sherman, 1955) n’est pas un western pur jus. Exit les duels au soleil et les longues chevauchées, et place au cœur d’un homme qui à travers la figure de Dieu, cherche la rédemption à une époque où la civilisation américaine est encore bien fragile.


Philippe Nahon pointe un revolver contre son propre reflet dans le miroir, scène du film Seul contre tous.

Le naufrage de Gaspar Noé

En salles le 23 septembre 2020, le moyen-métrage de Gaspar Noé intitulé Lux Aeterna a été projeté en avant-première, à l’Étrange Festival. Juste avant, c’était à Irréversible inversion intégrale de squatter les salles obscures. Deux sorties toutes proches pour un seul constat : l’arche de Gaspar Noé est en train de couler. L’occasion d’un retour amer sur une filmographie qui nous a pourtant mis des étoiles dans les yeux dans ses premières heures.