Alexandre Santos


A propos de Alexandre Santos

En parallèle d'écrire des scénarios et des pièces de théâtre, Alexandre prend aussi la plume pour dire du mal (et du bien parfois) de ce que font les autres. Considérant "Cannibal Holocaust", Annie Girardot et Yasujiro Ozu comme trois des plus beaux cadeaux offerts par les Dieux du Cinéma, il a un certain mal à avoir des goûts cohérents mais suit pour ça un traitement à l'Institut Gérard Jugnot de Jouy-le-Moutiers. Spécialiste des westerns et films noirs des années 50, il peut parfois surprendre son monde en défendant un cinéma "indéfendable" et trash. Retrouvez la liste de ses articles sur letterboxd : https://boxd.it/s2uTM


Caligula – The Ultimate Cut   Mise à jour récente !

Le film maudit de Tinto Brass fait l’objet d’une nouvelle version, en salles en France depuis juin. Alors qu’on ne pouvait s’y rendre qu’au titre de la curiosité de voir un objet de culte très moyen sur grand écran, la transformation du projet par Thomas Negovan a réussi l’exploit de faire d’une série B ratée un chef-d’œuvre impérial qui hante bien après sa projection : critique de Caligula – The Ultimate Cut.

Plan composé comme un tableau sur une salle du palais impérial, dans lequel Caligula, son épouse, et plusieurs serviteurs reçoivent la visite du conseiller Longinus ; la pièce est décorée par des longs rideaux roses ; scène de Caligula - The Ultimate Cut.

Tomas Millian l'air fermé, au volant de sa voiture à l'arrêt, portant des lunettes de soleil opaques ; plan du film Les féroces édité dans le coffret Les années de plomb volume 3.

Les années de plomb • Vol. 3

Elephant Films trace sa route dans le paysage sombre et excité du poliziottesco, le polar amoral italien. Les Années de plomb volume 3 nous offre ainsi trois policiers acerbes, violents, et surprenants : La police a les mains liées (Luciano Ercoli, 1975) Magnum Special 44 (Stelvio Massi, 1976) et Les Féroces (Romolo Guerrieri, 1976).


Godzilla Minus One

Après une sortie sporadique sur quelques écrans fin 2023 et en festival, Godzilla Minus One (Takashi Yamazaki, 2023) a l’honneur justifié de débouler pour de bon en salles ce 17 janvier : critique d’une des surprises majeures de l’année précédente.

Une frégate sur la mer est poursuivie par Godzilla qui fonce vers elle au bord de l'eau ; scène du film Godzilla Minus One.

Une jolie femme blonde pose avec une pioche dans l'emplacement d'un cercueil, et nous regarde avec un léger sourire ; scène de Nekromantik 2.

Nekromantik 1 & 2

ESC et Shadowz ont frappé un grand coup : après une petite bataille, les deux structures ont enfin réussi à concocter une édition assez ultime du diptyque morbide Nekromantik (1987) et Nekromantik 2 (1991) conçues par le culte mais fort discret Jörg Buttgereit. Entre provocations de série B sans le sou, et objets expérimentaux bousculant franchement le rapport du spectateur aux interdits, on plonge dans ces deux morceaux de chair putride. Amor Mortis En novembre […]


[Carnet de bord] Festival Court Métrange • Jours 6 à 9

Après deux carnets de bord bien touffus et tandis que la version « physique » du festival a déjà achevé ses portés et proclamé ses grands vainqueurs, le festival Court-Métrange en ligne sur la plateforme Shadowz s’est lui poursuivi jusqu’au dimanche 8 octobre. Les quatre derniers jours de programmation vous sont donc restitués avec le retard nécessaire à prendre du recul sur la richesse et l’éclectisme d’une sélection qui continue de placer Court-Métrange comme un des nécessaires bastions des cinémas de genre(s) en France.

Une main gantée de scientifique tient la patte d'un triton à taille presque humaine dans le film The Newt Congress sélectionné au festival Court-Métrange.

Un homme blanc, fusil au poing, se réjouit de la cabane d'indigène qui est en train de brûler ; plan du film de Ruggero Deodato Cannibal Holocaust.

Ruggero Deodato, manifeste anthropophage

Le Chat qui Fume ayant remis récemment à l’honneur les bisseries cannibales avec Cannibal Ferox (Umberto Lenzi, 1981), la rédaction s’est prise d’une volonté d’hommage à un certain réalisateur de série B, voyou à ses heures, mais capable de fulgurances. Là où pléthore de nécrologies ont voulu nous montrer l’envers de la filmographie de Ruggero Deodato, décédé le 29 décembre 2022, Fais Pas Genre opte pour mettre les pieds dans le plat en insistant au contraire sur la trilogie anthropophage qui l’a rendu célèbre. Car inventer un genre, ce n’est pas donné à tout le monde.