David Cronenberg, Everything is Sexual

Des tréfonds du bis qui tâche jusqu’au Festival de Cannes, la carrière de David Cronenberg, plus encore, son oeuvre, est l’une des plus fascinantes qu’il soit. A l’époque de la sortie de « A Dangerous Method » nous avions consacré un dossier sur la filmographie intégrale de ce maître indiscutable. Un dossier que nous réactualiserons.


David Cronenberg, des temps et des corps

De retour en force avec Les Linceuls (2025), David Cronenberg revient sur des thèmes nécrotiques, au plaisir de ses plus grands (grandes ?) fans. Mais au-delà d’un retour aux sources, le film est l’occasion d’approcher l’implication des corps troublés et métamorphosés dont il est maître dans la temporalité déchirée de sa filmographie.

Plan rapproché-poitrine, de profil, sur Robert Pattinson à l'arrière de la limousine du film Cosmopolis de David Cronenberg ; il regarde devant lui, absent.

Vincent Cassel au milieu de son son cimetière de stèles connectées, dont plusieurs ont été détruites : scène du film Les linceuls.

Les Linceuls

En 2022, « Les Crimes du Futur » fut accueilli par beaucoup – et à tort – comme un film somme et conclusif. Quelle ne fut donc pas la surprise, quelques semaines seulement après sa sortie, d’apprendre qu’une nouvelle œuvre était sur les rails : Les Linceuls, qui, après un passage à Cannes l’an dernier, vient enfin de nous parvenir. Quelque part entre « Chromosome 3 » (1979) et « La Mouche » (1986), David Cronenberg nous livre ici une œuvre sur le deuil et la résilience, comptant parmi ses plus intimes, sensibles et fragiles.


eXistenZ 2

Fort de ses précédents succès, Cronenberg réalise en 1999 eXistenZ, ou le film qui le fera connaître aux adolescents qui préféraient jouer à la console avec leurs potes plutôt qu’aller au cinéma (et on ne leur en tiendra pas rigueur). En 2011, nous avons la réponse, mais à cette époque là, ils étaient encore peu à imaginer l’ampleur que pourrait prendre le jeu en ligne seulement dix ans plus tard et nombreux sont ceux qui ont revendu leur Nintendo 64 quand Cronenberg est arrivé avec ses histoires de consoles visqueuses et de ports manettes à planter dans la colonne vertébrale.

Jude Law vise avec un revolver en forme de petit crâne de petit dragon dans le film Existenz.

Viggo Mortensen est allongé, porté par ce qui semble être des branches d'arbres ou des veines, dans un fond indéfini, baigné dans du rouge ; scène du film Les crimes du futur.

Les Crimes du Futur

Avec Les Crimes du Futur (2022) , David Cronenberg ne livre pas uniquement un film « testamentaire » ou de « synthèse » comme on a pu le lire ça et là, pas plus qu’il ne se répète, non, il continue de préciser de films en films, une filmographie parmi les plus riches et solides que le septième art nous ait donné d’explorer.


Consumés

Après des années à annoncer qu’il voulait passer à l’écriture de roman, David Cronenberg sort enfin son premier livre, Consumés, l’occasion pour nous d’inaugurer notre nouvelle rubrique « Lectures ». Attention néanmoins, notre article dévoile un peu de l’intrigue du livre (mais pas trop). Consternés Si il y avait un livre attendu avec une étrange impatience en cette rentrée de Janvier c’était bien Consumés, le premier roman du réalisateur canadien David Cronenberg. Etrange impatience, disais-je, car si je dois reconnaître que […]


A Dangerous Method

Quatre ans après le déroutant Les promesses de l’ombre, Cronenberg continue de creuser l’analyse de l’esprit avec A Dangerous Method. Un film dont la réalisation revenait tout naturellement au cinéaste canadien, pour des raisons évidentes, au regard de sa filmographie. Et c’est en réunissant deux des acteurs les plus talentueux de ce début de XXIè siècle qu’il livre une œuvre très forte sur les relations entre les deux psychanalystes qui faisaient le buzz il y a une centaine d’années, Sigmund Freud et Carl Jung, et la maîtresse de ce dernier, Sabina Spielrein.