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A l'arrière d'un van en bazar baigné dans une lumière verte, trois hommes boivent un verre, tous l'air de bandits dans le film La fièvre de Petrov.

La Fièvre de Petrov

Après un passage à Cannes, nous avions découvert La Fièvre de Petrov (2021) à L’Etrange Festival où il avait une place de choix dans la section Mondovision. En pleine pandémie, la vision fiévreuse et confiné de Kirill Serebrennikov parvient-elle effectivement à se propager auprès de ses spectateurs ?


Assis sur un canapé, un homme en peignoir léger donne de son assiette à son gros chien sur sa gauche, il lui met la nourriture dans la gueule avec des baguettes chinoises, d'un air désabusé ; scène du film Oranges Sanguines.

Oranges Sanguines

Coutumier du festival du film Grolandais ou FIFIGROT, qui avait déjà programmé ses court-métrages et son premier film Apnée (2016), le cinéaste Jean-Christophe Meurisse revient avec sa dernière réalisation au titre évocateur : Oranges sanguines (2021) qui, s’il n’a pas manqué de diviser les spectateurs, a néanmoins convaincu la terrible inquisitrice de la Présipauté, Sylvie Pialat, invitée d’honneur du festival, qui lui a décerné l’amphore d’or.


Une femme pose sa joue contre le museau d'une brebis portant une couronne de fleurs sur le crâne ; scène du film Lamb.

Lamb

D’abord passé par Un Certain Regard cette année à Cannes, avant de désormais rejoindre la Compétition de l’Étrange Festival, les promesses en matière de folk-horror entourant Lamb l’avait placé en tête de liste de nos plus grosses attentes d’autant plus que l’on a tendance à apprécier les oeuvres produites par le studio A24. Hélas, malgré l’inspiration des légendes islandaises qui nimbe son récit et la présence intrigante de Noomi Rapace, ce premier film de Valdimar Jóhannsson déçoit par sa fadeur, la schizophrénie de son écriture et la pose de sa mise en scène.


Vortex

« Quand approche le Festival de Cannes, Gaspar Noé se dépêche de faire un film » s’amusait Thierry Frémaux en introduction de la projection de Vortex à « Cannes Premières », la section inaugurée en cette édition particulière. Il ne croyait pas si bien dire : alors que le cinéaste obtenait pour la première fois l’avance sur recettes du CNC en mars dernier pour ce projet, il était à Cannes en juillet pour le présenter en toute fin de festival. Surprise, ce nouvel opus n’est pas qu’un bâclage chiqué, genre de faux événements dont Noé a le secret, mais au contraire un vrai beau film aussi candide que juste. Retour sur une belle et triste surprise.


Annette

Neuf ans après le sublime Holy Motors (2012), Leos Carax faisait un retour triomphal en ouverture d’une édition cannoise bien particulière. Avec ce projet musical, annoncé depuis des années et follement attendu, nous était promis un retour du cinéaste, et du cinéma, en fanfare. Si ce nouvel essai est bien aussi flamboyant qu’on pouvait l’espérer, il surprend par son extrême noirceur. Après seulement deux visionnages, sans doute ne ferons-nous pas le tour de cet objet venu d’ailleurs. Il nous faut pourtant y revenir au retour de Cannes. Reprendre nos pensées, revisiter nos émotions, revivre, autant que possible, cette étrange aventure.


Le visage de Suliane Brahim caché derrière un voile transparent et un un peu opaque dans le film La Nuée.

Just Philippot, esprit de synthèse

Notre dossier déjà conséquent d’Etat des lieux des cinémas de genres français avait tendance à quelque peu tourner en rond autour des mêmes constats, des mêmes espoirs… et des mêmes désillusions. Mais de toute évidence, si 2020 sera une année à oublier, 2021 sera quant à elle mémorable. Car comme Virginie, le personnage principal de La Nuée (Just Phillipot, 2020), le genre à la française a augmenté les doses, fait fructifier son vivier, injecté du sang neuf, édifié ça et là de nouvelles serres. Les sauterelles se multiplient, elles déferlent, elles ont faim. Entretien avec un affamé et son film aussi majeur que prototype.


Alice et Joachim sont assis côte à côté sur un banc dans une cité bosniaque, devant un petit parterre de verdure, scène du film Les héros ne meurent jamais pour notre interview d'Aude Léa Rapin.

Aude Léa Rapin, histoire de fantômes

Présenté à la Semaine de la Critique de Cannes en 2019, Les Héros ne meurent jamais (Aude Léa Rapin, 2020) s’est finalement frayé un chemin en salles entre deux confinements. Aude Léa Rapin y raconte l’enquête étonnante d’Alice (Adèle Haenel) sur les traces de la prétendue vie antérieure de son ami Joachim, une enquête qui les mène jusqu’en Bosnie, pays hanté par les fantômes de la guerre. Analyse d’une nouvelle incursion dans le cinéma de genres français avec sa réalisatrice.


S, jouée par Souhir Ben Amara, est assise dans un environnement indicernable,elle regarde vers la droite d'un air inquiet, elle tient une pomme croquée dans la main, scène du film tunisien Sortilège.

Sortilège

Présenté lors de la dernière Quinzaine des réalisateurs, le nouveau film du tunisien Ala Eddine Slim est un lent voyage du monde civilisé vers un ailleurs. S’échappant du système social et politique, les protagonistes de Sortilège (Ala Eddine Slim, 2020) se lancent dans une quête laconique en quête d’une lointaine vérité. État de nature Dans The Last of Us (Ala Eddine Slim, 2016), il était déjà question de voyage. N, le protagoniste, traversait le désert […]


L'actrice Wu Ke-xi braque sur nous un revolver, face caméra, alors qu'elle se tient au beau milieu d'un salon décoré comme dans les années 70, scène du film Nina Wu.

Nina Wu

Présenté à Un Certain Regard à Cannes en 2019, Nina Wu (Midi Z, 2020) comptait secouer la Croisette avec son sujet provocateur. Brûlot politique sur la domination masculine au cinéma, le réalisateur Midi Z plonge ses personnages et ses spectateurs dans un enfer qui peut exister au-delà de l’écran. L’actrice du Millénaire Ce qui frappe d’abord dans Nina Wu, c’est le jusqu’au-boutisme de son propos. Nina, une jeune taïwanaise, streameuse et aspirante actrice, rêve de […]


The Lighthouse 2

Nouvelle figure de proue du cinéma fantastique américain aux côtés d’Ari Aster – Midsommar (2019) et Hérédité (2018) –, de David Robert Mitchell – It Follows (2014) et Under The Silver Lake (2018) – et véritable poule aux œufs d’or du Studio A24, Robert Eggers est de retour sur nos grands écrans trois ans après le succès de son premier brûlot, The Witch (2016). L’occasion rêvée pour nous de vous parler de ce pari osé […]


Lunga prêt à tirer dans le film Bacurau (critique)

Bacurau 2

Le Prix du Jury du Festival de Cannes 2019 est revêtu d’une aura d’OFNI “à la croisée des chemins” : entre western, violence genresque et allégorie sociale d’un Brésil sous tension depuis l’élection de Jair Balsonaro. Fais Pas Genre se propose d’affiner la critique avec un point de vue un peu plus mesuré sur Bacurau (Kleber Filho Mendonça & Juliano Dornelles, 2019). Le genre comme prétexte Alors que Joker (Todd Phillips, 2019) continue d’alimenter les […]


J’ai perdu mon corps 2

Après un couronnement à Cannes puis à Annecy, J’ai perdu mon corps (Jérémy Clapin, 2019) continue sa tournée des festivals en passant par le Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg, où il remporte à nouveau le prix du meilleur film de sa catégorie, ex-aequo avec Away (Gints Zilbalodis, 2019). Racontant l’épopée épique d’une main orpheline traversant vents et marées pour retrouver son propriétaire, le long-métrage” est un chef d’œuvre de cinéma par sa sincérité […]


Imogen Poots et Jesse Eisenberg dans le film Vivarium (critique)

Vivarium

Parmi les grandes thématiques cet Étrange Festival 2019, le home invasion est particulièrement prisé par la compétition, avec notamment l’un des longs-métrages les plus attendus de cette édition : Vivarium, déjà présenté à Cannes à l’occasion de la Semaine de la Critique. L’irlandais Lorcan Finnegan livre un second long métrage aussi hypnotique que troublant. Enfer à louer Un jeune couple à la recherche d’une maison tombe sur une agence pour le moins particulière, aussi étrange […]