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Here – Les plus belles années de notre vie

Si Robert Zemeckis n’a jamais cessé de nous passionner, nous n’attendions plus de lui que des objets impurs et inégaux, avec leurs éclats merveilleux et leurs passages à vide. Here – les plus belles années de notre vie et son concept très étrange, de loin, s’annonçaient de cette famille. Divine surprise finalement, il s’agit  sans nul doute d’un de ses plus grands films. Si ce n’est le plus beau de tous.

Un mariage est organisé dans un petit salon, avec des rangées de chaises pliantes et un photographe debout, vu de dos ; scène du film Here - les plus belles années de notre vie.

Le père, la mère, et le petit garçon du film Speak No Evil attendent devant leur maison une arrivée, sourire aux lèvres, à l'exception de l'enfant qui a l'air anxieux.

Speak No Evil

Speak No Evil (James Watkins, 2024) est un objet bien plus atypique que ne le laisse penser ses airs de classique production Blumhouse. C’est avant tout le remake d’un film danois du même nom, sorti en 2022, et réalisé par Christian Tafdrup. Dans les deux œuvres, un même postulat de départ : un couple et leur fille, venant de la ville, vont à la rencontre d’un autre couple, rencontré en vacances, au cœur de la campagne. Un week-end qui tourne au drame lorsque la politesse de convenance laisse place à un pressentiment malsain que leurs hôtes ne sont pas aussi sympas qu’ils n’en ont l’air.


Godzilla Minus One

Après une sortie sporadique sur quelques écrans fin 2023 et en festival, Godzilla Minus One (Takashi Yamazaki, 2023) a l’honneur justifié de débouler pour de bon en salles ce 17 janvier : critique d’une des surprises majeures de l’année précédente.

Une frégate sur la mer est poursuivie par Godzilla qui fonce vers elle au bord de l'eau ; scène du film Godzilla Minus One.

John Wick traverse l'allée entre les chaises en bois d'une grande église, éclairée de très nombreuses bougies ; plan issu du film John Wick : Chapitre 4.

John Wick : Chapitre 4

John Wick : Chapitre 4, film événement, film rendez-vous. Rares sont les projets qui respectent autant cette promesse que la saga de Keanu Reeves et Chad Stahelski. En seulement 9 ans d’existence et déjà 4 opus, le chemin de croix de John Wick nous aura non seulement amené quatre occasions de s’émouvoir d’artistiques massacres mais se sera aussi consacré comme la référence du genre, un temple du combat où se rencontrent castagneur/euses d’hier et de demain, d’ici et d’ailleurs. Alors oui, quand l’homme en noir rouvre les portes de son dojo, c’est un rendez-vous à ne pas manquer : retour sur une sublime messe de l’action, sans trop en dire.


Plan rapproché-épaule sur un homme torse-nu qui porte un masque blanc la bouche entrouverte dans le film Bruiser.

Bruiser

On connaissait déjà toute l’admiration de Jean-Baptiste Thoret pour George Romero – qui s’est notamment déjà concrétisée par la direction du formidable Politique du Zombie : L’Amérique selon George A. Romero (2007) – et nous ne sommes donc pas surpris de l’entrée du cinéaste dans sa prolifique collection Make my Day. C’est avec Bruiser (2000), objet méconnu, malaimé, et tardif, que s’opère cette arrivée, ce qui n’est pas pour nous déplaire. Car, sans être au niveau des chefs-d’oeuvre de son auteur, il méritait depuis longtemps une réévaluation : c’est désormais chose faite.