Inédits

Éloignés des salles obscures pour des raisons qui peuvent parfois l’être tout autant, les films de la rubrique Inédits ne sont jamais sortis en salles en France et sont parfois presque introuvables.


Une capsule ressemblant à un vaisseau spatial, ouverte et déserte, flotte dans l'espace, plan en noir et blanc du film Last and first men.

Last and First Men

Après une première présentation à la Berlinale au temps de l’Ancien Monde, Last and First Men l’unique long-métrage du regretté Jóhann Jóhannsson a été projeté à l’Etrange Festival en son hommage. Un manifeste apocalyptique envoûtant et énigmatique, brillamment orchestré par le réalisateur-compositeur ; une œuvre intimiste et monumentale entre documentaire et science-fiction, où passé et futur se confondent. Vertigineux.


Le couple de héros de Tezuka's Barbara, lui en costume et lunettes noires sur le nez, elle en veste en jean et cheveux blonds décolorés, posent tous deux dans leur chambre-garage bordélique, regard caméra.

Tezuka’s Barbara

Adaptation d’un court manga d’Osamu Tezuka, Barbara (Makoto Tezuka, 2020) est une femme visiblement à domicile variable, énigmatique, portée sur l’alcool, inconvenante. Mais, pour le meilleur et surtout pour le pire, elle s’avère être la parfaite muse pour un auteur dépressif en manque d’inspiration.


L'acteur John Keery sur le siège passager de sa voiture, un néon violet se reflète dans la vitre de sa portière.

Spree

Présenté en compétition et en première internationale à L’Etrange Festival, on vous parle de Spree (Eugene Kotlyarenko, 2020) qui embarque l”excellent Joe Keery – vu dans la série Stranger Things – dans une course au followers meurtrière.


Sous une lumière rouge étrange, une femme porte les mains à ses oreilles, son visage est déformé comme s'il était en train de fondre, scène du film Possessor.

Possessor

La famille Cronenberg n’a visiblement pas fini d’éprouver nos rétines. Cette fois, le fils, Brandon Cronenberg revient avec un second long-métrage, Possessor (2020) successeur de Antiviral (2013) pour envahir l’Etrange Festival et vient questionner le corps et l’identité dans un thriller basé sur une machine permettant à son utilisateur de contrôler le corps d’autrui, notamment dans le but d’effectuer des actes plus que répréhensibles. 


Tous les personnages de Shakespeare's shit storm en costume de soirée recouverts d'excréments, sur fond noir.

Shakespeare’s Sh*tstorm

Annoncé comme le dernier film de la carrière prolifique de son fou fieffé réalisateur, Shakespeare’s Sh*tstorm (2020) permet à Lloyd Kaufman de revisiter à nouveau l’une des pièces maîtresses de l’auteur britannique après son Tromeo et Juliet (1996). Ici c’est donc La Tempête qui se voit vitriolé par le trublion punk. Retour, dans le cadre de sa présentation en compétition à l’Etrange Festival, sur cette œuvre bien compliquée à aborder.


Tiny Tim pose pour un photomaton en noir et blanc en faisant une grimace dans le documentaire sur sa vie King of a day.

Tiny Tim : King for a Day

Figure emblématique de la pop-culture américaine des années soixante, Tiny Tim est resté majoritairement hors des radars en Europe. Le documentaire Tiny Tim: King for a Day (Johann Von Sydow, 2020) présenté à l’Etrange Festival est donc l’occasion de découvrir ou redécouvrir cette figure de la musique proprement hors normes.


Une femme au premier plan regarde vers la droite d'un air surpris, au sedonc plan un homme avec un cache-oeil sur l'oeil gauche regarde dans la même direction, tous deux portent une veste unie blanche, une étoile noire imprimée sur la poitrine, plan du film Le vingtième siècle.

Le Vingtième Siècle

Aucun pitch ne suffirait à saisir l’objet proprement hors-norme qu’est Le Vingtième Siècle (Matthew Rankin, 2020). Biopic halluciné et satirique d’une figure éminente de la politique canadienne, l’ancien premier ministre W.L. Mackenzie King. On tient là une véritable pépite étrange.


En pleine bataille, la guerrière Tomirie vient de frapper à mort un soldat qui tombe face à elle, scène du film Tamoris.

Tomiris

Pour le coup d’envoi de la 26e édition de l’Etrange Festival, c’est la légendaire guerrière des steppes Tomiris qui a été choisie. A la fois fresque historique, film de guerre et biopic inspiré des écrits des historiens grecs, Tomiris (Akan Satayev, 2020) c’est aussi une occasion de découvrir ce qu’un « blockbuster kazakhe » peut nous offrir.


Le guerrier à l'armure et masqué du film The Head Hunter pose au milieu d'une forêt grise et brumeuse.

The Head Hunter

La plateforme de screaming Shadowz dévoile une prise alléchante avec The Head Hunter (Jordan Downey, 2018) inédit en salles en France mais aussi disponible dans les bacs chez ESC Distribution. Que vaut cette curieuse tentative de faire rimer fantasy soignée et micro-budget ?