cinema de genre francais


[Entretien] Marion Le Corroller, l’horreur dans la peau   Mise à jour récente !

| ENTRETIEN | Présenté en première mondiale en Séance de Minuit à Cannes, Sanguine (2026) vient de décrocher le prix du meilleur film à Sitges ; une belle consécration pour sa réalisatrice Marion Le Corroller. Fable horrifique aussi sanglante que survoltée, son premier long-métrage débarque enfin dans nos salles, dénonçant un capitalisme qui épuise la chair jusqu’à la faire muter. La cinéaste s’affirme ainsi comme l’un des nouveaux visages du body horror français. L’occasion pour nous de discuter avec elle des corps malmenés par le travail, des rapports entre femmes et de ce que le regard féminin peut apporter à la représentation de la monstruosité.


Un homme coincé dans les toilettes turcs d'un bar ; on ne voit dépasser que ses épaules et ses bras ; plan issu du film Flush de Gregory Morin.

[Entretien] Grégory Morin, Bienvenue au fond du trou !

| ENTRETIEN | Pour son premier film, Gregory Morin n’hésite pas à plonger tête baissé dans son sujet. Ou plutôt, c’est la tête de Jonathan Lambert qu’il va enfoncer pendant plus d’une heure dans le trou des toilettes turques d’un bar, alternant situations ubuesques et mauvaises rencontres dans un huit clos moins cradingue qu’on pourrait le croire… Déjà auréolé de plusieurs récompenses, Flush (Gregory Morin, 2025) trouve enfin le bon tuyau pour parvenir jusqu’aux salles françaises. Nous avons eu la chance à cette occasion de nous entretenir avec le réalisateur qui ne cache pas son amour pour le cinéma de genre.


Les Yeux sans Visage

Le Chat qui fume ressortait il y a quelques mois le grand classique de George Franju, Les Yeux sans visage, pièce maîtresse et quasi définitive du cinéma fantastique à la française. La superbe restauration 4K, ainsi que les compléments fournis, permettent d’observer avec netteté que le film n’a rien perdu de sa puissance de subversion et de sa poésie.

Edith Scob masquée, les mains jointes, semblant apeurée, dans les Yeux sans visage de George Franju.

[Entretien] Aurélia Mengin, cinéma brut

Fort d’une importante tournée des festivals à l’international pour son second long-métrage, Scarlet Blue (2023), et des préparatifs de la quinzième édition de son festival Même Pas Peur qui aura lieu en février prochain, Aurélia Mengin connaît une actualité mouvementée. Véritable outsider d’un paysage français qui la maintient à l’écart, la cinéaste réunionnaise nous témoigne ici de la force qu’elle tire de sa marginalité, mais aussi des violences subies dans ce parcours en dents de scie.


La Nouvelle Vague, ou le sacrifice du cinéma de genres français

Tandis que semble émerger une nouvelle ère pour le cinéma de genre français, et que nous arrivons au terme de notre dossier d’automne sur les pépites oubliées des 80’s, nous plonger dans cette décennie avec l’œil de l’archéologue critique nous a fait remettre quelques trucs en perspective. Il en ressort une hypothèse : et si la Nouvelle Vague avait été le point de départ et la principale responsable du manque de considération du cinéma de genres de nos contrées ?

Une vieille femme nous tend dans les bras souriante, au milieu de son salon qui brûle dans le film du réalisateur de la Nouvelle Vague François Truffaut intitulé Fahrenheit 451.

Deux hommes sont cachés derrière des roches grises, armés, dans le film Le franc-tireur.

Le Franc Tireur

Invisible sur les écrans français de 1972 à 2002, « Le Franc-tireur » (Jean-Max Causse & Roger Taverne, 1972) est un film en quelques sortes sulfureux – car anti-Gaulliste – qui mérite d’être redécouvert à la faveur d’une belle réédition d’Extralucid. Un long-métrage maudit dont il nous fallait forcément parler…