Léa Seydoux


[Carnet de bord] Festival de Cannes 2026 • Jour 7

On se remet à peine du terrassant Hope (Na Hong-jin), dont la rumeur se propage déjà par-delà la croisette et dont on vous parlait plus longuement lors du précédent carnet de bord (et ce sera sans doute le cas encore longtemps). Retour sur cette nouvelle journée de festival qui distille dans la compétition une noirceur vénéneuse, tandis que les sélections parallèles renouvellent notre vision du réel.

Léa Seydoux se regardant dans un miroir de poche, les larmes aux yeux.

Tom Cruise dans son rôle de Ethan Hunt observe une clé en forme de croix crucifix dans Mission Impossible The Final Reckoning.

Mission Impossible, du profit au prophète

Hollywood est capable de tout, sauf d’en finir. Alors quand l’une de ses plus grandes franchises d’action annonce en catastrophe son dernier diptyque, Mission : Impossible – The Final Reckoning (Christopher McQuarrie, 2025), on a eu et on a encore un peu de mal à y croire. Profitons tout de même de cet enterrement suspect pour faire la sincère oraison funèbre de cette saga d’action majeure des vingt dernières années.


[Carnet de bord] Festival de Cannes 2024 • Jour 0

L’année passée, l’équipe de Fais Pas Genre ! inaugurait au Festival de Cannes un format nouveau pour couvrir ce festival hors norme. Cette année, nous remettons le couvert et vous offrons un compte rendu jour par jour du festival, des films, de l’ambiance générale sur la mondialement connue Croisette. Comme l’année précédente l’équipe du site présentera à sa manière les films cannois, aiguillés comme d’habitude par les cinémas de genres.

Le Deuxième Acte Léa Deydoux Raphael Quenard Quentin Dupieux

Viggo Mortensen est allongé, porté par ce qui semble être des branches d'arbres ou des veines, dans un fond indéfini, baigné dans du rouge ; scène du film Les crimes du futur.

Les Crimes du Futur

Avec Les Crimes du Futur (2022) , David Cronenberg ne livre pas uniquement un film « testamentaire » ou de « synthèse » comme on a pu le lire ça et là, pas plus qu’il ne se répète, non, il continue de préciser de films en films, une filmographie parmi les plus riches et solides que le septième art nous ait donné d’explorer.


The French Dispatch

Le nouvel opus de Wes Anderson était sans aucun doute le film le plus attendu de la compétition cannoise. Avec son impressionnant casting de stars – qui, toutes rassemblées, ont dû être transportées en bus pour rejoindre le tapis rouge – son cinéaste adulé et le mystère qui l’entourait, The French Dispatch avait tout pour être l’événement de cette édition. C’est incontestable, il a pourtant quasiment unanimement déçu. Sans doute parce qu’il se démarque par son aridité et sa radicalité dans la filmographie de son auteur, il faut dire qu’il nous reste de manière persistante en tête. Sans pour autant pleinement nous convaincre.

Six personnes, d'âge mûr, attendent dans une salle d'attente, assis les uns à côté des autres, la mine triste ; à gauche, les comédiens Elisabeth Moss et Clive Owen dans le film The French Dispatch.

Roubaix, une lumière

Contrairement aux idées reçues, Arnaud Desplechin, le pape contemporain des auteurs français, a toujours été attiré par le cinéma de genre(s) dans des formes plus ou moins contournées voire alambiquées. Abandonnant pour un temps son romanesque sophistiqué, il revient aujourd’hui avec un « vrai » polar, inspiré d’une histoire « vraie », en quête de « vrai » cinéma. Porté par des comédiennes exceptionnelles et après une première partie captivante, Roubaix, une lumière se perd […]