giallo


Le Parfum de la dame en noir

Sorti sous l’égide d’Artus Films, on croirait aisément voir en Le Parfum de la dame en noir un giallo tout à fait classique. Or, le film de Francesco Barilli, certes profondément détourné du roman de Gaston Leroux, s’éloigne aussi durablement du célèbre genre italien, pour nous offrir un thriller psychologique drapé d’un superbe écrin Technicolor.


Gros plan sur le visage d'une jeune femme blonde, les yeux rivés sur une grosse araignée au premier plan ; plan issu du film Les trois visages de la peur de Mario Bava.

Mario Bava, visages de l’artifice

La sortie conjointe de deux grands films du maître italien – Les Trois visages de la Peur (1963) et La Ruée des Vikings (1961) – chez nos camarades du Chat qui fume nous permet de revenir sur ce cinéaste de chevet pour beaucoup d’entre nous. Deux films très différents, de leur conception à leur contenue, mais qui chacun donne à voir sa poésie : celle d’un artificier amoureux des couleurs et du spectacle.


Jean Sorel allongé sur une table mortuaire dans une chambre froide, regarde le plafond d'un air absent dans le film Je suis vivant !

Je suis vivant !

Dans la nouvelle salve du Chat qui Fume, se détache un titre, premier long-métrage du grand mais méconnu Aldo Lado, Je suis vivant ! (1971) est aussi considéré, à juste titre, comme l’un des meilleurs films que nous ait donné le genre italien du giallo.


Portrait de Dario Argento en noir et blanc désignant un livre dans une vaste bibliothèque.

Dario Argento, soupirs dans un corridor lointain

A l’occasion de sa sortie vidéo chez Tamasa, retour sur Soupirs dans un corridor lointain, film-portrait aussi habité que mélancolique que l’ex-critique Jean-Baptiste Thoret a consacré au génie italien Dario Argento.


L'ombre de deux hommes qui entrent dans la caverne des enfers, éclairée de violet et de vert, scène du film Hercule contre les vampires.

Hercule contre les Vampires

L’éditeur Artus Films offre un sublime mediabook à l’un des péplums de Mario Bava, audacieusement intitulé chez nous en France Hercule contre les Vampires (1961). L’enfer des couleurs Même si on le considère avant tout comme l’un des créateurs du genre italien du giallo, Mario Bava a roulé sa bosse dans bien des genres, avec comme gouvernail et ciment ce sens esthétique semblable à nul autre. D’abord directeur de la photographie de formation, Bava a […]


Le Moulin des Supplices

Au sein du gigantesque capharnaüm de films bis qu’était le cinéma transalpin des années 50 à 90, il demeure une fourmilière de petites perles qui bien que « classiques », demeurent néanmoins assez méconnues. Le Moulin des Supplices de Giorgio Ferroni (1960) véritable petit exploit esthétique et gothique est l’une d’entre elles. Et par chance, elle est ré-éditée dans une bien belle édition depuis la mi-avril chez Artus Films. Poupée de cire, poupée de son […]


Amour et mort dans le jardin des dieux

Giallo pas loin d’être traître (au point de franchement douter de cette appellation pour se définir) Amour et mort dans le jardin des dieux est édité au Chat qui Fume et a laissé perplexe la rédaction de Fais Pas Genre : critique du film vaporeux et original de Sauro Scavolini sorti en 1972. Les Bucoliques A pas hésitants, on traverse un jardin fleuri dont le vert d’herbe et et des feuillages au bout des branches […]


Le Cirque de la Peur

Les gros matous du Chat qui Fume agrandissent leur territoire à l’Allemagne et l’Angleterre, en nous offrant la possibilité de découvrir une pépite inédite du Kriminalfilm avec l’étonnant Le Cirque de la Peur (John Llewellyn Moxey, 1966). L’occasion de revenir sur les spécificités de ce genre particulièrement prolixe dans le cinéma européen de l’époque. EuropaCorp A ceux qui, par facilité ou mépris, renient le cinéma dit de « genre » au motif que ses codes […]


Les Rendez-vous de Satan 1

L’infatigable éditeur Le Chat qui fume nous gratifie d’une belle édition d’un giallo comme beaucoup méconnu et pourtant important pour plus d’un admirateur du genre. Incursion inédite dans le genre d’un metteur en scène habitué des westerns, Giuliano Carnimeo, Les Rendez-vous de Satan est à la fois fait d’un scénario diablement retors et de superbes visions des cauchemars d’un très beau personnage féminin. 50 nuances de Jennifer Ce n’est pas tous les jours que les […]


Chats rouges dans un Labyrinthe de Verre

Le regretté Umberto Lenzi, nom glorieux du cinéma populaire italien des années 70-80, n’avait pas encore connu d’édition hommage d’un de ses films à la suite de son décès. C’est enfin chose faite, et c’est sans surprise, pour le mieux, le Chat qui fume qui nous gratifie d’une belle édition d’un de ses projets les plus méconnus, giallo étonnant, généreux, et réflexif encore inédit jusqu’ici en France, que l’on peut découvrir dans une copie sublime. […]


Un Couteau dans le Coeur 2

C’est l’une des belles surprises de la 71ème édition du Festival de Cannes : la présence en compétition du seulement deuxième long-métrage d’un des auteurs les plus passionnants du cinéma français actuel. Après Les rencontres d’après minuit (2013) qu’on avait découvert à la Semaine de la Critique, Yann Gonzalez signe ni plus ni moins que l’un des plus beaux et généreux films vus cette année à Cannes. Inonder les cœurs de sang… de sperme … et […]


Opera 1

A l’occasion de l’édition que lui consacre l’éditeur le moins ronronnant du marché, j’ai bien sûr nommé Le Chat qui Fume, retour sur l’un des grands films sous-estimés du maître Argento : Opera (1987). Profondo Giallo Si ses dernières réalisations en date ont largement ébranlé la superbe d’une filmographie impressionnante, Dario Argento reste et restera l’un des grands maîtres du cinéma de genre. Alors que bons nombres de ses œuvres des années 70 et 80 sont […]