Dossiers


Cruella défile sous les yeux des photographes, elle porte un manteau en cuir et sur son visage est peint un liseret noir sur lequel on peut lire Future.

Cruella

Disney continue son exploitation jusqu’au-boutiste de ses personnages de dessins animés, transposés dans des récits dits en live-action, en choisissant ici de se focaliser non pas sur un film en entier mais sur une méchante iconique, la fameuse Cruella. Après Maléfique (Robert Stromberg, 2014) et Maléfique 2 : Le Pouvoir du Mal (Joachim Ronning, 2019) qui retraçaient la jeunesse et la montée en puissance de la fée-sorcière cornue, grande méchante du classique animé La Belle au Bois Dormant (1959), voilà donc le troisième – et certainement pas le dernier – film de la franchise qui fait la part belle à un méchant Disney emblématique.


Le visage de Suliane Brahim caché derrière un voile transparent et un un peu opaque dans le film La Nuée.

Just Philippot, esprit de synthèse

Notre dossier déjà conséquent d’Etat des lieux des cinémas de genres français avait tendance à quelque peu tourner en rond autour des mêmes constats, des mêmes espoirs… et des mêmes désillusions. Mais de toute évidence, si 2020 sera une année à oublier, 2021 sera quant à elle mémorable. Car comme Virginie, le personnage principal de La Nuée (Just Phillipot, 2020), le genre à la française a augmenté les doses, fait fructifier son vivier, injecté du sang neuf, édifié ça et là de nouvelles serres. Les sauterelles se multiplient, elles déferlent, elles ont faim. Entretien avec un affamé et son film aussi majeur que prototype.


King Kong assis au flanc d'une montagne, dans une lumière sombre teintée de rouge ; scène du film Godzilla vs Kong.

Godzilla vs Kong

Nouvelle pierre à l’édifice brinquebalant du Monsterverse de la Warner Bros, Godzilla vs. Kong (Adam Wingard, 2021) n’a pas su se faire patient et à débarquer il y a quelques jours, à grands coups de mandales, de marrons, de beignes, de chataîgnes… dans la tronche du système d’exploitation français, directement en VOD. Avec ses promesses de match de catch numérique spectaculaire et ses ambitions de produit pop absolu, le film est en réalité qu’une adaptation fidèle de la kitcherie assumée de l’oeuvre dont il est le remake.


Alice et Joachim sont assis côte à côté sur un banc dans une cité bosniaque, devant un petit parterre de verdure, scène du film Les héros ne meurent jamais pour notre interview d'Aude Léa Rapin.

Aude Léa Rapin, histoire de fantômes

Présenté à la Semaine de la Critique de Cannes en 2019, Les Héros ne meurent jamais (Aude Léa Rapin, 2020) s’est finalement frayé un chemin en salles entre deux confinements. Aude Léa Rapin y raconte l’enquête étonnante d’Alice (Adèle Haenel) sur les traces de la prétendue vie antérieure de son ami Joachim, une enquête qui les mène jusqu’en Bosnie, pays hanté par les fantômes de la guerre. Analyse d’une nouvelle incursion dans le cinéma de genres français avec sa réalisatrice.


Jan Kounen, d’un autre espace-temps

Entretien avec l’une des figures de proue de la révolution irrévérencieuse et mal-élevée qui a contaminé le cinéma français des années 2000. Vous l’avez compris, c’est avec Jan Kounen (Dobermann, Blueberry, 99 francs) que nous avons eu l’honneur de discuter alors qu’il était l’invité du Festival International du Film Grolandais de Toulouse. Cette discussion fut l’occasion de revenir sur ses débuts de réalisateur jugé « radical », de parler de son dernier film en date et en salles (Mon Cousin, 2020) de discuter de nos manières actuelles de consommer les images et d’appréhender le temps, et, pourquoi pas aussi, de parler de voyage intersidéral et de méditation…


Le réalisateur Alexandre Poncet pose entre deux squelettes de maquettes - un dinosaure et un gorille sur un socle - pour son documentaire sur Phil Tippett.

Alexandre Poncet, sur le Phil

Depuis sa plus tendre enfance, Alexandre Poncet est un amoureux des monstres et des effets spéciaux. Il l’a bien sûr prouvé en prêtant sa plume à la revue Mad Movies. Mais depuis 2009, avec son comparse Gilles Penso, il s’est lancé dans l’aventure du documentaire. Après Ray Harryhausen – Le Titan des effets spéciaux (2011) et Le Complexe de Frankenstein (2016), il nous parle dans ce long entretien de son dernier bébé, Phil Tippett : Des rêves et des monstres. L’occasion de revenir avec lui sur sa rencontre et son rapport avec ce dernier représentant d’un artisanat perdu, grand magicien de la stop motion – l’animation image par image – concepteur d’une vraie galerie de créatures magistrales et symbole de tout un pan de l’histoire des effets spéciaux.


Un géant de pierre vêtu comme un guerrier japonais, au visage renfermé et vert, sous un ciel nuageux, scène de la trilogie Majin.

Trilogie Majin

Les gros matous du Chat qui Fume offre un coffret plus qu’énorme à la trilogie des Majin, série mythique mais néanmoins méconnu du cinéma d’exploitation japonais, mêlant les codes du Kaiju Eiga (films de montres géants) et du Jidai Geki (film sur le Japon Médiéval).


Portraits en mosaïque de la réalisatrice Zoé Wittock et de la productrice Anaïs Bertrand pour notre interview.

Zoé Wittock & Anaïs Bertrand, au coeur de la machine

L’une est réalisatrice, l’autre productrice et toutes deux signent avec Jumbo un étonnant premier film : de ceux qu’on dit “inclassables”, “différents”, “étranges” et “Hybrides”. Soit, tout ce que l’on aime et recherche en ces lieux. Nous avons pu discuter longuement avec Zoé Wittock et Anaïs Bertrand, dans le cadre de notre état des lieux des cinémas de genres français. 


Toute la bande des Muppets dans un décor fleuri, avec un fond bleu et orange reprenant des motifs amérindiens.

Les Muppets, une vie sans fils

Propriété de la Walt Disney Company depuis 2004, les Muppets de Jim Henson font également partie de l’offre proposé par la nouvelle plateforme du groupe Disney+. L’occasion de (re)découvrir des productions cinématographiques et télévisuelles hors du commun, et qui n’étaient visibles dans l’Hexagone que par le biais d’imports italiens et/ou anglais. De Les Muppets, ça c’est du cinéma (James Frawley, 1979) à la série The Muppets (Bill Prady et Bob Kushell, 2015-2016), en passant par L’île au trésor des Muppets (Brian Henson, 1996) et Noël chez les Muppets (Brian Henson, 1992), vous n’avez aucune excuse pour ne pas vous (re)plonger dans ces œuvres drôles, tendres, et sacrément animées.


Tous les monstres de l'univers des films Godzilla réunis pour une bataille générale devant un gigantesque mont.

Godzilla, naissance et évolution du Roi des Monstres

On ne présente plus Godzilla, le légendaire dinosaure radioactif a dans son pays natal plus de trente films à son actif, ainsi que trois adaptations made in Hollywood. C’est sans même compter ses nombreuses incursions dans le jeu vidéo, dans les comics, et à la télévision. Il est aisé de se perdre dans sa mythologie, et son évolution sur plusieurs décennies de cinéma. Pour y voir plus clair, le mieux est encore de redécouvrir les […]


Dorothy, le lion, l'épouvantail, la citrouille et l'homme en fer du Magicien d'Oz tout autour d'un trône dans une salle toute en or, scène du film Oz un monde extraordinaire.

Oz, un monde extraordinaire

On continue de vous proposer d’emprunter les chemins de traverse au sein du catalogue de Disney+, à la recherche des films qui y font pas genre. Aujourd’hui, le voyage qui vous attend suit la route de brique jaune, enfin, ce qu’il en reste. Car cette suite non-officielle du Magicien d’Oz (Victor Fleming, 1939) intitulée Oz, un monde extraordinaire (Walter Murch, 1985) propulse Dorothy à nouveau dans ce pays merveilleux sujet… à quelques tourments. Traumatic Kingdom […]