Dossiers


La marionnette difforme du film Frank & Zed, composée de chairs en sang, d'un oeil, et d'une chevelure anarchique.

Frank & Zed

Les fans de sang et de tripes vont en avoir pour leurs deniers avec cette production anglaise, Frank & Zed (Jesse Blanchard, 2020), délire gore et régressif qui hurle son amour pour le cinéma gothique et le Muppet Show. On vous parle de ce film délirant vu au Festival Grindhouse Paradise de Toulouse.


Les deux plongeurs du film The Deep House, réalisé par Alexandre Bustillo et Julien Maury, atteignent une voiture immergée qu'ils inspectent avec des lampes-torche.

Alexandre Bustillo & Julien Maury, en profondeur

Les prolifiques Alexandre Bustillo et Julien Maury comptent parmi les piliers du genre « frontal » en France. L’an dernier, ils ont certainement signé leur meilleur film avec The Deep House, un concept fou d’urbex dans une maison hantée engloutie au fond d’un lac. Le scénario est dégraissé et rigoureux, la technicité et le découpage y sont irréprochables et le production design clairement magnifique. Les deux collaborateurs font preuve d’une indéniable générosité bis, avec un sens du suspense étouffant et une claustrophobie qui montent dans un crescendo incroyable – on n’avait pas été aussi oppressés dans le genre depuis The Descent (Neil Marshall, 2005). On a eu la chance de les croiser en clôture du Festival Grindhouse Paradise 2021 et de pouvoir discuter avec eux.


Small Soldiers

Retour sur une autre histoire de jouet, « Small Soldiers » soit la réponse de Dreamworks et Spielberg au « Toy Story » de Disney/Pixar, le tout vernis par l’irrévérence chère à Joe Dante.


Onoda en tenue militaire fusil à la main seul au milieu d'un espace d'herbes hautes jaunies par le soleil dans le film de Arthur Harari.

Arthur Harari, l’aventure c’est l’aventure

Après Diamant Noir (2016), Arthur Harari nous a offert avec « Onoda, 10 000 nuits dans la jungle », un film unique et prototype dans le giron du cinéma français : qu’il s’agisse de sa durée, de sa langue, mais surtout de ses enjeux. Un film d’aventures dans sa dimension obsessionnelle, et nourri d’un classicisme cinématographique, où un soldat refusant de mourir, vivant alors sa guerre pendant trente ans, fait voler en éclats universels les particularismes nationaux de son histoire. Entretien avec un cinéaste en mission pour son art.


Portrait du réalisateur Baptiste Drapeau pour son entretien.

Baptiste Drapeau, à contre-courant

Son premier long-métrage « Messe Basse » sort en salles ce mercredi et nous a interpellé par sa proposition détonante. Contre vents et marées, Baptiste Drapeau, débarque avec un film teinté d’élan gothique et romantique, qui convoque moins l’hybridité avec le cinéma naturaliste – devenue habituelle dans le cinéma de genres français – que le réalisme poétique du cinéma français d’avant-guerre. Entretien avec un jeune cinéaste à contre-courant.


Cruella défile sous les yeux des photographes, elle porte un manteau en cuir et sur son visage est peint un liseret noir sur lequel on peut lire Future.

Cruella

Disney continue son exploitation jusqu’au-boutiste de ses personnages de dessins animés, transposés dans des récits dits en live-action, en choisissant ici de se focaliser non pas sur un film en entier mais sur une méchante iconique, la fameuse Cruella. Après Maléfique (Robert Stromberg, 2014) et Maléfique 2 : Le Pouvoir du Mal (Joachim Ronning, 2019) qui retraçaient la jeunesse et la montée en puissance de la fée-sorcière cornue, grande méchante du classique animé La Belle au Bois Dormant (1959), voilà donc le troisième – et certainement pas le dernier – film de la franchise qui fait la part belle à un méchant Disney emblématique.


Le visage de Suliane Brahim caché derrière un voile transparent et un un peu opaque dans le film La Nuée.

Just Philippot, esprit de synthèse

Notre dossier déjà conséquent d’Etat des lieux des cinémas de genres français avait tendance à quelque peu tourner en rond autour des mêmes constats, des mêmes espoirs… et des mêmes désillusions. Mais de toute évidence, si 2020 sera une année à oublier, 2021 sera quant à elle mémorable. Car comme Virginie, le personnage principal de La Nuée (Just Phillipot, 2020), le genre à la française a augmenté les doses, fait fructifier son vivier, injecté du sang neuf, édifié ça et là de nouvelles serres. Les sauterelles se multiplient, elles déferlent, elles ont faim. Entretien avec un affamé et son film aussi majeur que prototype.


King Kong assis au flanc d'une montagne, dans une lumière sombre teintée de rouge ; scène du film Godzilla vs Kong.

Godzilla vs Kong

Nouvelle pierre à l’édifice brinquebalant du Monsterverse de la Warner Bros, Godzilla vs. Kong (Adam Wingard, 2021) n’a pas su se faire patient et à débarquer il y a quelques jours, à grands coups de mandales, de marrons, de beignes, de chataîgnes… dans la tronche du système d’exploitation français, directement en VOD. Avec ses promesses de match de catch numérique spectaculaire et ses ambitions de produit pop absolu, le film est en réalité qu’une adaptation fidèle de la kitcherie assumée de l’oeuvre dont il est le remake.


Alice et Joachim sont assis côte à côté sur un banc dans une cité bosniaque, devant un petit parterre de verdure, scène du film Les héros ne meurent jamais pour notre interview d'Aude Léa Rapin.

Aude Léa Rapin, histoire de fantômes

Présenté à la Semaine de la Critique de Cannes en 2019, Les Héros ne meurent jamais (Aude Léa Rapin, 2020) s’est finalement frayé un chemin en salles entre deux confinements. Aude Léa Rapin y raconte l’enquête étonnante d’Alice (Adèle Haenel) sur les traces de la prétendue vie antérieure de son ami Joachim, une enquête qui les mène jusqu’en Bosnie, pays hanté par les fantômes de la guerre. Analyse d’une nouvelle incursion dans le cinéma de genres français avec sa réalisatrice.