Clément Levassort


A propos de Clément Levassort

Biberonné aux films du dimanche soir et aux avis pas toujours éclairés du télé 7 jours, Clément use de sa maîtrise universitaire pour défendre son goût immodéré du cinéma des 80’s. La légende raconte qu’il a fait rejouer "Titanic” dans la cour de récré durant toute son année de CE2 et qu’il regarde "JFK" au moins une fois par an dans l’espoir de résoudre l’enquête. Non content d’écrire sur le cinéma populaire, il en parle sur sa chaîne The Look of Pop à grand renfort d’extraits et d’analyses formelles. Retrouvez la liste de ses articles sur letterboxd : https://boxd.it/riSjm


Marty Supreme

En embrassant la trajectoire chaotique d’un joueur de tennis de table dopé au fantasme du self-made-man, Marty Supreme, premier film en solitaire de Josh Safdie revisite le rêve américain et ses incarnations hollywoodiennes pour mieux en révéler la laideur, mais sans renoncer à son pouvoir de séduction. Un pari osé !

Timothée Chalamet souriant en portant une raquette de ping pong peinturé du drapeau des États-Unis dans Marty Supreme.

Une silhouette imposante, vue de dos, tête bissée devant une paroi ébréchée, diffusant une intense lueur rouge ; visuel promotionnel du film Iron Lung.

Iron Lung

Iron Lung est sans conteste le succès surprise de ce début d’année au USA. Auto-produit par le youtubeur Markiplier et contraint à une sortie très limitée dans le temps, ce film d’horreur/SF inspiré du jeu vidéo éponyme vous embarque à bord d’un sous-marin dans les profondeurs d’un océan de sang à la recherche d’une forme de vie mystérieuse. Une promesse de cinéma de genre minimaliste et radicale dont le mode de production pourrait bien rebattre les cartes de l’industrie cinématographique.


Primate

Les animaux tueurs sont de retour ! Après les récents « Dangerous Animals » (Sean Byrne, 2025) et « Anaconda » (Tom Gormican, 2025), Hollywood élargit le bestiaire en ce début d’année avec « Primate » (Johannes Robert) dans lequel un chimpanzé enragé s’emploie à trucider une bande de jeunes dans une villa hawaïenne. La promesse d’un spectacle jouissif et régressif semble tenue. Mais n’y avait t-il pas mieux à faire avec ce singe ?

Au premier plan, dans une lumière clair-obscur lunaire, une jeune femme côté conducteur d'un véhicule ; elle regarde devant elle et ne remarque pas, derrière elle, sur la banquette arrière, le primate qui la fixe, menaçant.

Un homme en maillot de bain est suspendu au-dessus d'une jetée et d'une flaque de sang dans la mer ; scène du film Dangerous Animals.

Dangerous Animals

Dans le troisième long-métrage du réalisateur australien Sean Byrne, un serial killer, fanatique de requins, attire ses victimes en pleine mer pour des plongées en cages avant de les zigouiller ! Les garçons sont tués sur le champ, mais, pour les jeunes femmes, le cauchemar ne fait que commencer… Avec un high concept aussi fort, on craignait que « Dangerous Animals » ne soit qu’une énième production prédigérée pour visionnage sans lendemain. Surprise, on se retrouve en fait avec un des meilleurs films de requins !


F1, le film

Les films consacrés à la Formule 1 reposent sur trois piliers : la rivalité entre pilotes, le spectacle de la vitesse et le danger de mort. F1, le film mené par Joseph Kosinski et Brad Pitt parviendra-t-elle à les maîtriser pour se hisser sur le podium des plus grands films du genre ? Avec des rivaux comme Grand Prix (John Frankenheimer, 1966) et sa maestria formelle, ou le survitaminé Rush (Ron Howard, 2013), la marche était peut-être trop haute !

Brad Pitt devant sa monoplace au crépuscule dans F1 le film de John Krasinski.

Gros plan sur un œil d'homme bleu, perçant dans le film La forteresse noire.

La forteresse noire

Après 32 ans d’attente, La forteresse est enfin visible sur support physique et dans une version 4K restaurée inédite. Film maudit par excellence, le second long-métrage de Michael Mann sera également à découvrir au cinéma le 14 mai en France grâce à Carlotta Films. L’occasion de revenir sur la production douloureuse de ce conte horrifique qui, en plus de fonder une certaine esthétique 80’s, révèle déjà la singularité formelle de ce grand nom du cinéma américain contemporain.