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Massacre au camp d’été

| VIDEOCLUB | Si ce petit slasher tourné en six semaines avec un budget restreint a acquis le statut d’œuvre culte grâce à une scène finale aussi choquante que subversive, le reste du film pose un regard attentif et inquiétant sur la brutalité des enfants et la négligence des adultes. Profitons alors de la période estivale et de la réédition du film en 2K proposée par ESC pour redécouvrir « Massacre au camp d’été » (1983), seule contribution notable du réalisateur Robert Hiltzik au monde du septième art.


Gros plan sur le visage de Taila Ryder qui se regarde dans le miroir, avec un air méfiant, dans le film Sweet East.

The Sweet East

À force d’être continuellement pilonné de blockbusters, de mega-séries et d’actualités plus spectaculaires les unes que les autres, on a tendance à oublier que les États-Unis existent vraiment. Que de vrai.es personnes habitent, plus que le temps d’un film, dans ce pays qui ne cesse de se donner en spectacle au reste du monde. Des personnes sans univers à sauver, sans parcours de vie extraordinaire, sans super-pouvoir, dans un monde sans alien ni dragon, mais pas sans monstres. Et de temps en temps, des petits films à la magie insoupçonnée passent le voile atlantique pour nous ramener un peu de ce quotidien. The Sweet East (Sean Price Williams, 2024) est l’un de ces rares oiseaux migrateurs aux petites dents mordantes, qui vient nous offrir une piqûre de rappel sur la crise identitaire et idéologique que traverse actuellement ce pays. Nouvelles donc de cette usine à rêves qui ne fait plus rêver.


[Entretien] Ariane Louis-Seize, sang frais

Véritable coup de cœur du PIFFF 2023 où il avait d’ailleurs remporté le prix du public, Vampire humaniste cherche suicidaire consentant (Ariane Louis-Seize, 2023) a débarqué enfin en France ce 20 mars dernier et s’impose déjà comme l’un des meilleurs teen movie de ces dernières années. L’occasion pour Fais pas Genre ! de s’entretenir avec sa réalisatrice, Ariane Louise-Seize, qui prolonge avec ce premier long, une œuvre singulière dédiée aux figures adolescentes complexes et au regard féminin.

Vampire humaniste

Ça chauffe au lycée Ridgemont

Culte au USA, mais inconnu en France, Ça chauffe au lycée Ridgemont peut être considéré comme la matrice du teen movie hollywoodien contemporain. Véritable succès à sa sortie en 1982 malgré la méfiance des studios Universal, le film de Amy Heckerling se redécouvre aujourd’hui sans difficulté, et même avec un certain plaisir, sûrement parce que son approche à la fois naturaliste et fantaisiste nous plonge avec justesse dans les déboires intemporels de l’adolescence.


Yellowjackets • Saison 1

Sortie de nulle part fin 2021 sur Showtime puis quelques mois plus tard sur Canal+ en France, Yellowjackets a surpris beaucoup de monde pour sa capacité à brasser tout un tas de références sans jamais trop se perdre. Un petit tour de force télévisuel, assurément, dont la suite commence tout juste sa diffusion.

Faisant penser à une cérémonie rituelle, de nuit, une jeune femme porte une robe blanche et sur le crâne une longue coiffe imitant les cornes d'un animal, recouverte d'un tissu léger ; derrière elle une demoiselle d'honneur tout de vert vêtue, avec une couronne végétale sur la tête ; scène de la série Yellowjackets saison 1.

Un guerillero peint en noir pour le camouflage avance dans la foret amazonienne, fusil d'assaut dans les mains, scène du film Monos.

Monos

Mélange de films d’escadron à la Tropa de Elite (José Padilha, 2017) et de teen movie façon Nocturama (Bertrand Bonello, 2016) , Monos (Alejandro Landes, 2020) est un trip porté par une jeunesse désemparée. Sur la musique de la trop rare Mica Levi, la quête de sens de ces jeunes se révèle aussi exaltante et intimiste que moralement fascinante. FARC Cry Son réalisateur déjà considéré comme « une puissante nouvelle voix dans le cinéma » […]