analyse


Han So-hee, princesse du K-Drama 1/2

Han So-hee. Si son nom n’est peut-être pas des plus évocateurs lorsqu’on pense au cinéma sud-coréen, il l’est bien plus dès lors que son penche sur la production télévisuelle du pays, et pour cause : son parcours est emblématique de la ré-appropriation des programmes télévisés très codifiés que sont les k-dramas par des plateformes comme Netflix ou Disney+. Tentative d’analyse (en deux parties) de la carrière de cette méga-star sud-coréenne.

Han So-hee en tenue traditionnelle, souriante, sur un fond de petit chemin de campagne lumineux.

Pennywise, le clown vu au fond d'un couloir gris, tenant un ballon de baudruche rouge, dans Ca welcome to derry adapté de l'univers de Stephen King.

[Bilan 2025] Stephen King en majesté

Si l’on devait résumer l’année cinématographique 2025 en un seul nom, ce serait celui d’un septuagénaire vivant et écrivant dans une maison baroque dans le Maine. Avec pas moins de six adaptations, quatre sur le grand écran, deux sur le petit, l’œuvre de Stephen King a envahi nos écrans avec une force de frappe inédite. 


[Bilan 2025] L’année de la loose

Di Caprio trébuchant en peignoir à travers l’Amérique dans Une bataille après l’autre, Armande Pigeon titubant à travers Bruxelles dans Aimer Perdre, Dwayne “The Smashing Machine” Johnson, s’écrasant sous sa masculinité, Léa “The Ugly Stepsister” Myren se charcutant pour sa féminité, les volontaires éphémères de Marche ou Crève, les remplaçables laminés de Mickey 17, les fonctionnaires sacrifié.es du Dossier 137 ou de la House of Dynamite, l’équipe C de Thunderbolts*. Par une merveilleuse ironie, 2025 aura vu la consécration des loosers et la fin de l’hégémonie des winners.

Dwayne Johnson en tenue d'entraînement, épuisé, assis par terre contre un sac de frappe, dans le film The smashing machine pour notre analyse bilan de 2025, l'année de la loose.

L'acteur Rock Hudson torse nu, pensif, sur un fond bleu de faux ciel.

Rock Hudson, en chair et en rêve

Acteur le plus populaire de sa génération, Rock Hudson fut autant le produit que le miroir d’une industrie. Quarante ans après sa mort des suites du sida, Elephant Films réédite dix de ses films restaurés en haute-définition dans un élégant coffret. L’occasion de revenir sur la trajectoire de l’idole du public féminin : à l’image d’Hollywood, il aura payé son éclat au prix du secret, condamné à enfouir son homosexualité pour répondre aux attentes d’un système. Non sans s’autoriser des pas de côté.


Kathryn Bigelow, cinéaste du contre-pied

La sortie du nouveau long-métrage de Kathryn Bigelow, A House of Dynamite (2025) est l’occasion rêvée de revenir sur une cinéaste qui nous fascine particulièrement tant elle n’a jamais cessé de s’attaquer aux marges et aux codes du cinéma de genres. Westerns crépusculaires, thrillers nerveux, vampires dégoulinants de sang, sous-marins confinés, huis clos étouffants et guerres filmées au plus près des corps. Son œuvre ressemble à une traversée des genres américains, passée au filtre d’un regard à la fois viscéral, politique et incroyablement révélateur mue par son habilité à nous prendre à contre-pied.

Jessica Chastain les bras croisés, debout dans une salle de réunion ; son reflet se voit dans le drapeau américain sous cadre ; plan issu du film Zero Dark Thirty de Kathryn Bigelow.

Plan rapproché-épaule en contre-plongée sur le combattant du film Tuer de Kenji Misumi,n concentré, sous un ciel bleu sombre.

Kenji Misumi, la lame à l’œil

The Jokers Films égaie notre rentrée avec la ressortie au cinéma de quatre films de Kenji Misumi dans un seul et même corpus : La Légende de Zatoichi, le masseur aveugle (1962), Tuer (1962), Le Sabre (1964) et La Lame diabolique (1965). Choix plutôt logique, les œuvres sont effectivement toutes traversées par la thématique du sabre et de ses effets néfastes sur les bretteurs et ceux qui les entourent. L’occasion de parler de ces sublimes films et de la carrière de celui qui était surnommé “ko-Mizoguchi” (le petit Mizoguchi).