blockbuster


L’Odyssée

l EN SALLES | Premier long-métrage intégralement tourné en caméras IMAX 70 mm, L’Odyssée (2026) est un projet à la mesure de Christopher Nolan : colossal, ambitieux et – sans surprise – profondément clivant. Entre les adorateurs dithyrambiques et les contempteurs les plus virulents, la réalité se situe sans doute entre les deux. Le cinéaste britannique signe un film stimulant, dont la fidélité à l’œuvre antique est davantage structurelle que littérale, mais il se heurte aussi aux gimmicks qui accompagnent son cinéma depuis longtemps.


Furiosa Mad Max Anya Taylor Joy George Miller

Furiosa

Neuf ans après « Mad Max : Fury Road » et deux ans après Trois Mille ans à t’attendre, George Miller revenait cette année à Cannes pour présenter son tant attendu prequel consacré à l’impératrice Furiosa. Cette « Saga Mad Max » comme l’annonce son sous-titre nous a beaucoup surpris dans son contenu et sa forme. Mais s’il y a bien quelque chose qui ne nous étonne plus, c’est que le résultat est, une fois encore, éblouissant.


Creation of the Gods I : Kingdom of Storms

Un fragment de corps céleste traversant l’atmosphère et atteignant la croûte terrestre. C’est la définition d’une météorite. De titanesques objets traversant l’espace pour se désintégrer brièvement dans notre atmosphère sous la forme d’étoiles filantes, ou, s’ils sont suffisamment conséquents, pour terminer leur course sur Terre, diminué mais dans un incontournable fracas. De traits de lumières quelques fois décelées au loin par les passants chanceux ou les experts avertis, les blockbusters chinois grossissent chaque année et nous parviennent de plus en plus. Dernier aérolite en date, Creation of the Gods I : Kingdom of Storms (CotG) de Wuershan, qui a atterri dans nos salles les 10 et 11 février dernier uniquement. Présent sur le lieu de l’impact, on vous retranscrira ici les détails de cette vive mais brève déflagration, le contenu de ce minéral venu d’ailleurs ainsi que notre analyse du cratère que laisse derrière lui cet objet cinématographique en phase d’identification.

Une nuée de guerriers, torse nu avec bouclier de pierre, prêts à en découdre dans Creation of the Gods I : Kingdom of Storms.

Portrait du CinématoGrapheur assis sur un fauteuil de cinéma, dans un salon, et s'apprêtant à fermer un clap ; derrière lui, une étagère avec de nombreux DVD.

[Entretien] Le CinématoGrapheur, à propos de Spielberg

Après avoir conquis le YouTube cinéma grâce à ses brillantes analyses de nos blockbusters préférés, Victor Norek aka le CinématoGrapheur, consacre son premier livre au roi du divertissement : Steven Spielberg. Édité chez Third editions, L’œuvre de Steven Spielberg : l’art du blockbuster plonge en profondeur dans la filmographie du cinéaste le plus connu au monde pour mieux nous en montrer la cohérence, la virtuosité et la profondeur. Un livre inédit et définitif qui méritait bien un entretien fleuve !


Bullet Train

Un hold-up à 200km/h qui déraille. Beaucoup (trop?) de bonnes intentions qui s’entremêlent et se font des croches-pattes, un casting en or qui doit se taper dessus pour se disputer du temps à l’écran, un high-concept fort, soutenu par une image sublime, mais trahi par un scénario rafistolé et une direction d’acteur absente qui s’échappent en mitraillant maladroitement des vannes et du second degré. On ressort de Bullet Train (David Leitch, 2022), rêve d’un cascadeur devenu réalité, comme d’un buffet à volonté : franchement dégoûté ou simplement satisfait.

Au cœur d'une rue de Tokyo de nuit, illuminé par des néons jaunes, Brad Pitt vu de plain-pied, téléphone portable à l'oreille.

Un jeune homme noir est en train de filmer avec une vieille caméra, tandis qu'un vieil homme derrière lui lui place les mains sur l'appareil ; scène du film Last Words.

Last Words

Fable post-apocalyptique en apparence, Last Words (Jonathan Nossiter, 2020) s’avère être une ode au cinéma profondément touchante face aux derniers jours de l’être humain. La dernière bobine Le tout juste regretté Bertrand Tavernier a proposé avec son Voyage à travers le cinéma français (2016) un hommage aux films et réalisateurs qui l’ont marqué durant sa vie. Jonathan Nossiter offre quant à lui un véritable film hommage au septième art sous couvert d’un monde post-apocalyptique où […]