coffret


Alfred Hitchcock, les premières marches du suspense

| ANALYSE | Si la postérité a largement privilégié la période américaine d’Alfred Hitchcock, qui concentre presque tous ses films devenus des références de la culture tant populaire que cinéphilique, sa période britannique (1925-1939) revêt une importance différente : elle permet de voir « Hitchcock inventer Hitchcock ». À l’occasion de la réédition par Elephant Films de cinq longs-métrages restaurés en haute définition, revenons sur la genèse de cette grammaire hitchcockienne du suspense, qui culminera outre-Atlantique mais dont Les 39 Marches (1935) offre déjà une première synthèse.


L’Incroyable Hulk (Intégrale)

| VIDEOCLUB | Bien avant que Marvel ne devienne une machine à produire des blockbusters d’action interchangeables, la « maison des idées » avait tenté à plusieurs reprises de transposer ses super-héros sur le petit et le grand écran. Si la plupart de ces tentatives ne méritent pas qu’on s’y attarde, la série télévisée « L’Incroyable Hulk » (Kenneth Johnson, 1977-1982) a marqué durablement l’esprit des Américains et des Européens de tout âge. Grâce à Elephant Films, nous voilà replongés au temps béni des bastons au ralenti et des décors en carton-pâte.


Rock Hudson, en chair et en rêve

Acteur le plus populaire de sa génération, Rock Hudson fut autant le produit que le miroir d’une industrie. Quarante ans après sa mort des suites du sida, Elephant Films réédite dix de ses films restaurés en haute-définition dans un élégant coffret. L’occasion de revenir sur la trajectoire de l’idole du public féminin : à l’image d’Hollywood, il aura payé son éclat au prix du secret, condamné à enfouir son homosexualité pour répondre aux attentes d’un système. Non sans s’autoriser des pas de côté.

L'acteur Rock Hudson torse nu, pensif, sur un fond bleu de faux ciel.

Un homme, voyeur, observe à travers les feuilles d'une plante dans le film Les charnelles.

Les charnelles

Après « La Saignée » et « La Rose Ecorchée », Le Chat qui Fume continue dans sa démarche de réhabilitation du cinéaste français Claude Mulot en éditant dans un somptueux coffret Blu-Ray/UHD un film simili-érotique titré « Les Charnelles », mais avant tout, un long-métrage considérablement plus faible que les deux autres.


Je suis vivant !

Dans la nouvelle salve du Chat qui Fume, se détache un titre, premier long-métrage du grand mais méconnu Aldo Lado, Je suis vivant ! (1971) est aussi considéré, à juste titre, comme l’un des meilleurs films que nous ait donné le genre italien du giallo.

Jean Sorel allongé sur une table mortuaire dans une chambre froide, regarde le plafond d'un air absent dans le film Je suis vivant !

Le réalisateur Alexandre Poncet pose entre deux squelettes de maquettes - un dinosaure et un gorille sur un socle - pour son documentaire sur Phil Tippett.

[Entretien] Alexandre Poncet, sur le Phil

Depuis sa plus tendre enfance, Alexandre Poncet est un amoureux des monstres et des effets spéciaux. Il l’a bien sûr prouvé en prêtant sa plume à la revue Mad Movies. Mais depuis 2009, avec son comparse Gilles Penso, il s’est lancé dans l’aventure du documentaire. Après Ray Harryhausen – Le Titan des effets spéciaux (2011) et Le Complexe de Frankenstein (2016), il nous parle dans ce long entretien de son dernier bébé, Phil Tippett : Des rêves et des monstres. L’occasion de revenir avec lui sur sa rencontre et son rapport avec ce dernier représentant d’un artisanat perdu, grand magicien de la stop motion – l’animation image par image – concepteur d’une vraie galerie de créatures magistrales et symbole de tout un pan de l’histoire des effets spéciaux.